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Mercredi 26 novembre 2014 3 26 /11 /Nov /2014 06:29

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Cher Transilien de la ligne R,

 

Il y a quelques temps j'écrivais combien ma vie dans le train pouvait être agréable. Je racontais des choses plutôt positives hormis la façon dont les usagers sont considérés. Malheureusement ce dernier point ne s'arrange pas.

 

Pas de chance, depuis la mi-octobre, il y a une vague de travaux qui pertube tout le traffic.

Tu as commencé une semaine avant avec une distribution de tract pour nous prévenir qu'il y aurait des changements d'horaire pour cause de travaux mais que nous verrions à peine le différence, tu parlais de 5mn de retard maximum. Je t'ai cru. Je trouvais même que les gens abusaient de raler pour 5 minutes de retard. Mais ils avaient l'habitude eux de tes mensonges réguliers.

 

En vérité, tu as juste voulu nous faire passer la pilule gentiment avec un peu d'eau. La première semaine on a eu une belle feuille avec les horaires. On à souri, on a compris, on a apprécié ces gestes. Puis on s'est vite rendu compte dès la semaine suivante que la pilule il faudrait l'avaler à sec et se la coltiner dans l'estomac bien profond.

Fini les petits mots doux, fini les distributions d'horaires et le retard quotidien ça n'a pas été 5mn mais entre 10 à 15 mn à l'aller et au retour.

 

J'arrive 15mn en retard au bureau ça peut passer parce que je suis plutôt en avance d'habitude, mais que chaque soir tu me prives de 10mn de ma fille et que de surcroit à la fin de la semaine j'ai une heure de nounou à payer en plus là tu vois ça passe moins bien. Parce pendant les mois que durent les travaux je paie mes 106 euros par mois et même quand je vois tous les autres venir chez nous vacances et week-end grâce à leur pass dézoné je continue de payer nos 106 euros par mois. Quand tu nous supprimes des trains au dernier moment sans préavis et sans solution de rechange je paie encore sans broncher.

 

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Durant plusieurs semaines, chaque jour nous arrivions à la gare de Lyon sans savoir à quelle heure partait le train. Le site web n'était pas à jour. Et que dire de ton application qui n'est pas capable de nous donner les bons horaires en temps réel. Il a fallu presque un mois pour qu'enfin les nouveaux horaires y soient inscrits.

 

Je sais Transilien qu'il faut faire des travaux et que même s'ils ne concernent pas les gares où l'on s'arrête, je peux comprendre que c'est sur le même chemin et que forcément notre train est gêné. Mais là où j'ai le sentiment que tu me prends pour une idiote c'est que sur la voie juste à côté, celle qui passe exactement par les mêmes quais de gare, les trains à plus grande vitesse ne ralentissent pas eux. Les travaux invisibles ne concernent que les Transiliens. Il y a probablement une bonne raison mais tu vois comme tu me prends pour une idiote et que tu ne m'expliques rien et bien je râle et je te maudis et je continue à penser que tu te fous de ma gueule. Oui car les travaux après 18h on ne les voit pas car il n'y en a pas.

 

Cher Transilien, tu n'expliques rien, ni en gare, ni dans les trains (allez sur 10 incidents, il y a au max 2 conducteurs qui parlent quand on a de la chance que le micro marche), tu racontes n'importe quoi sur ton flash info on l'on roule toujours "sereinement", qu'elle est idyllique l'image que tu renvoies.

Si j'étais prof en école de communication je te donnerais comme étude de cas. C'est édifiant la façon dont tu t'adresses aux gens et la façon dont tu les prends pour des demeurés. Je soupçonne que les messages d'information aux passagers sont rédigés par des pros qui ont pour consigne de noyer le poisson et d'utilier au maximum la langue de bois.

Quand il y a un problème tu nous fais croire jusqu'au dernier moment que tout va s'arranger, puis tu supprimes le train sans préavis. Parfois même tu le supprimes en nous prenant pour des triples buses. Exemple récent : "Votre train qui devait partir de ... a été retardé bla bla... il partira de Melun." Et hop dix gares dans la vue ! Voilà comment on annonce aux gens que le train est supprimé tout en l'enlevant du panneau d'affichage, Transilien, ma fille dirait que tu es un magicien !

 

 

Ta phrase préférée : "Merci de votre compréhension".

Mais moi j'ai de plus en plus de mal à comprendre vu que la plupart du temps tu nous ignores. Tu nous ignores et tu nous traites comme de la merde. Dis moi pourquoi tu ne chauffes pas les trains en hiver ou alors uniquement sur la moitié du trajet. Dis moi pourquoi on roule à 2 à l'heure, explique moi, je veux comprendre. Dis moi pourquoi quand tu n'es pas capable d'annoncer une voie de départ au moins 15 mn avant. Raconte moi quels sont tes projets pour l'avenir. Explique moi les travaux et les ralentissements. Je peux comprendre. Parle moi bordel !

 

Parce que moi ce que je demande c'est juste un peu plus de considération (des trains à l'heure aussi je dis pas non...)

 

Merci de ta compréhension.

 

Carole, passagère de la ligne R depuis 15 mois...

