The Strangers, Viva, Juillet Août, Truman / Revue de films

Publié le 23 Juillet 2016

The Strangers, Viva, Juillet Août, Truman / Revue de films

The Strangers de Na-Hong-Jin

 

"La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale. La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions. Face à l’incompétence de la police pour trouver l’assassin ou une explication sensée, certains villageois demandent l’aide d’un chaman. Pour Jong-Gu aussi, un policier dont la famille est directement menacée, il est de plus en plus évident que ces crimes ont un fondement surnaturel…"

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

Les morts violentes pleuvent et des évenements étranges se produisent tout à coup dans un petit village tranquille. Des gens semblent atteints de démence subite, les policiers cafouillent et les histoires à faire peur circulent.

Le réalisateur nous plonge dans une ambiance étrange entre réalité et surnaturel, entre thriller et film d'épouvante voire gore. Plus on avance dans le film, moins on est persuadé de savoir ce qu'il en est vraiment. Grand classique, des rumeurs accusent l'étranger qui vient d'arriver, un mystérieux japonais. Qui est-il et que veut-il ?

Jong-Gu, le policier poltron qui fait des cauchemars horribles se révèle un fin et tenace enquêteur surtout quand sa propre fille est visée. Il est prêt à tout pour la sauver, même à commettre l'irréparable.

Cela faisait longtemps que je n'avais vu un film avec des histoires de démons, de possessions, de fantômes et de zombies. Le diable et ses réprésentations furent à la mode il y a des années et j'étais fascinée par ce cinéma. On assiste à une séance d'exorcisme sur une enfant vraiment éprouvante.

The Strangers est un film original et très prenant dont on ressort un peu rincé mais avec le sentiment d'avoir vu un très bon film.

 

Pourquoi j'y suis allée : j'adore les thrillers asiatiques et j'avais beaucoup aimé les deux précédents films du réalisateur "The Chaser" et "The Murderer".

The Strangers, Viva, Juillet Août, Truman / Revue de films

Viva de Paddy Breathnach

 

"A Cuba, un jeune homme qui coiffe les perruques d'artistes travestis, rêve de chanter dans leur cabaret. Mais son père, qui sort de prison, a d'autres rêves pour lui… "

 

Jesus est un jeune coiffeur homo fasciné par les travestis sur scène qui "interprètent" avec leurs tripes. Il a besoin de travailler mais surtout l'envie de vibrer et d'avoir quelque chose de personnel, rien qu'à lui. Ses rêves de scène stoppent net quand son père, Angel, débarque dans sa vie comme un ouragan.

Jesus est désemparé et tiraillé. Je sais tellement ce que c'est quand un parent "inconnu" de toi enfant débarque dans ta vie d'adulte. Jesus veut aller au bout de cette rencontre même si ça l'empêche de vivre ce qu'il a à vivre et de réaliser son rêve le plus cher.

Angel sort de prison, c'est un alcoolique et boxeur raté qui pourtant semble vouloir bien faire et tente de de se rapprocher de son fils tout en s'inscrustant dans sa vie et son monde qu'il rejette fermement. Angel têtu refuse à son fils ce qui pourtant lui ferait du bien. Mais pourquoi Jesus se laisse faire, pourquoi accepte t'il son sort sans rechigner ?

Le film montre bien l'ambivalence entre un père et un fils qui ont tout loupé l'un de l'autre et qui vont apprendre à se connaître, cette attirance de l'enfant qui n'a pas connu son père et qui est intrigué alors que ce père rejette l'idée que son fils aille sur scène en travesti.

Tout au long du fillm, la pauvreté est toujours là en toile de fond. La misère d'une grande partie de la population cubaine, la prostitution avec les touristes pour manger, l'entraide malgré le manque d'argent, les galères quotidiennes mais toujours l'espoir... Jesus qui lutte et qui se cherche / Viva qui se transcende sur scène, deux aspects d'une personnalité attachante et extraordinaire.

