Quand vient la fin de l'année...

Publié le 30 Décembre 2015

Quand vient la fin de l'année...

Pour beaucoup c'est l'heure des bilans, des résumés, des best of. Pour moi c'est juste la fin de l'année civile, le cafouillage du changement de date parce qu'il va falloir mettre 2016 partout et que mon cerveau demande une adaptation. Je vis les années non pas du 1er janvier au 31 décembre mais plutôt du 1er septembre au 30 juin ou au 31 août. Parce que les vrais changements ils sont là, les nouveautés aussi.

Le 2 janvier quand je vais reprendre le travail tout sera pareil au dernier jour de décembre travaillé. Alors que la veille des grandes vacances c'est forcément du suspense. On part ? On ne part pas ? On va où ? Que fait-on de l'enfant pendant qu'on travaille ? On aura enfin du temps pour ? Toutes ces questions qui attendent des réponses et des décisions, c'est du concret. Début septembre qui dit rentrée des classes dit nouveautés, nouvelle organisation, nouvelles matières à étudier... Voilà du changement.

Mais le 2 janvier ça change quoi dans notre vie quotidienne ? Rien pour moi ! Ou alors c'est du domaine du calendrier "Ah trop bien en 2016 on a des week-ends de trois jours en mai" ou "Ah l'arnaque, Noël et Nouvel an ça tombe un dimanche, comment on se fait trop avoir !"

En fait la nouvelle année c'est que les dates de concerts prévues pour 2016 deviennent de plus concrètes ! Les anniversaires importants aussi, les voyages...

 

Quand vient la fin de l'année...

Les bilans, j'en fait régulièrement quand j'en ai besoin mais ça n'a pas forcément de sens d'en faire un à la fin de l'année civile. Il n'y a aucune correspondance avec un élément marquant de ma vie, pas d'anniversaire spécial.

L'année 2015 a été affreuse pour notre pays en général mais je suis sûre que certains vous diront qu'elle fut une belle année sur le plan personnel. On a tous vécu de bons moments entrecoupés de moments horribles.

Quand vient la fin de l'année je ne fais pas de projets plus que d'habitude, je ne prends pas de bonnes résolutions car les bonnes résolutions je les prends tout au long de l'année et même je n'en prends pas, ça fait du bien !

Je ne vis pas dans l'espoir que tout ira mieux l'année prochaine car je vis dans l'espoir que tout ira mieux chaque matin, que les choses vont s'arranger (même si au fond je n'y crois plus autant qu'avant).

On a beaucoup pleuré en 2015, j'ai beaucoup pleuré. Au cinéma, en lisant, en apprenant les mauvaises nouvelles, en compatissant, en hurlant de douleur à l'intérieur, en regardant les infos, en lisant des articles, en pensant aux autres qu'ils soient proches ou moins proches...

J'ai beaucoup ri aussi. En famille, avec des amis, au cinéma, en lisant, au bureau...

Je me suis émerveillée devant la nature et devant ma fille. Deux choses que j'espère garder le plus longtemps possible en moi.

En 2015 je me souviendrais toujours que le 12 novembre, nous avons eu une discussion sur les présidents et l'histoire. Ma fille m'a demandé "Est ce que François Hollande restera dans l'histoire ?"... L'histoire lui a fait la pire réponse qu'on puisse faire le 13 novembre...

 

Le masque de Dark Vador à la Petite Galerie du Louvre

Le masque de Dark Vador à la Petite Galerie du Louvre

J'ai beaucoup cogité en 2015, peut être plus qu'en 2014 mais sûrement moins qu'en 2016. Comme beaucoup j'ai le sentiment que notre système arrive à bout de course et que si notre société ne parvient pas à se renouveler dans tous les domaines, c'est le monde qui court à sa perte. On doit repenser le travail, le partage, la solidarité, les partis politiques, la redistribution des biens communs, l'apprentissage, tout en fait et c'est un chantier tellement vaste.

En 2015 on a eu la COP21 et quelques jours plus tard, les stations de ski créent des tonnes de neige artificielle pour les touristes argentés. Pourtant quand moi je pars au soleil et qu'il pleut, c'est ainsi, c'est la vie, c'est la nature et personne ne doit payer pour moi, je râle et je m'adapte. Voilà toute l'ambivalence dans laquelle on vit et que fait-on de notre espoir pour un monde meilleur quand on voit cette fausse neige envahir les pistes ? D'un côté les discours, de l'autre les actes, no comment...

Une nouvelle année arrive, on continue d'avancer tant bien que mal, on continue à vivre, à vibrer, à rire, à pleurer. On peut se la souhaiter bonne ou heureuse mais on devrait plutôt juste se dire qu'on s'aime et qu'on a envie de faire plein de choses ensemble en 2016...

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #humeurs, #Carole attitude

Commenter cet article

Pastelle 01/01/2016 12:25

Joliment et simplement dit, j'aime. Merci et belle année à toi.

Carole Nipette 10/01/2016 20:23

Merci :)

Carole Selky 31/12/2015 20:39

A demain Carole, un jour comme un autre aussi pour moi :) Bizoux

Carole Nipette 10/01/2016 20:22

:) Bisous

Natacha Sans Gluten 31/12/2015 09:21

Rendez-vous en 2016 :-)

Comme toi, pas fan de cette période de pseudo bilan et de voeux hypocrites bien trop souvents.

A très vite!

Carole Nipette 10/01/2016 20:22

Cette année j'ai vraiment plus de mal que d'habitude

Sandra 30/12/2015 20:28

J'ai juste un souhaite pour 2016, te voir plus qu'en 2015.

Carole Nipette 10/01/2016 20:22

On est raccord :)