Guibord s'en va-t-en guerre, Insaisissables 2, Déesses indiennes en colère, D'une famille à l'autre, Parenthèse, Irréprochable / Revue de films

Publié le 11 Août 2016

Guibord s'en va-t-en guerre, Insaisissables 2, Déesses indiennes en colère, D'une famille à l'autre, Parenthèse, Irréprochable / Revue de films

Guibord s'en va-t-en guerre de Philippe Falardeau

 

"Steve Guibord est un membre indépendant du Parlement Québec-Nord. Un coup du sort politique l’amène à effectuer seul un vote décisif : le Canada doit-il entrer en guerre avec le Moyen-Orient ? Sans expérience et sans équipe, mis à part son stagiaire Souverain, un étudiant haïtien en sciences politiques, ils embarquent alors tous deux pour une tournée politique qui les mettra sur le chemin de pacifistes, de miniers, de routiers et de groupes aborigènes…"

 

Steve Guibord est un député plein de bonne volonté qui veut ménager tous ses administrés et résoudre leurs problèmes. Souverain Pascal est un stagiaire plein de bonne volonté qui cite les philosophes francais des Lumières tout en s'inspirant de leurs idées. Ce duo de choc va traverser la province pour une expérience de "démocratie directe".

On découvre la vie politique canadienne organisée différemment de la nôtre mais avec les mêmes contraintes et histoires de pouvoir et d'alliances. Peut-on rester indépendant même si on est indépendant ? Comment se servir du pouvoir qu'on on ou pas ? Qu'est-ce que c'est une démocratie ?

Ici un enjeu mondial (l'entrée en guerre) devient un enjeu local. Organisation d'assemblées pour débattre mais les gens parlent de tout sauf de la guerre ! Sans parler du conflit en cours entre routiers et indiens avec un sujet de défense du territoire...

"Le meilleur argument contre la démocratie c'est une conversation de 5mn avec l'électeur moyen". Cette citation de Churchill dans le film est d'une sagesse infinie (et aujourd'hui elle prend encore plus de sens.)

On rit tout le temps tout en réfléchissant. J'ai passé un très bon moment sur les routes québécoises ! A noter que la femme de Steve Guibord est jouée par la pétillante Suzanne Clément, actrice fétiche de mon chouchou Xavier Dolan.
Une comédie intelligente, savoureuse et drôle. Je suis carrément fan de l'humour canadien !

 

Pourquoi j'y suis allée : je voulais voir une comédie !

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Insaisissables 2 de Jon M. Chu

 

"Un an après avoir surpassé le FBI et acquis l’admiration du grand public grâce à leurs tours exceptionnels, les 4 Cavaliers reviennent !
Pour leur retour sur le devant de la scène, ils vont dénoncer les méthodes peu orthodoxes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle.
Ils ignorent que cet homme d’affaires, Walter Marbry, a une longueur d’avance sur eux, et les conduit dans un piège : il veut que les magiciens braquent l’un des systèmes informatiques les plus sécurisés du monde. Pour sortir de ce chantage et déjouer les plans de ce syndicat du crime, ils vont devoir élaborer le braquage le plus spectaculaire jamais conçu."

 

On retrouve avec plaisir cette joyeuse bande de magiciens qui flirtent avec l'illégal pour la bonne cause. La team est presque la même avec à l'égo surdimensionné de Daniel et une nouvelle fille exhubérante (Lizzie Kaplan découverte dans la série Masters of Sex) fait son apparition. Cette fois-ci les Cavaliers s'attaquent à la surveillance omniprésente sur le web. Dans un monde ultrasurveillé, la liberté c'est d'être invisible... Comme pour le premier ce sont les scènes de magie dévoilée qui font le show mais c'est parfois un peu laborieux comme celle de la carte qui vole de personne en personne.
C'est du pur divertissement mais je reste avec la même impression que lors du la vision du premier épisode : c'est sympa mais il manque un truc en plus pour que ce soit bon. Peut être est-ce trop académique et pas assez fou...

 

Pourquoi j'y suis allée : pour le divertissement et le casting

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Déesses indiennes en colère de Pan Nalin

 

"Elles sont actives, indépendantes et libres. Des femmes indiennes d'aujourd'hui. Réunies à Goa pour huit jours, elles se racontent leurs histoires d'amour, leurs doutes, leurs désirs. Jusqu’à ce qu’une nuit pas comme les autres remette tout en question..."