 

 

PS : il parait que la modernisation et les changements sont en route, pourtant la Ligne R se garde bien d'avoir son compte twitter comme une majorité d'autres lignes Transilien... et je veux bien supporter les travaux tant que j'en retire de bénéfice dans mon confort de voyage, je demande encore à voir...

PS 2 : il est évident que c'est compliqué de gérer des lignes et des passagers mais parler aux gens ça ne coûte rien

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 07:00

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On fait toujours la comparaison entre la vie virtuelle et la vie réelle, on dit toujours "in real life" alors qu'on s'exprime réellement sur nos blogs et sur les réseaux sociaux.

On rencontre des gens, certains deviennent plus des que connaissances croisées ici et là, d'autres restent simplement des têtes connues.

On lit, on échange, on s'attache même à distance.

Et au fil des années on entre, en restant sur le palier le plus souvent, dans la vie des autres. On accouche par procuration, on voit les enfants grandir, les uns qui se marient, les couples qui se défont, les galères financières ou professionnelles, les maladies, les morts aussi... La vie exprimée virtuellement fait partie de nous, de nos souvenirs, de nos projets, de nos pensées.

 

Il y a ceux qui ne font qu'inventer et qui se créent une identité virtuelle qui restera virtuelle mais la majorité se révèle un peu, beaucoup, voire trop.

On apprend beaucoup sur les gens et la psychologie humaine en restant derrière son écran.

 

 

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De moi que savez-vous vraiment dans le fond ? Uniquement ce que je veux bien livrer. Idem pour Nina. Les apparences peuvent être trompeuses on le sait tous. Par exemple, plusieurs personnes pensaient que j'étais une maman solo. Si je parle très peu du papa de Nina c'est parce que je respecte et comprends son désir de ne pas figurer ici ou sur les réseaux sociaux. Je lui demande toujours son avis avant de le mentionner. Alors oui quand on me lit depuis peu, je ne parle que de ce que je fais avec Nina mais cela ne veut pas dire que nous sommes toujours uniquement toutes les deux.

Comme tout le monde j'ai des hauts et des bas, des soucis d'intendance, de finances, des moments de doute mais peut être je n'en raconte qu'une infime partie ou je n'en dis rien. Ce n'est pas pour ça que ça n'existe pas. Il ne faut pas toujours se fier à la vie virtuelle.

 

Il y en a qui se livrent entièrement, simplement, sans même réfléchir aux conséquences. Il y en qui donnent une image négative d'eux à force de toujours râler ou de toujours se plaindre des enfants, du conjoint, du patron, de la vie ou d'autre chose. Ils ne se rendent pas forcément compte mais quand on lit une personne depuis des années, on se fait une image et même si elle ne correspond pas entièrement à la réalité, elle existe. L'image que l'on donne de nous sur les blogs et les réseaux sociaux n'est pas forcément la bonne, la meilleure, la plus intéressante mais elle fait partie de nous et peut nous nuire c'est certain.

 

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J'ai rencontré des blogueurs qui ne correspondaient pas à l'image qu'ils renvoyaient et ça fait drôle (un peu comme les sites de rencontre en fait !). Là où je m'attendais à une introvertie, timide je trouvais une fille pleine de vie et drôle, là où je m'attendais à quelqu'un de fun et décomplexé je trouve une fille coincée ou tellement politiquement correcte, là où je m'attends à une peste je rencontre une personne adorable. Et ça doit probablement faire pareil pour certains de ceux qui me rencontrent...

J'ai un sentiment d'arnaque ! Même si cela n'a rien à voir avec les vrais mythos qui s'inventent des vies virtuelles, des maladies ou des problèmes. Et je me dis que cette image virtuelle que je me suis faite résulte aussi des commentaires des autres qui se font aussi leur propre image en fonction des mêmes critères que moi ou d'autres.

Bizarrement une personne intéressante en live peut tenir un blog complètement creux et mal écrit. Et l'inverse est vrai, une belle plume au contenu sympa peut être prétentieuse ou ne plus se sentir.

 

La vie des autres derrière mon écran elle est parfois magique, parfois terrible, parfois drôle, parfois pathétique, parfois intéressante, parfois tellement ennuyeuse ou tout simplement pas en phase avec mes attentes. Mais je peux vous assurer que les émotions que je peux ressentir en lisant les autres, les larmes ou les énervements sont bien réels eux... La vie des autres parfois, on n'a vraiment pas envie de la subir pour de vrai, l'écran suffit ou alors on voudrait être amie avec la personne derrière l'écran.

 

J'aime avoir des nouvelles des uns et des autres, savoir ce que fait l'un ou l'autre ces derniers temps et si le virtuel ne me suffit pas je sais que je peux passer au réel devant un café, un repas ou un coup de fil. Parfois le virtuel ne me suffit et malheureusement je n'ai pas le temps de creuser en dehors du blog ou des réseaux sociaux.

