Maps to the stars, X-Men Days of future past, Maléfique, La Chambre Bleue / Revue de films

Publié le 9 Juin 2014

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Maps to the Stars de David Cronenberg

 

Interdit aux moins de 12 ans


"A Hollywood, la ville des rêves, se télescopent les étoiles : Benjie, 13 ans et déjà star; son père, Sanford Weiss, auteur à succès et coach des célébrités; sa cliente, la belle Havana Segrand, qu’il aide à se réaliser en tant que femme et actrice.

La capitale du Cinéma promet aussi le bonheur sur pellicule et papier glacé à ceux qui tentent de rejoindre les étoiles: Agatha, une jeune fille devenue, à peine débarquée, l’assistante d’Havana et le séduisant chauffeur de limousine avec lequel elle se lie, Jerome Fontana, qui aspire à la célébrité.

Mais alors, pourquoi dit-on qu’Hollywood est la ville des vices et des névroses, des incestes et des jalousies ? La ville des rêves fait revivre les fantômes et promet surtout le déchainement des pulsions et l’odeur du sang."

 

On apprend rien de nouveau sur Hollywood, ses chimères, ses actrices névrosées, ses manipulateurs, ses enfants stars qui pètent les plombs, la drogue partout tout le temps mais tout est filmé d'une façon tellement réaliste qu'on s'y croirait. On entre au coeur du movie business avec la trajectoire de cinq personnages tous aussi atteints les uns que les autres.
Havana Segrand, cette actrice qui tente de revenir par tous les moyens sur les devants de la scène est souvent pathétique et ses névroses ne la rendent pas plus sympathique. Rongée par son passé et ses problèmes avec sa mère, elle se bourre de médicaments, c'est l'actrice qui est rarement dans un état normal, l'hystérique de base qui pourtant réussit à donner ce qui lui reste d'elle-même quand elle joue un rôle. Elle dit d'ailleurs la phrase

Sa rencontre avec la jeune Agatha, paumée et en attente d'un pardon familial qui ne viendra jamais, sera explosive. On sent dès le début que leur association professionnelle ne pourra marcher. L'atmosphère est angoissante, les secrets se devinent et semblent terribles. Même si le film est une chronique de moeurs, on est quand même dans un fim de David Cronenberg et l'angoisse et le fantastique ne sont pas loins.

C'est presque un huis clos filmé dans le monde du show biz tant les personnages sont liés les uns aux autres tout comme leurs actions. On sent le drame monter tout au long du film jusqu'à la fin en apothéose.

J'ai beaucoup aimé la mise en scène et l'interaction entre toutes les personnages. Ce drame familial sur fond de thriller réserve également de bonnes doses d'humour, souvent noir et décalé d'ailleurs. Julianne Moore est extraordinaire dans le rôle de Havana Segrand et son prix d'interprétation à Cannes est mérité.

 

 

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X-Men - Days of future past de Bryan Singer

 

"Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants."

 

Une joie de gamine à retrouver tous les personnages des X-Men sur grand écran. Je n'oublierai jamais mon état quand je suis sortie du cinéma la toute première fois pour "X-Men" en 2000. Joie encore plus grande parce que c'est "l'original" qui réalise, Bryan Singer himself.

Le début est carrément noir et déprimant. Les X-Men sont pourchassés à travers le monde par des robots mutants, effroyables machines de guerre les "Sentinelles" qui sont indestructibles. Cette première partie est dure et dépeint avec excellence un monde où un peuple dominant écrase les autres sous prétexte de leur différence et évidemment on peut remplacer les X Men par qui l'on veut, ça marche aussi.

L'arrivée dans les années 70, ses looks d'époque, sa musique entrainante approrte un vent de fraîcheur qui fait du bien après l'intro terrible. Beaucoup d'humour avec notamment un Wolverine qui n'est pas encore devenu celui de la trilogie avec ses fers.

L'apparition de Pietro Maximoff, alias Vif Argent donne au film une scène délirante, époustouflante et d'une créativité remarquable, la scène qui donne illico envie de revoir le film. Le personnage du professeur Xavier est réussi dans un registre de cynique désabusé.

C'est du grand show, maitrisé de bout en bout et jouissif tout en n'occultant pas le discours sur la tolérance et la différence mais sans lourdeur. Le film questionne aussi sur les progrès de la science, les manipulations génétiques, les expériences jusqu'auboutistes...

Je l'ai vu en 3D et pour une fois j'ai supporté les lunettes tout du long et n'ai pas trouvé cela gênant même si elle vaut surtout pour le générique du début et les gros plans sur Michael Fassbender !

Le film se termine quand commence le premier X-Men ! J'ai tous envie les revoir et je crois bien que je vais les faire découvrir à Nina par la même occasion...

 

 

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Maléfique de Robert Stromberg

 

"Maléfique révèle l’histoire méconnue de la plus emblématique des méchantes Disney, celle du classique La Belle au Bois Dormant. C’est la trahison dont elle fut victime qui transforma le cœur pur de cette belle jeune femme en un cœur de pierre… Ivre de vengeance et poussée par la volonté farouche de défendre les terres sur lesquelles elle règne, Maléfique va lancer un terrible sortilège sur la fille du roi des hommes, la petite Aurore, qui vient de naître. Devenue jeune fille, Aurore est prise dans le conflit qui oppose le royaume de la forêt qu’elle a appris à aimer, et celui des hommes dont elle est l’héritière. Maléfique va comprendre que la princesse est peut-être la clé de la paix… Le sort des deux mondes est sur le point de changer à jamais."