L'histoire classique du week-end entre amies qui va révéler les secrets et les failles des participantes. Un film "woman power" dans un monde de brutes et on sait à quel point la société indienne contemporaine n'est pas tendre avec les femmes. Les rapports hommes-femmes sont passés au crible : le harcèlement, le machisme, les agressions, l'émancipation, les viols impunis, les silences de la société indienne...
Mais le réalisateur saute sans arrêt du coq à l'âne entre les envies personnelles des filles et les sujets forts de société. J'avais tout de suite deviné le pourquoi du mystère autour du mariage et voilà encore un sujet important abordé en deux secondes...
Tout se mélange et aucune fille ne parvient à sortir du lot, les personnages existent à peine. Le film qui aborde un trop grand nombre de sujets d'importance et qui veut dénoncer les agissements de la société indienne se perd et se délite tout en étant maladroit. C'est dommage car il y avait une sacrée matière à développer...

 

Pourquoi j' suis allée : pour un voir un film indien différent

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D'une famille à l'autre de Anna Muylaert

 

"Felipe profite de sa fin d’adolescence dans les fêtes branchées de São Paulo. Sa mère, qui l’élève seule avec sa jeune soeur, lui laisse une grande liberté. Sauf que leur mère n’est pas leur mère: un test ADN prouve qu’elle les a enlevés à la naissance. Séparés, les enfants sont précipités dans leur vraie famille. Les parents biologiques de Felipe, à sa recherche depuis 17 ans, se retrouvent face à un adolescent qui ne partage pas tout à fait leur conception de la vie…"

 

Pierre mène la vie d'un adolescent insouciant, entre l'école qui ne le passionne pas, ses potes, son groupe de musique et les filles.
Une vie bouleversée du jour au lendemain par une nouvelle incroyable et terrible. Sa vie s'est construite sur le pire des mensonges et même son prénom n'est pas le bon. C'est la fin d'un cauchemar pour des parents éplorés et le début d'un autre pour un ado dévasté, un sacré déracinement... Ils essaient de reconstruire avec l'aide d'une assistance sociale pro et bienveillante (genre qu'on n'a pas l'habitude de voir au cinéma !)
Comment gérer une situation aussi dure ? Comment des parents qui ont toutes ces années à rattraper font pour être patients ? Comment un enfant peut accepter ce nouvel amour et cette nouvelle autorité ? Comment peut-il devenir une nouvelle personne, celle que ses parents biologiques entendent qu'il soit ?
Le film aborde un sujet grave et original mais ne le traite pas à fond. On reste sur sa faim, c'est trop effleuré. Au bout d'à peine 1h20 quand arrive la fin on se dit qu'il manque quelque chose...

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que j'avais beaucoup aimé le précédent film de la réalisatrice "Une seconde mère"

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Parenthèse de Bernard Tanguy

 

"En pleine crise existentielle à l'approche de la cinquantaine, Raphaël entraîne ses deux meilleurs amis sur un voilier, espérant renouer ainsi avec l'ambiance de leurs vacances de jeunesse.
Petit problème : personne à bord ne sait vraiment naviguer ! Bloqués entre les îles de Port-Cros et Porquerolles, ils finissent par embarquer trois jeunes femmes rencontrées par hasard qui risquent de les faire chavirer... "


Une bande de potes dont le rôle de chacun est prédéfini : l'hypocondriaque qui ne fait rien par peur, celui qui ne veut pas vieillir et celui dont la vie semble sur ses rails... Trois personnalités qui ne vont pas réagir de la même façon lors de leur virée "crise de la cinquantaine" en bateau. Pas mal d'humour sur ce cliché de la virée en bateau qui fait rêver mais qui peut devenir très vite un cauchemar surtout quand on ne s'y prépare pas.
Ce film parlera beaucoup plus à la génération visée par le film qu'aux autres. J'ai posé un regard attachant  sur ces hommes qui me ressemblent un peu dans les questions qu'ils se posent à ce moment de la vie... Notre jeunesse perdue, toutes ces choses auxquelles la société ne nous donne plus droit sous prétexte que ce "n'est plus de notre âge"... Est ce que c'est pathétique de vouloir retrouver des sensations, des émotions ? Il n'y a pas d'âge en tout cas pour se poser des questions et pour tenter d'y répondre !
Quelques scènes attendues oui mais j'ai trouvé que le film avait plus de fond que ce qu'on a bien voulu lui prêter...

 

Pourquoi j' suis allée : par curiosité

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Irréprochable de Sébastien Marnier

 

"Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne."

 

Constance est flippante en vrai. Elle a clairement un problème de distorsion de la réalité. On sent le "borderline" dans tout ce qu'elle fait. Elle fait pitié mais elle est malade.
Une fois qu'on a cerné le personnage, à qui on a avait peut être accordé le bénéfice du doute pendant un petit moment, le scénario est beaucoup trop prévisible, on sait comment tout ça va se terminer... C'est le genre de film qu'on a le sentiment d'avoir déjà vu et revu.
Dommage car Marina Foïs est vraiment convaincante !

 

Pourquoi j' suis allée : pour Marina Foïs

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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