 

Le virtuel et le réel ne cessent de se compléter en fait et c'est en commençant les choses virtuellement qu'elles peuvent de temps en temps devenir bien réelles nest-ce-pas ? Le virtuel fait complètement partie du réel mais il faut savoir gérer son image numérique comme on le fait dans le réel, en tout cas j'essaie mais je n'y arrive pas toujours...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 10:30

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Au départ je voulais bien une maison mais la taille du jardin m'importait peu. Un petit bout de vert histoire de prendre l'apéro dehors aurait suffi à mon bonheur, enfin c'est ce que je pensais.

Parce que qui dit maison et jardin, dit petites bébêtes, voire moyennes bébêtes. Je suis plutôt le genre à devenir hystérique à proximité d'une guêpe, parano à 100 mètres d'un moustique et morte de peur devant un truc bizarre qui vole ou qui rampe. Mon corps peut se transformer en ressort en deux secondes si je suis "attaquée" par un insecte. C'est complètement irrationnel ! Sans parler des cris qui vont avec, une vraie dingue !

 

 

Je suis phobique depuis toujours mais je me soigne.

Finalement je ne regrette pas d'avoir un grand jardin (pas immense non plus) et je l'apprivoise tel qu'il est avec ses hordes de bestioles. Je pars du principe qu'on a peur de ce qu'on ne connait pas et je tente de me l'appliquer comme une grande. Alors évidemment je connais les guêpes et je sais qu'elles peuvent piquer, contre ça je me maitrise mais j'ai peur quand même.

 

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Je ne raffole toujours pas des insectes mais je vis avec eux en essayant de faire avec. Quand je trouve un specimen inconnu, je prend une photo et je cherche sur internet. Je veux tout savoir de lui, de ses mensurations à ses propriétés. Une fois que je sais que je n'ai rien à craindre, je respire et ça va beaucoup mieux. Cet hiver on a eu de drôles de grands insectes volants dans la maison, les chrysopes. Après enquête, ces viennent se réfugier dedans pour trouver la chaleur comme si elles hibernaient à l'intérieur.

Ou alors j'ai eu ce moment de dégout et de panique lorsque j'ai soulevé des tas de feuilles mortes et que ça grouillait dans tous les sens. J'ai découvert les cloportes dont je connaissais le nom mais pas la tête ! Aussi répugnants soient-ils, ils servent bien au jardin et à la terre, je fais avec.

 

On a failli avoir des chenilles processionnaires mais notre voisin est gentiment venu couper deux branches du pin et s'en est débarassé. Ouf, car là j'aurais été paumée.

 

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Nina parle aux gendarmes et joue avec eux "Oh ils sont mignons... et regarde les amoureux... et oh les petits bébés !" Je n'ai rien à dire contre les gendarmes même s'il y en a plein !

J'ai toujours un frisson quand j'entends un gros bourdonnement autour de moi, réflexe de mon corps que je ne contrôle pas, mais je gère.

 

 

Quand aux araignées, quand nous avons emménagé, pendant plusieurs semaines, nous nous sommes souvent retrouvés nez à nez avec des araignées noires énormes. Je suis la seule de la famille à ne pas avoir (trop) peur des araignées et pourtant je pousse un cri quand j'en vois une, sérieux elles sont énormes. Là encore c'est un réflexe, c'est plus fort que moi, je crois que c'est un cri de surprise ! Je sais qu'elles ne nous feront pas de mal mais pour le bien être et la tranquilité de la famille je suis obligée de m'en débarasser. J'avoue je n'aime pas trop ça... Quand aux toiles d'araignées qui poussent comme des champignons dehors, je ne suis pas non plus fan de m'en prendre plein la tête à chaque fois que je me balade !

 

 

Et le pire pour le fin, là pour le coup, ces insectes me gâchent la vie et me rendent parano !

Qui a inventé l'expression "Il ne ferait pas de mal à une mouche" n'avait clairement jamais eu affaire à un moustique. Sérieux je ne ferais pas de mal à une mouche car une mouche c'est inoffensif, c'est juste son bzzz qui énerve. Mais je pourrais exterminer de toutes les façons possible un moustique et sa famille. Le moustique c'est la double peine, non seulement son bzzz empêche de dormir ou réveille mais en plus il défigure le corps et nous fait nous gratter. Et sur Nina ça prend des proportions "Elephantmanesque".

Il y en a malheureusement beaucoup chez nous et je ne sors pas le soir sans me badigeonner de produits en tout genre. J'ai cherché des solutions pour m'en débarasser, il y a des méthodes mais c'est un peu cher... Je suis obsédée par les moustiques, obsédée qu'ils rentrent dans la maison, je peux devenir super chiante à cause de ces satanés insectes qui ne font que du mal et pas qu'à moi, à l'humanité toute entière.

 

Je n'ai pas fini de faire le tour de tous les insectes du jardin mais fait incroyable, j'ai développé un instinct à l'intérieur de la maison. Véridique, je suis devenue un radar à insectes, comme si j'avais des yeux partout sur la tête. Je rentre dans une pièce et je repère l'intrus, même un noir sur fond noir. Un sixième sens que je cultive pour des nuits sereines !

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 07:18

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Les vacances sont presque terminées mais j'ai plutôt le sentiment d'avoir eu de longs week-ends prolongés...