Viva est un grand film bouleversant mais sans pathos, servi par une interprétation excellente de tous les rôles. J'ai adoré.

 

Pourquoi j'y suis allée : pour le sujet et la bande annonce m'avait tapée dans l'oeil

The Strangers, Viva, Juillet Août, Truman / Revue de films

Juillet Août de Diastème

 

"C’est l’été. Les familles migrent et se recomposent. Laura, 14 ans, et Joséphine, 18 ans, partent en juillet avec leur mère dans le Sud, puis en août chez leur père en Bretagne.
La cohabitation entre ados et adultes ne manque ni de tendresse, souvent non-dite, ni d’exaspération, parfois bruyante… Car les filles ont leurs secrets, qui n’ont pas grand-chose à envier aux problèmes de leurs parents et de leurs beaux-parents. C’est l’été de tous les dangers ? Pas tout à fait. Quoique. "

 

J'ai passé un bon moment en compagnie de tous ces personnages qui nous ressemblent où à qui on a ressemblé à un moment donné. Ados rebelles ou amoureuses, adultes désemparés ou prenant des libertés avec la vérité, parents autoritaires ou protecteurs, aveugles ou retrouvant la vue.

Laura est totalement en révolte contre tout : l'école, ses parents, la vie, les autres, au bout de sa life ! Elle veut tellement être une "femme" et une adulte mais est encore une enfant capable de faire des bêtises et de pleurer. C'est une petite fille qui ne grandit pas assez vite à son goût tandis que sa grande soeur pense déjà tout savoir de la vie.

C'est un été durant lequel les mauvaises nouvelles et les conneries se succèdent mais aussi les amours de vacances, les vacances en garde alternées et les aventures.

C'est frais, c'est drôle et émouvant, la musique est entêtante comme il faut et les acteurs, jeunes et moins jeunes sont tous très justes. Un tout petit bémol sur le mélange des genres, la comédie vire au polar gentillet, et parfois on voudrait juste s'en tenir à la chronique familiale.

 

Pourquoi j'y suis allée : pour l'affiche et la bande annonce qui m'ont donnée envie

The Strangers, Viva, Juillet Août, Truman / Revue de films

Truman de Cesc Gay

 

"Julian, madrilène, reçoit la visite inattendue de son ami Tomas qui vit au Canada. Ils sont loin de se douter qu’ils vont passer avec Truman, le chien fidèle de Julian, des moments émouvants et surprenants… "

 

Ce n'est pas dans le résumé mais c'est le sujet du film donc je peux raconter sans spoiler que Tomas vient voir Julian parce que ce dernier a un cancer en phase terminale et qu'il décide d'arrêter son traitement. Tomas veut le faire changer d'avis sans succès. Les deux amis vont profiter de ces derniers jours ensemble pour profiter de leur amitié mais aussi régler certaines choses comme l'adoption  de Truman après la mort de Julian.

On pourrait penser que vu le sujet, ce soit un film larmoyant à faire pleurer dans les chaumières mais le réalisateur a réussi à dépasser ce stade (même si j'ai versé une petite larme parce que c'est beau l'amitié !) C'est même souvent drôle et cash sur la maladie et le rapport aux autres. Julian est un acteur célèbre et le comportement des gens change comme si le cancer était contagieux; je suppose que des malades pourraient confirmer cet état de fait malheureusement...

C'est un film sur l'amitié, celle qui ne juge pas, celle qui accepte et soutient, l'amitié la vraie jusqu'au bout. C'est touchant et émouvant oui mais c'est interprété sobrement, Ricardo Darín et Javier Cámara ont trouvé le ton juste. Leur couple fonctionne à merveille, on pourrait même dire leur trio si on compte ce gros doudou de Truman.

Un joli film tendre et grave à la fois.

 

Pourquoi j'y suis allée : j'ai du mal à résister à un film espagnol mais aussi pour ces deux acteurs que j'aime beaucoup !

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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