 

"Je vous invite à revisiter un conte célèbre que vous pensez connaître" C'est ainsi que résonnent les premiers mots de Maléfique, la méchante fée de la Belle au Bois Dormant.

Au début on découvre Maléfique enfant dans son royaume. Elle va croiser le monde des humains et découvrir un sentiment nouveau, l'amour. Mais par la même occasion elle découvre que la cupidité est source de trahison et que les humains ne sont pas fiables. C'est l'histoire d'une vengeance.

On retrouve le déroulé classique de la Belle au Bois Dormant mais le film va s'attacher à toute la période qui précède la malédiction de la quenouille.

Les marraines les bonnes fées sont trois idiotes un peu nunuches qui passent leur temps à se chamailler tandis que Maléfique décide de s'occuper de l'enfant à distance qui ne semble avoir aucune chance avec ces cruches. Elle se persuade de veiller sur elle pour qu'elle puisse se venger quand elle aura 16 ans. Mais ce n'est pas si simple...

Maléfique s'attache à Aurore, d'une drôle de façon certes. Les scènes où elle observe Aurore de loin sont fortes de sentiments non avoués, un amour maternel qui ne veut pas dire son nom.

Pendant le film Nina m'a dit "Tu vas peut être trouver ça bizarre mais même si Maléfique est devenue méchante je veux que ce soit elle qui gagne"... Toute l'histoire de la victime qui divient bourreau à son tour, à devélopper pour plus tard...

Superbes effets spéciaux, les pouvoirs de Maléfique sont liés à la nature, le spectacle est grandiose.

 

Angelina Jolie est magnifique et touchante dans ce rôle, par contre j'ai moins aimé le casting masculin, les acteurs sont fades.

Un film romanesque et émouvant qui dégage un sentiment assez troublant.

 

 

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La Chambre Bleue de Mathieu Amalric

 

"Dis- moi Julien, si je devenais libre, tu te rendrais libre aussi ?

- Tu dis ?...

Un homme et une femme s’aiment en secret dans une chambre, se désirent, se veulent, se mordent même. Puis s’échangent quelques mots anodins après l’amour.

Du moins l’homme semble le croire.

Car aujourd’hui arrêté, face aux questions des gendarmes et du juge d’instruction, Julien cherche les mots.

« La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après-coup. »

Que s’est-il passé, de quel crime est-il accusé ?..."

 

D'après le roman de Georges Simenon.

 

Le film s'ouvre sur une scène d'amour dans une chambre d'hôtel et dès le début s'installe une ambiance inquiétante et dramatique accentuée par la musique. On comprend vite que Julien est interrogé par la police mais on ne sait pas encore pourquoi. On a le sentiment d'assister à une banale histoire d'adultère et ses conséquences dramatiques mais au fur et à mesure du film, plus rien ne semble certain.

L'action se déroule dans une petite ville où la discrétion semble de mise alors qu'au final tout le monde est au courant de tout.

La maitresse, mystérieuse semble obnubilée jusqu'à la folie par sa passion amoureuse. La femme de Julien n'inspire pas la sympathie ni leur couple qui a l'air tellement froid et sans tendresse. Julien ne veut plus poursuivre la relation avec sa maitresse mais ne semble pas non plus vouloir se rapprocher de sa femme... Qui est mort ? qui va mourir ? Qui est l'assassin ?

Une fois que l'on saura qui est accusé de quoi, ce qui nous paraissait évident le devient moins à la fin du film. Pourquoi la police ne voit pas la même chose que moi ? Ce qui me paraît sauter aux yeux n'est pourtant pas la conclusion de l'enquête...

Un film noir troublant et bien maitrisé qui fait cogiter jusqu'à la dernière seconde (même si je ne suis pas fan du casting féminin).

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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Commenter cet article

filou49 09/06/2014 11:59

bonjour

j'ai vu le premier et le dernier film de ta sélection- les héros de mon enfance n'étaient pas du tout les X men et la belle au bois dormant mais woody allen et patrick dewaere :o)- et je suis assez
d'accord avec ton analyse de tes deux films sauf que pour la chambre bleue, moi j'ai bien aimé le casting féminin et surtout je ne trouve pas que la résolution de l'enquete saute aux yeux loin de
la :o)bon lundi de pentecote à toi!!

Carole Nipette 09/06/2014 21:42



Mais j'en ai des tas des héros de mon enfance :) et tu es plus jeune que moi ;)


une solution m'a sautée aux yeux mais ce n'est que la mienne et comme je le dis, à la fin j'étais paumée, aucune certitude !


 



Madame Moustick 09/06/2014 08:15

Tu me donnes envie d'aller voir Maps to the star.

Carole Nipette 09/06/2014 21:42



:)



Madame 09/06/2014 07:39

Rho La chambre bleue! Le cinéma je dois "oublier" pendant quelques temps j'y retournerai en juillet avec mon grand

Carole Nipette 09/06/2014 21:43



pas évident en effet d'y aller (maintenant j'ai compris !)