Vacances : "Période d'arrêt légal de travail dans les écoles, les universités, fixées selon un calendrier.

Période légale d'arrêt de travail des salariés, pendant laquelle de nombreuses personnes se déplacent : Avoir cinq semaines de vacances." Définition extraite du Larousse.

 

Déjà, quand on est parent on a un problème entre la première définition et la deuxième. Problème de taille puisque d'un côté il y deux mois et de l'autre côté, dans le meilleur des cas et selon son entreprise, deux ou trois semaines si on veut encore en prendre le reste de l'année. Il faut donc faire de savants calculs entre les jours au centre de loisirs, les jours dans la famille si on en a, les jours chez les copains si c'est possible et même les jours au bureau si pas d'autres solutions temporaires.

Pour ceux qui ne travaillent pas par choix, par nécessité ou par la force des choses, les calendriers peuvent plus facilement s'harmoniser. Après il y en a qui réussissent à partir très longtemps (et dans des endroits sublimes en plus) et qui pourtant on un travail en entreprise mais là je renonce à comprendre, on nous ment, on nous spolie !

 

Et j'ai aussi un problème avec la deuxième définition et cette partie "pendant laquelle de nombreuses personnes se déplacent". Donc depuis deux ans, je ne fais pas partie de ces nombreuses personnes. Je suis une personne pas du tout nombreuse !

 

Bref, la définition du mot vacances est à revoir !

 

Les vacances quand on ne part pas c'est comme une tartine de pain sans beurre, une voiture sans essence, un enfant qui ne fait pas de câlin...

Et puis manque de bol, c'est la double peine et on peut remercier chaleureusement la météo de cet hiver qui a été clémente. Feu de cheminées, déluges répétés, la nuit durant le jour. Mais pourquoi je dis que je ne suis pas partie ? Je suis allée au Pôle Nord, en Islande et en Asie. 

 

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L'an dernier nous n'avons pas pu partir pour cause d'attente de l'obtention du prêt pour la maison et cette année impossible de partir car l'achat d'une maison ça ne permet pas un budget vacances, en tout cas pour nous. Nous ne sommes pas à plaindre, on a choisi cette situation mais j'ai la nostalgie de nos vacances en famille en Espagne par exemple, la nostalgie des langues étrangères, la nostalgie des découvertes hors mon périmètre habituel.

J'ai eu l'immense chance de partir une semaine avec Nina au Club Med de Djerba en octobre dernier et s'il n'y avait eu cette invitation jamais nous n'aurions pu y aller. Mais nous étions deux au lieu de trois. Par contre cet été, j'ai été blogueuse en carton, pas une proposition de test d'hôtel ou de voyage en bateau, pas de week-ends découvertes, pas d'invitations en spa, rien, nada, la crise madame ! En carton je vous dis !

 

Mon but n'est pas de faire pleurer dans les chaumières, il y a assez d'eau comme ça ! Plus sérieusement, j'ai m'estime heureuse d'avoir au moins un jardin et une maison au calme dans une belle région qui fait vacances à la base, même si là cette météo pourrie est déprimante.

J'avais des tas de projets et même des projets concernant la maison, le jardin. On va dire qu'on a rentabilisé au mieux les heures où le soleil a daigné se montrer mais il va falloir remettre encore à plus tard.

 

Aux prochaines vacances ?!! Vivement j'ai envie de dire !

 

 

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Ps : même les arcs en ciel n'ont pas joué le jeu, c'te arnaque !

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : Farfouillage Familial
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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 07:12

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Je m'en souviens comme si c'était hier. Un souci bénin pendant les dernières vacances en Espagne, en août 2012 et je sors le médicament pour me soigner. Je déplie la notice et là je me dis que punaise c'est quand même écrit vachement petit. C'est la première fois que ça me le fait mais vous savez quoi, pas deux secondes j'ai pensé que ça pourrait venir de mes yeux. Moi qui ait toujours eu 10/10 depuis mon enfance, voir 11/10 et qui suit ressortie des rendez-vous ophtalmo avec des remarques du style "vue parfaite" ou "yeux redoutables".

C'est comme la fois où voyant les pantalons de ma fille devenir courts je sors à mon homme "Oh dingue comment les pantalons ont rétréci au lavage !" et pas deux secondes j'ai pensé à la réponse logique "ma fille a grandi" !

 

Je n'y pense plus et puis quelque temps après, rebelote. Une nouvelle notice de médicament illisible. Je m'aperçois que je dois éloigner mon livre de poche sinon ma vision est troublée. Et là encore, je refuse de voir l'évidence. Je ne sais plus ce qui a fait que, mais c'est quelqu'un qui m'a dit "tu as la vue qui baisse" quand j'ai parlé des notices. Evidemment après coup, c'était logique, je voyais de moins en moins bien de près les petits caractères. Par contre de loin c'est toujours nickel et ouf. Je n'imagine pas le jour où je vais devoir porter des lunettes pour voir des films au cinéma, conduire ou marcher dans la rue.

