Mon cinéma de juin 2020

Publié le 6 Juillet 2020

Le retour de mes billets cinéma ! Évidemment j'ai profité de la réouverture des salles depuis le 22 juin et c'était bon même si la programmation ne me donne pas encore de frissons... Un seul bon film et d'autres qui auraient largement pu attendre le canapé du salon mais être en salle quel que soit le film, je me devais d'y être !

 

Canción sin nombre de Mélina Leon

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 1980. Georgina attend son premier enfant. Sans ressources, elle répond à l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais après l’accouchement, on refuse de lui dire où est son bébé. Déterminée à retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquête. 

Un film qui marque par sa signature visuelle, sa mise en scène et son histoire déchirante. Une histoire personnelle qui rejoint l'histoire d'une population indienne pauvre et moins considérée. Ici au Pérou mais ça pourrait se passer ailleurs. Une mainmise de gens aisés et de pouvoir sur d'autres qui ne peuvent se défendre. Georgina est seule, son mari travaille énormément et s'embarque dans la lutte politique (cet aspect du film n'est pas le plus intéressant).
Pourtant malgré sa naïveté (en même temps quand on vit simplement sans quitter son monde pourquoi voir le mal partout) Georgina ne va pas lâcher. Elle est dans son droit, son instinct de mère lui hurle de continuer à se battre avec l'aide d'un journaliste, qui de son coté doit vivre en cachant son homosexualité.
Pas beaucoup de dialogues, les décors sont sobres, parfois surréalistes...

La bonne épouse de Martin Provost

Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?

Je n'avais pas eu le temps de le voir en mars, sorti juste avant le confinement. C'est le casting qui m'a attirée, Juliette Binoche (drôle et convaincante), Édouard Baer, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky (géniale) et François Berléand.
Sujet intéressant que ces écoles de la parfaite ménagère juste avant mai 68. Avec le recul, c'est fou la façon dont les femmes étaient conditionnés pour être les esclaves de leurs maris en mettant leurs aspirations et besoins de côté.
C'est sympathique et sans prise de tête mais je me suis un peu ennuyée, j'ai trouvé que ça manquait d'épaisseur. On passe un bon moment quand même !

Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
Axelle, Dominique et Conso partagent un secret. Elles mènent une double vie. Elles se retrouvent tous les matins sur le parking de la cité pour prendre la route et aller travailler de l’autre côté de la frontière. Là, elles deviennent Athéna, Circé et Héra dans une maison close. Filles de joie, héroïnes du quotidien, chacune se bat pour sa famille, pour garder sa dignité. Mais quand la vie de l’une est en danger, elles s’unissent pour faire face à l’adversité.
 
C'était un beau sujet, la double vie de femmes au foyer la nuit, prostituées dans une maison close le jour. Dominique la plus âgée a même un travail d'infirmière. Les trois femmes habitent la même cité populaiee et sont solidaires, liées par le même secret. Solidaires aussi dans un monde où les femmes comme elles ne sont ni écoutées ni valorisées par les hommes qui les entourent.
Pourtant j'aurais aimé comprendre pourquoi elles se retrouvent en maison close même si il y a de vagues justifications entre l'argent et le manque d'études pour faire autre chose. On ne sent pas une urgence du métier ni une envie réelle (si tant est que ça existe). Elles ont des vies merdiques ça oui, entre les enfants pénibles (montrés comme tel en tout cas de le film), et les ados relous oui, mais il m'a vraiment manqué de fond sur les personnages pour réussir à avoir de l'empathie, trop de caricatures et pas assez de finesse.
Je n'ai ni détesté ni vraiment aimé, le sujet méritait un autre traitement. Par contre, j'ai beaucoup aimé le trio d'actrices formé par Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Lengronne ainsi que les scènes entre filles qui montrent la routine et le quotidien d'une maison close, les coulisses de ce genre de lieu...
 

Et je remets mon avis sur ce film sorti juste avant le confinement et de nouveau dans les salles...

Un fils de Mehdi M. Barsaoui

"Farès et Meriem forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé..."
 
Le dernier film vu avant le confinement. Je n'ai pas eu le temps de faire ma chronique sur Instagram et puis personne n'aurait pu aller le découvrir. J'espère qu'il ressortira plus tard et qu'il aura sa chance.
On ferait quoi en tant que parent pour sauver son enfant ? On irait jusqu'où ? Quelles limites légales ou moralement ignobles pourrait-on franchir ? On imagine qu'on ferait n'importe quoi mais ce n'est pas aussi simple. Farès et Meriem vont en faire la terrible expérience.
Il y l'histoire de parents qui luttent pour sauver leur fils unique, dans un contexte politique dangereux et un contexte sanitaire compliqué. Mais également l'histoire d'un couple remise en questions. Un couple qui se déchire dans la pire des situations alors qu'ils doivent faire front ensemble. Chacun va essayer de sauver Aziz avec sa méthode. Chacun ira au bout de ce qu'il peut supporter...
Un film bouleversant et prenant. J'étais contente de retrouver Sami Bouajila dans un premier rôle aussi fort dans lequel il prend aux tripes.

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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Commenter cet article

SOPHIE 07/07/2020 14:48

Pour le moment pas de toile en famille
mais le film la bonne épouse a l'air sympa

Julesetmoa 07/07/2020 13:45

Les vacances d'été sont souvent le moment ou je vais au cine car pas d'enfants !! Grace à toi, je sais dejà ceux que je n'irais pas voir !

Girls n Nantes 07/07/2020 09:28

j avoue j'allais peu au cinéma et là le contexte me fait encore peur
on verra en septembre....

Une parisienne à Vincennes 06/07/2020 20:14

Je me demande comment se passe les séances ciné en ce moment tiens

Je n'ai rien vu sur les sorties du moment ni celles à venir du coup

Mademoiselle Farfalle 06/07/2020 13:32

Je ne suis pas encore allée au cinéma mais de toute façon, je n'ai toujours pas fini ma liste de films à voir pendant le confinement ^^

Les inspirations de Bérengère 06/07/2020 12:27

Je ne suis pas encore retournée au cinéma. La programmation du moment ne me tente pas et je préfère profiter de l'extérieur. Pas sûr que j'y retourne avant septembre ^^