Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 08:45

Ma Nina, mon enfant unique,

 

Un sujet difficile à aborder. Je dois avoir ce projet d'article depuis 2 ans dans ma tête. Je pondère... un sujet qui aurait été beaucoup plus difficile à aborder il y a deux ans.

Je pose les bases. J'aurais été enceinte à 25 ans, j'aurais eu 2 enfants (je ne pense pas plus, pour des tas de raisons que je pourrais développer ailleurs).
Je t'ai eue à 38 ans. A partir de là, des tonnes de questions se sont posées, mon cerveau a chauffé dans tous les sens, mes yeux ont versé quelques larmes surtout en pensant à l'avenir, au fait que tu ne seras jamais tata par exemple (ah zut, c'est plus difficile que je pensais, rien qu'à écrire ces mots, je me transforme en fontaine!) et à d'autres trucs sur les fratries. 

J'ai fait des sondages auprès de tous les enfants uniques que je connais et les réponses ont été souvent d'un grand secours quand le sujet me faisait déprimer.

Cela me rend parfois triste quand je pense à toi mais je me demande si autre enfant, il y avait eu, aurait-il été pour toi ou pour moi? Mine de rien, elle est importante cette question.

On fait un autre enfant juste pour donner un frère ou une sœur au premier ou pour d'autres raisons?
Tout au fond de moi, je sais que ce n'aurait pas été pour moi.

Le besoin d'être mère a été comblée avec ta venue Nina et chaque jour qui passe me conforte dans cette idée.


Finalement, pourquoi j'en suis arrivée à cette décision d'avoir un enfant unique (pas toute seule quand même!) et pourquoi je l'assume mieux aujourd'hui... (mais pas tous les jours...)

Pourquoi cette décision qui n'était pas forcément ce que j'aurais voulu au départ, est devenue acceptable…


- 38 ans je trouve que c'est déjà tard pour avoir son premier enfant, j'espère qu'on vivra au moins jusqu'à 80 ans (et en bonne santé) pour que tu profites de nous le plus longtemps possible.
A 38 ans, puis 40, puis 42 l'énergie n'est plus la même et pourtant j'en fais des choses avec toi mais je ne me sens pas de revivre une grossesse difficile, de me retaper les deux premières années, les galères de garde...
Si encore je ne travaillais pas, j'aurais peut être enchaîné deux grossesses. Mais en bossant 5 jours sur 7, parfois les soirées et le week-end, je n'imaginais pas deux secondes devoir courir et stresser encore plus.
Bon maintenant je ne travaille plus le mercredi mais j'ai 42 ans et pour le coup tout ce que j'ai dit avant devient encore plus vrai.

- Je n'ai pas la conception d'une parentalité ou voir son enfant deux ou trois heures par jour c'est la norme, mais pas le choix en travaillant. J'ai donc envie de m'occuper le plus possible de toi, d'être là pour toi, d'être à ton écoute, de te donner tout ce que je n'ai pas eu et de profiter de toi autant que je peux.
Et avec un autre enfant, ça n'aurait pas été possible, enfin ça aurait été différent. Je ne croirais aucune maman qui me dira qu'elle peut faire pareil avec un ou deux, ou trois mais attention, ce n'est en aucun cas une critique, juste un constat. Je sais bien que les enfants apportent d'autres choses aux parents et que ce à quoi je fais référence ne compte pas de la même manière pour tout le monde.
Je n'aurais pas eu envie de sacrifier les désirs de l'un pour l'autre ou de laisser l'un au profit de l'autre. Je trouve que s'occuper bien d'un seul enfant c'est déjà pas mal de nos jours! C'est juste ma façon de penser, tout ce à quoi j'ai réfléchi au fur et à mesure... tout ceci étant induit par mon âge ...


- Il y a aussi l'aspect financier (certains diront que ce n'est pas si important...). C'est mathématique, on dépense plus pour 2, 3 ou 4 que pour 1. On fait donc beaucoup plus de choses avec un seul enfant. Il faut pouvoir se loger aussi surtout à Paris. Le côté on vit d'amour et d'eau fraîche dans un deux pièces à 4 par exemple ce n'est pas notre truc, c'est comme ça! L'amour des enfants compense tout ça? Soit, mais on peut avoir envie de profiter du maximum à 3 et être heureux ainsi.



Tout ceci fait que nous en sommes arrivés à la conclusion que tu serais fille unique et que tu te ferais sûrement plein d'amis pour éventuellement compenser un manque, si manque il y a.
Tu viens d'avoir 4 ans et tu n'as jamais abordé le sujet avec nous, d'une manière ou d'une autre. Jamais. Alors que tu te rends rend bien compte que ça existe ailleurs les frères et sœurs. Je ne sais pas ce que je dois en déduire, peut être rien, peut être que tu poseras la question plus tard... peut être demain juste pour me contredire!

Mais fille unique ne veut pas dire seule! Cousins, cousine, copines d'école ou enfants d'amies, même si on est bien tous les 3, on aime autant quand il y a du monde!



Faire un enfant est en tout cas la chose la plus égoïste qui soit... mais c'est peut être un autre débat!



J'ai plein de questions!

Et vous, si vous êtes enfant unique? Comment vous l'avez vécu?

Vous avez un enfant unique? Pourquoi? Choix ou fatalité?

Pourquoi avoir fait un deuxième ou un troisième ou plus?

 

Mes réponses aux préjugés sur les enfants uniques






Par Carole - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman
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