 

Puis j'ai traversé d'immenses moments de solitude lorsque j'ai du choisir la toute première paire de lunettes, pas convaincue du tout et avec le sentiment de ne jamais réussir à trouver une paire qui m'aille vraiment. Une paire avec des verres normaux que je mettais et enlevais selon les activités; pas pratique du tout. Immenses moments de solitude encore pour choisir mes lunettes à verres progressifs avec manque de s'étouffer en voyant le prix. Je les ai toujours aujourd'hui et j'attends avec impatience mon prochain rendez-vous en janvier 2015 pour que je puisse enfin les changer. Je ne m'aime pas avec mes lunettes, je ne supporte pas le poids des lunettes sur mon nez, c'est une sensation désagréable. Ce n'est pas pour rien que ne supporte pas non plus le poids des lunettes 3D au ciné. Quand aux verres progressifs, au bout d'un an et demi je ne suis toujours pas habituée.

Je les mets toute la journée au bureau pour bosser sur l'ordi, pour lire, prendre des notes ou utiliser mon smartphone mais pas pour regarder la télé, parler à des gens, où faire des choses de la vie quotidienne comme la cuisine (sauf pour lire les recettes).

Mais clairement, si je les oublie une journée, au bureau ce n'est même pas la peine.

 

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C'est sur, Eva Mendes égérie de la marque Vogue Eyewear ça a tout de suite de la gueule ! (photo DR)

 

Je suis une bigleuse qui déteste son état. Ma fille a des lunettes depuis l'âge de 3 ans mais c'est presque naturel chez elle. Pour moi, c'est tout sauf naturel, les lunettes me pèsent à tous les niveaux. Alors même si je suis contente d'avoir ce point commun avec ma fille, je peux vous dire que les câlins avec les deux paires de lunettes ça cogne au moment des bisous !

Il y a des choses auxquelles on ne pense pas. C'est devenu une galère pour s'épiler les sourcils par exemple. Avec mes lunettes normales c'est impossible car si je soulève le verre pour passer la pince, je ne vois plus rien. La lose totale ! Heureusement j'ai des lunettes de lecture avec des petits verres qui laissent dépasser le sourcil et je peux enfin m'épiler toute seule en m'approchant du miroir vu que je n'ai pas les moyens d'aller chez l'esthéticienne tous les 15 jours.

 

Et des exemples comme ça il y en a plein. Je prends de plus en plus de photos floues sans mes lunettes parce que justement je ne vois pas que c'est flou quand j'appuie sur le déclencheur.

Et avec cette vue irrégulière je ne peux mettre de lentilles donc condamnée aux lunettes. Le problème c'est que autant pour ma fille, les lunettes vont peut être disparaître car sa vue s'améliore avec le temps, autant pour moi c'est l'inverse. Plus je vais vieillir plus ça va empirer.

 

Je suis une bigleuse qui aimerait s'ignorer mais qui ne peut malheureusement pas !

 

 

 

PS : alors que l'article était écrit, rebondissement puisque les lunettes dont je parle, je les ai oubliées au cinéma vendredi soir dernier et quelqu'un de bien intentionné les a prises à ma place aux objets trouvés de l'UGC Bercy. J'ai la haine vu que ma mutuelle est bloquée jusqu'en 2015. Je survis avec la paire de rechange, rayée et beaucoup moins bien que l'autre j'ai payé un rein et à crédit en plus vu que ça dépassait le budget mutuelle. Je suis ravie !

 

PS2 : lunette ça rime avec Nipette mais c'est pas une raison !

 

PS3 : un jour je ferai la paix avec les lunettes mais ce jour là n'est pas encore arrivé

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : Farfouillage Familial
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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 06:09

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Voilà déjà une année scolaire qui se termine, dix mois que nous avons sauté le pas et quitté Paris pour une petite ville au fin fond de la Seine et Marne. On prend toujours le train plusieurs fois par semaine pour aller travailler à Paris et dans l'ensemble ça se passe bien sauf cas de grèves extrêmes.

 

Paris ne me manque pas tant que ça, bon en même temps j'y vais au moins quatre fois par semaine et tout en étant pas mal coincée au bureau, j'arrive à bouger et voir du paysage. Les premiers mois, quand je restais à Paris le soir pour une sortie au restaurant ou avec des amis, j'avais un peu le blues des rues animées, des terrasses de café... Puis petit à petit ça s'est estompé. Je suis contente d'être à Paris hors contexte professionnel mais ça ne me manque plus. Disons que j'ai ressenti ça en période hivernale mais maintenant je préfère mille fois boire un coup sur ma terrasse en famille ou avec des amis qu'à la terrasse d'un café bruyant.

 

En ce qui concerne le blog, oui parfois le mercredi j'irais bien à une opé pour enfants mais comme Nina ne le souhaite que très rarement, aucun regret. Ma fille a tout de suite aimé son nouvel environnement et n'aime pas trop retourner à Paris qu'elle trouve sale, bruyante et fatigante (on en reparle à l'adolescence ?!). Il faut vraiment que ce soit pour la famille, pour un spectacle ou quelque chose d'exceptionnel. Quand aux invitations en soirée et bien franchement je n'ai pas le sentiment de rater tant de trucs de fous que ça. J'ai de plus en plus de mal avec le côté "perdre mon temps" qui est souvent ce que je ressens après une soirée blog, les cadeaux et les rencontres de marques j'en ai ma claque depuis longtemps donc là aussi aucun regret. La seule chose qui pourrait me manquer c'est de croiser les copines mais "loin des réseaux sociaux, loin du coeur" comme je l'ai dit ailleurs, je préfère des rencontres sans avoir de billet à faire ensuite ! De temps en temps, je me laisse convaincre pour retrouver un petit goût de quelque chose d'agréable mais qui devient rare...

