Gravity, 9 mois ferme, Un Château en Italie, Quai d'Orsay / Revue de films

Publié le 17 Novembre 2013

Gravity-affiche-france.jpg

 

Gravity d'Alfonso Cuarón

 

"Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers et vont tout tenter pour rentrer sur terre..."

 

Filmer un huit clos étouffant dans l'espace il fallait le faire ! Malgré l'immensité infinie de l'espace Alfonso Cuaron a réussi à créer un climat incroyable de proximité avec ses personnages.

C'est superbement filmé, un véritable ballet aérien, des scènes démentes de chaos destructeur et l'image éternelle de la terre vue des étoiles.

 

Le suspense est haletant tout comme l'est la respiration dans les casques quand le coeur palpite à 200 à l'heure.

C'est un film sur le sens de la vie et de la mort, l'histoire d'une naissance, d'une renaissance. Ce magnifique plan de Sandra Bullock en position foetale dans la capsule est d'une symbolisme puissant. C'est une histoire de survie, une histoire universelle finalement...

Je n'ai pas envie d'en raconter plus mais j'ai adoré être dans cet espace comme on ne l'avait encore jamais vu au cinéma...

 

Par contre, je crois que je n'arriverai jamais à me faire à ces lunettes 3D dont je sens physiquement la présence sur mon nez et mon visage, toujours ce filtre entre moi et le film qui m'empêche d'être à 100% dedans. Sans parler des couleurs ternes...

J'aime l'effet 3D mais pas les lunettes...

 

 

9-mois-ferme-affiche.jpg

 

9 mois ferme d'Albert Dupontel

 

"Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend..."

 

Hilarant, pas du tout politiquement correct comme j'aime. Albert Dupontel est en grande forme et il en profite pour égratigner le milieu de la justice et de la police tout en délivrant une belle réflexion sur la maternité.

J'ai beaucoup ri mais pas uniquement. L'émotion m'a gagnée aussi, cette rencontre entre deux écorchés m'a touchée, leurs échanges de regards et la compassion qui s'en dégage est bouleversante.

Sandrine Kiberlain décidément vraiment excellente dans les rôles comiques traverse le film avec un naturel déconcertant. Un film original du début à la fin qui fait du bien !

 

 

affiche-un-chateau-en-italie.jpg

 

Un Château en Italie de Valeria Bruni Tedeschi

 

"Louise rencontre Nathan, ses rêves ressurgissent. C’est aussi l’histoire de son frère malade et de leur mère, d’un destin : celui d’une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne. L’histoire d’une famille qui se désagrège, d’un monde qui se termine et d’un amour qui commence."

 

De grandes scènes comiques et un sens de la dérision que Valeria Bruni Tedeschi sait utiliser.

Tout y passe, réflexions sur le métier d'acteur, la richesse, la religion... et tout le monde en prend pour son grade.

C'est un film autobiographique mais dans un espace temps qui ne l'est pas, l'histoire d'amour avec Louis Garrel prend une autre dimension et on se demande où est la soeur, d'autant plus que la mère qui joue son propre rôle lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

Ils sont parfois agaçants ces aristocrates déchus, ces enfants gâtés hystériques qu'on a envie de remettre dans la réalité et de calmer. Je me suis néanmoins posée la question sur ces rapports limites incestueux entre frère et soeur.

Un film barré mais attachant sur une famille un peu barrée mais attachante.

 

 

 

Quai-d-orsay-Affiche.jpg

 

Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier

 

"Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares..."

 

Le film est adapté de la bande dessinée du même nom de Christophe Blain et Abel Lanzac dont le personnage du ministre est inspiré par Dominique de Villepin. Je n'ai pas lu la BD, je ne vais donc pas comparer ou critiquer mais juste parler du film.

 

J'ai passé un très bon moment, c'est drôle et la mise en scène au couteau de Bertrand Tavernier fait mouche.

Cette immersion dans un ministère est intéressante et passionnante à plus d'un titre. On imagine bien le nombre incalculable d'employés, de conseillers, de chargés de mission occultes dont on se demande s'ils servent tous à quelque chose, les relations de pouvoir qui s'instaurent à tous les étages et surtout l'importance du langage et des discours.

Le film est un festival de vocabulaire et le temps passé à produire un discours peut faire peur mais le moindre de mot de travers peut mener à une crise diplomatique.

Au début on se demande à quoi sert le ministre, on frise la caricature mais au final le personnage se révèle un fin stratège qui paye de sa personne pour défendre les cause auxquelles il croit.

Après avoir vu le film, vous ne regarderez plus vos Stabilo du même oeil !

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

Commenter cet article

Michèle 19/11/2013 12:53

J'étais ravie d'aller voir Gravity et je n'ai pas du tout aimé.....
Je suis allée à reculons voir 9 mois ferme et j' ai adoré.
Moral, ne jamais se fier à mes envies !

Carole Nipette 30/11/2013 23:27



:) ça dépend parfois quand même ça marche !



filou49 17/11/2013 20:39

Salut Nipette

J'ai vu les 3 derniers de ta liste ( je dois etre un des rares bblogueurs ciné à bouder gravity mais totalement d'accord avec toi sur les lunettes 3D qui m'empechent aussi totalement de rentrer
dans le film)un chateau en italie, je le chronique demain... c'est une chronique mitigée bien que moi je ne suis pas partagé sur cet avis ( oh le teaser d'enfer pour aller voir mon article :o)..;et
les 2 autres films j'ai prévu d'en parler en même temps pour faire une ode aux comédies francaises car les deux sont effectivement bien réussies dans le genre...bonne soirée à toi!!

Carole Nipette 30/11/2013 23:27



je suis tellement à la bourre dans mes réponses ici mais je n'étais pas en retard pour commenter ta critique du Château :)



les fruités 17/11/2013 15:08

nous avons aussi adoré neuf mois ferme y compris charlotte qui était bidonnée
bises

Carole Nipette 30/11/2013 23:24



extra que Charlotte ait réagi comme ça !



Xtinette 17/11/2013 08:41

J'ai vu et aimé les deux premiers. D'ailleurs, pour le coup, c'était la première fois que j'ai supporté les lunettes 3D.
Hier, j'ai vu "il était temps"... ça fait du bien, des bons sentiments de temps en temps !

Carole Nipette 30/11/2013 23:23



je n'arrive toujours pas à m'y faire, déjà les lunettes de vue je pleure...