La Communauté, The Fits, Ouvert la nuit, Dalida / Revue de films

Publié le 31 Janvier 2017

La Communauté, The Fits, Ouvert la nuit, Dalida / Revue de films

La Communauté de Thomas Vinterberg

 

"Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d'architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s'installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d'un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l'expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l'amitié, l'amour et l'intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l'une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous... "

 

Anna et Erik se lancent dans un projet de communauté comme des gosses, comme pour retrouver une seconde jeunesse. Anna préjuge un peu des réactions de son mari, elle lui a imposé son choix, on sent qu'il est réticent à ce mode de vie. Pourtant avec la bande d'amis, ils vont se sentir un peu les rois de la ville.

La vie en groupe c'est sympa mais les moments d'intimité du couple deviennent rares et tandis qu'Anna retrouve sa jeunesse avec la communauté, Erik retrouve la sienne dans les bras d'une autre. Anna est comme prise au piège et elle lui donne l'absolution pour ne pas casser la belle communauté, elle devient la confidente des tromperies de son mari, tout plutôt que perdre cette vie "idéale", ce vivre ensemble.

Quand Emma, la maitresse vient s'installer dans la maison, tout ce petit monde vole en éclat mais ça on l'avait vu venir, aucune surprise... On se doutait que les limites de ce mode de vie allaient exploser. Une communauté se crée et un couple se brise...

Emma qui accepte la situation et qui s'installe dans la maison, mais où est son amour propre ? J'ai carrément été gênée par le personnage. Quelle idée de lui avoir donné 24 ans dans le film alors que l'actrice qui joue le rôle en a 30 et fait même plus ? Je déteste quand les personnages sonnent faux à a cause de leur âge, genre il n'y avait pas d'actrices de 20 ans disponibles ?

Pendant que le couple se déchire, leur fille ado s'épanouit et murit. C'est d'ailleurs dans ces moments que le film vise vraiment juste. Un film sympa avec quelques personnages attachants mais très classique et sans surprises...

Pourquoi j'y suis allée : pour voir ce que ça peut donner ce fantasme qu'on a peut être tous eu jour !

La Communauté, The Fits, Ouvert la nuit, Dalida / Revue de films

The Fits de Anna Rose Holmer

 

"Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère.
Elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill.
Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse… "

Toni est une gamine motivée, passionnée dont la volonté est incroyable. Elle passe des heures à s'entrainer à la boxe et la difficulté n'est pas un frein malgré son jeune âge. Elle mettra la même intensité en changeant de discipline. Sa persévérance est incroyable.

Elle passe de l'univers masculin de la salle de boxe à celui féminin du drill. Elle était la seule fille dans une bande de garçons et son attitude s'en ressentait. Plutôt garçon manqué et loin des préoccupations des filles de son âge. En entrant dans cette nouvelle communauté de filles, Toni va changer petit à petit. Elle observe beaucoup ses ados et pré-ados qui parlent et pensent aux garçons, qui se maquillent, s'arrangent les cheveux. Elle se fait des copines.

Le film n'est pas très bavard et tout passe à travers le regard de Toni, un regard de petite fille qui découvre un nouveau monde avec avidité et intérêt.

C'est l'histoire d'une transformation aussi bien physique qu'intérieure. Toni prend son envol et se révèle avec la danse mais aussi et surtout dans ses rapports avec les autres et avec elle-même. La réalisatrice utilise une métaphore qu'on prendra comme on voudra...

Un beau film sur l'éveil d'une petite fille qui grandit et murit...

 

Pourquoi j'y suis allée : le sujet me tentait bien après avoir découvert le film en faisant ma sélection de janvier

La Communauté, The Fits, Ouvert la nuit, Dalida / Revue de films

Ouvert la nuit de Edouard Baer

"Luigi a une nuit pour sauver son théâtre. Une nuit pour trouver un singe capable de monter sur les planches et récupérer l'estime de son metteur en scène japonais ; une nuit pour regagner la confiance de son équipe et le respect de sa meilleure amie - qui est aussi sa plus proche collaboratrice... et pour démontrer à la jeune stagiaire de Sciences Po, tellement pétrie de certitudes, qu'il existe aussi d'autres façons dans la vie d'appréhender les obstacles..."
 

Luigi, c'est le roi de l'esbrouffe, il a le coeur sur la main mais il n'a rien. Si, il a ses mots et son éloquence. C'est un grand gamin qui réussit à mettre les gens dans sa poche, un manipulateur, un enfant gâté dont les promesses non tenues sont son quotidien. C'est un humaniste loufoque qui ne doute de rien.

Sous les yeux ébahis et interloqués d'une jeune stagiaire, qu'il entraîne malgré elle, (vraiment ?), dans son délire nocturne et festif, on assiste à une déambulation dans Paris la nuit hors des sentiers battus. Un joyeux voyage au bout de la nuit et de soi-même, où l'on peut découvrir que la vérité est ailleurs...

C'est drôle, humain, sensible, c'est Edouard Baer...

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que Edouard Baer

La Communauté, The Fits, Ouvert la nuit, Dalida / Revue de films

Dalida de Lisa Azulejos

"De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle."

Autant le dire tout de suite, j'ai passé 2h en mode groupie, j'ai pleuré, j'ai chanté (on était 2 dans la salle ce midi là) et j'étais dedans. Dalida c'est ma mère, j'aime cette femme, j'aime sa façon de chanter, j'aime ses fêlures, j'aime sa classe. Elle me touche à un point... Elle n'écrivait pas ses chansons et pourtant elles lui correspondaient tellement.

C'est 2h de voyage dans ses chansons et ses histoires d'amour. Sveva Alviti est vraiment excellente dans le rôle. D'ailleurs niveau casting, hormis pour Luigi Tenco, c'est plutôt bien vu. C'est dingue aussi à quel point Riccardo Scamarcio et Nicolas Duvauchelle sont parfaits en Orlando et Richard Chanfray. Même en connaissant par coeur l'histoire, j'ai été encore une fois touchée, comme à chaque fois.

Le seul reproche que je pourrais faire au film, ce sont les scènes d'enfance qui en font trop et qui finalement n'apportent pas grand chose au film...

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que Dalida

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

Commenter cet article

Natty 31/01/2017 22:48

J ai vu le film Dalida . J ai trouve sublime , vraiment il faut aller voir ce film meme si on n est pas une fan de dalida . Il est très touchant et l interpretation est magnifique

Carole Nipette 31/01/2017 22:58

Je ne vais pas te contredire :)

Sheily 31/01/2017 22:24

Dalida, The Fists et La Communauté me tente bien !

Carole Nipette 31/01/2017 22:58

:) et donc pas fan d'Edouard ;)