 

Même si j'avais de chouettes voisins de palier à Paris, je trouve que les relations ici sont beaucoup plus chaleureuses et simples. Il y a toujours quelqu'un pour dépanner, pour donner une bonne adresse ou bon plan et quand on est loin de son enfant c'est appréciable de savoir qu'on peut compter sur plein de gens. En quelques mois j'ai réussi à me nouer pas mal de relations et j'ai bien l'intention de les approfondir.

 

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Pour la vie culturelle, j'ai ce qu'il faut à mon travail et pour l'instant je n'ai pas eu le temps de trop m'intéresser à ce que propose ma région mais ça viendra. Pour aller au cinéma il faut prendre la voiture pour un trajet pas plus long que celui que je faisais en métro. Comme de toute façon c'est le cinéma qui occupe la majeure partie de mes loisirs culturels et que je n'ai pas plus de temps qu'avant pour y aller, je continue à me débrouiller à Paris. C'est vrai qu'on va un peu moins voir de fims avec Nina car tout ne joue pas dans notre cinéma mais dans le fond on le vit bien. La frénésie des uns et des autres qui organisent un emploi du temps de ministre pour les enfants le mercredi ou le samedi... ça ne me fait pas envie.

 

Le vrai changement est celui du cadre de vie et quand je suis chez moi au calme, je ne pense plus du tout à Paris. L'avoir dans la journée me suffit amplement... Bon j'avoue qu'un truc qui nous manque c'est de pouvoir commander des sushis par téléphone et se faire livre dans les 30mn (on se fait livrer des pizzas à la place et il y en a une qui est contente !). Clairement on a tiré un trait sur ce genre de choses !

 

Ça fait quoi de quitter Paris ? Pas grand chose finalement, on s'y fait très bien et plus vite qu'on ne le pense. Je n'ai plus 20 ans, j'ai une enfant qui demande de l'attention, si ce n'était pas le cas je ne réagirais probablement pas comme ça et puis je n'aurais pas quitté Paris non plus !

Ça fait quoi de quitter Paris ? J'ai le sentiment de faire plus attention à la vie qui s'écoule, d'être plus sereine et d'accorder moins d'importance aux choses qui n'en valent pas la peine.

 

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Après on ne va pas se cacher que quitter Paris et continuer à y travailler ça demande beaucoup d'organisation et si souci il y a, je ne peux arriver en vitesse chez moi mais il y a des personnes qui peuvent me dépanner, c'est déjà énorme... Et quand je rentre tard du travail le soir en voiture, je savoure les magnifiques paysages que je traverse lorsque je m'éloigne petit à petit de la ville, je regarde la lune descendre, le soleil se coucher, les animaux se reposer dans les champs et je suis juste bien  tout simplement...

 

Alors au fond avoir quitté Paris n'est pas la question, ce qui compte c'est d'être à sa place là tout de suite...

 

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 06:35

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Mais quel est donc ce phénomène étrange et bizarre qui m'arrive tous les dimanches soirs ou presque à l'heure du coucher ?

 

J'en viens à redouter cette nuit et forcément je ne dors pas ou mal. Je me couche et une fois la lumière éteinte et le "bonne nuit" accompli, mes yeux se ferment mais pas mon cerveau. Pourtant je lui interdis de cogiter sur le sens de la vie, sur le "on va tous mourir un jour...", sur ma fille qui grandit, sur le boulot, sur le blog et les mille idées qui tout à coup se réveillent vers minuit le dimanche. Mais rien à faire il ne veut pas m'écouter.

 

J'ai beau être fatiguée, rien n'y fait. C'est toujours le dimanche soir que j'ai du mal à m'endormir.

 

Si on faisait de la psychanalyse à deux balles on pourrait dire que je redoute le lundi matin qui annonce la semaine de travail qui recommence. C'est clair je ne suis pas forcément fan de la semaine de travail qui revient encore et encore et qui va durer encore plus de 20 ans !

 

J'ai cette faculté de ne jamais penser au travail dès que j'ai mis le pied en dehors du bureau. Chaque soir je me retrouve dans ma bulle aussitôt entrée dans le métro. Et le week-end j'ai souvent l'impression que les deux jours durent plus longtemps.

Pourtant il vient parfois me hanter dans la nuit du dimanche au lundi.

 

Si j'ai eu un souci dans le semaine, une contrariété que j'ai un peu mise de côté et bien ça ne loupe pas. Elle revient me titiller dans la nuit du dimanche au lundi.

J'essaie de me raisonner, je psalmodie en silence "dors, dors, dors, il faut que je dorme, je dois dormir, arrête de penser à ça..." mais ça ne marche pas.

 

Et quand j'ai une idée de billet en tête, alors ça fuse. Je l'écris dans mon lit et dans ma tête et ça me parait toujours bien. Mais comme je n'ose pas me lever pour écrire de peur de déranger celui qui partage ma couche, le lendemain il n'en reste qu'une vague idée et mes belles phrases se sont envolées.

 

C'est vraiment mystérieux ce syndrome de la nuit du dimanche au lundi, un peu comme une pleine lune qui reviendrait toutes les semaines...

 

 

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mardi 25 mars 2014 2 25 /03 /Mars /2014 07:00

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Ma vie a changé depuis que je n'habite plus à Paris et quatre jours par semaine je fais partie des milliers de personnes qui prennent le transilien pour aller y travailler.

Après plus de 6 mois de trajets, je peux parler de mon expérience et de mon ressenti.

 

On me dit "mais c'est long ton trajet" oui c'est long. 1h20 aller et 1h20 retour quand tout va bien c'est long c'est vrai mais en vérité ce n'est pas si long.

Déjà il faut savoir que prendre le train ça n'a rien à voir avec prendre le RER. Je plains vraiment les gens qui doivent prendre le RER tous les jours, là je pense que j'aurais pris dix ans avec la fatigue et la nervosité.

Rien qu'à Paris où je dois prendre le RER pour rejoindre mon boulot, c'est souvent du n'importe quoi, je jongle entre le D, le B et le A et il n'y a pas un jour sans problèmes...

 

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Le matin j'ai toujours une place assise et idem le soir sauf si j'arrive deux minutes avant le départ du train ce qui n'a encore jamais eu lieu. Au pire des cas, au premier arrêt il y aura des places assises. Ce n'est pas le confort grand luxe mais qui dit assise dit tranquille et peinarde.

A partir de ce moment, j'ai une cinquantaine de minutes à moi, du temps uniquement pour moi, du temps que je n'aurais pas pris mais que je suis obligée d'avoir donc j'en profite. Je lis un livre ou des magazines, je regarde des séries, je joue à Ruzzle, je réponds à des mails, je twitte à peine car le réseau est très fluctuant et plus rarement j'écoute de la musique.

Sans ce trajet, je n'aurais ni le temps de regarder toutes les séries que je suis, ni de lire autant.

Le temps passe plutôt vite d'ailleurs sauf les jours de galères, ça va de soi.

 

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Dans le train j'observe beaucoup. Je regarde mes contemporains lire, parler, se maquiller, travailler sur leur ordinateur, dormir, téléphoner, jouer à Candy Crush et parfois j'en vois un sur Ruzzle mais je n'ai pas encore osé dire "on se fait une partie ?"

Il y a les gens qui se connaissent et qui voyagent toujours ensemble. Je commence à repérer des têtes connues et je sais si je suis dans le bon train quand j'entre dans le wagon. On est plusieurs à avoir la stratégie du temps gagné, on se met dans le "bon" wagon pour arriver au bon endroit dans la gare. Pour moi chaque minute gagnée me rapproche de ma fille et me coûte moins cher en baby sitting. C'est valable pour le soir car le matin je m'en fiche, de toute façon j'attends toujours quelques minutes que la foule se disperse avant de sortir du train.

 

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Je reste attentive au paysage que je ne connais pas encore par coeur, je ne lève pas toujours les yeux au même moment et j'ai vécu plusieurs mois d'allers-retours dans la nuit. En ce moment c'est cool, on part il fait jour et on rentre, il fait encore jour au début.

 

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Je suis toujours scotchée par les levers et les couchers de soleil, ceux qui me suivent sur Instagram peuvent en témoigner. J'adore prendre des photos par la fenêtre du train, ça donne parfois des rendus incroyables.

 

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Je regarde le paysage je me perds dans mes pensées. Plus on s'éloigne de Paris, plus c'est beau évidemment. Le train traverse la forêt de Fontainebleau c'est toujours mieux que les barres d'immeubles et centres commerciaux de la petite couronne.

 

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Très honnêtement dans l'ensemble ça se passe bien, je serais de mauvaise foi si je dépeignais ma vie dans le train d'une façon très noire. Prendre le train pour aller bosser ne me pourrit pas la vie dans 90 % des cas. D'ailleurs, c'est plutôt dans le sens contraire, celui du retour que ça déconne. D'une manière générale, j'ai expérimenté beaucoup plus de soucis le soir que le matin et là j'enrage parce que plus je rentre tard moins je vois ma fille et plus ça me coûte cher en garde.

 

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Je conçois qu'il y ait parfois des retards ou des accidents mais le plus énervant dans tout ça c'est la façon dont on nous informe. On nous dit rarement pourquoi ça ne marche pas et comment ça va s'arranger, les informations en gare sont souvent inexactes voire inexistantes et l'immense majorité des conducteurs de train est muette. Le train s'arrête ou reste en gare longtemps et le conducteur ne dit rien. On ne changera rien au fait qu'il y ait du retard mais ce serait tellement plus sympa si on nous parlait. Ce doit être en option dans la formation, la parole... En tout cas merci aux rares qui communiquent et souvent avec humour, ça fait du bien de se sentir considéré. Il y a notamment Conducteur de train qu'on peut suivre sur Twitter, qui répond aux questions qu'on se pose et qui tweete utile.

 

Parfois c'est le gros bordel à Gare de Lyon, plusieurs trains arrivent avec beaucoup de retard, on ne sait plus à quel train se vouer, les gens se précipitent en masse et là les hauts parleurs se réveillent pour dire "Ne traversez pas les voies" !

L'autre truc rageant c'est le manque de chauffage en hiver. Ce n'est pas systématique mais ça arrive souvent que le train parte avec du chauffage et hop à la première gare après Paris, fini, privés de chaleur. Je ne comprends pas pourquoi les trains ne sont pas tous chauffés du départ à l'arrivée. J'ai écrit à Transilien pour leur poser la question et bien entendu j'ai reçu une réponse qui n'a pas répondu à ma question, de la belle langue de bois comme je les aime.

 

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Voilà, hormis la façon dont sont traités les usagers par Transilien en général, j'aime plutôt bien ma vie dans le train, une parenthèse divertissante dans mes journées de dingue. Je voyage vraiment sur les rails en m'évadant à travers les images et les récits...

 

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Photo prise par la fenêtre du train ! "Ne pas sauter dans l'arc en ciel"!

 

 

 

 

PS : on a fait le choix de s'éloigner à cause de notre budget mais ensuite quitte à s'éloigner autant avoir quelques avantages. Etre plus proche de Paris peut aussi signifier qu'on voyage toujours debout et là ça devient usant...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Vendredi 10 janvier 2014 5 10 /01 /Jan /2014 12:04

D'emblée je vous le dis, je n'ai aucun état d'âme à faire ou pas de la pub gratuite pour Amazon mais ça fait quelques temps que j'ai envie de donner mon avis sur le sujet.

C'est marrant alors que j'avais commencé à écrire sur le sujet, je tombe sur un tweet de Delphine qui parle d'Amazon et je remonte sa TL pour découvrir qu'elle parle d'un article de Libération sur les conditions de travail chez ce géant de l'internet.

Ce n'est pas la première fois que je lis un article avec ce genre de témoignages. Les conditions de travail dans les usines en Chine ou les ateliers du Bangladesh me révoltent beaucoup plus que ça en vérité et l'on s'offusque moins des conditions de travail quand il s'agit d'acheter des jouets moins chers pour les enfants ou la dernière petite robe Zara.

Oui ça n'a pas l'air cool du tout de bosser chez Amazon mais dans beaucoup de boites ce n'est pas cool, après s'ils contreviennent réellement au droit du travail, il y a des instances compétentes pour prendre des mesures.

Mais ce n'est pas de ça dont je voulais parler au départ, je le mentionne parce que je n'ai pas envie qu'on me dise que je fais l'autruche.

Quand aux histoires avec le fisc, ils ne sont pas les seuls à ne pas être en régle et si nos gouvernants et juges n'arrivent pas à régler ce cas, je ne peux rien y faire.

 

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Le cas Amazon m'interpelle parce que tout le monde dit "Amazon tue le commerce de proximité, tue les librairies, tue je ne sais plus qui..." Oui c'est vrai je n'ai aucune doute là-dessus. Amazon a révolutionné le commerce et le commerce sur internet et ça fait partie d'un mouvement beaucoup plus global de l'évolution de la société en général auquel je ne vois pas comment on peut échapper.

Oui c'est triste le petit magasin de quartier qui ferme mais qui a envie (et peut !) de payer le jouet de son gosse le double du prix ? Qui travaillant toute la journée en semaine a envie de se taper la foule des magasins le samedi ? Qui n'aime pas avoir le choix quand il fait ses courses ? Qui n'est pas attiré par le truc indispensable qu'on ne trouve pas en boutiques en France ? Qui, dans une zone rurale isolée, est content d'avoir enfin accès à tout sans faire des kilomètres ?

Pas tout le monde évidemment mais on peut tous s'y retrouver une fois ou deux.

 

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Je discutais avec un ami des livres. Il me disait en avoir marre de devoir attendre des semaines parce que le livre n'est plus disponible en librairie et donc Amazon... Solution de facilité oui mais dans nos vies réglées par les horaires de travail on court tout le temps et on a envie que le reste soit facile.

Personnellement je n'achète pas mes livres sur Amazon, sauf rares exceptions, (en règle générale, j'achète peu de livres à leur sortie je n'ai pas le budget pour, j'emprûnte ou j'achète le Poche plus tard...) mais beaucoup d'autres choses oui.

Et si on est dans un petit village sans librairie et qu'on a besoin d'un livre urgemment, on sait qu'avec Amazon on l'aura au plus vite.

Et comme j'ai peu de temps en ce moment et que ce billet a trainé dans mes brouillons, je me fais rattraper par l'actualité et la loi "Anti Amazon" qui va enlever la gratuité des frais de port et les 5% de remise pratiquée. Mais il faut être sans vision de l'avenir pour croire que ça va changer la donne en profondeur pour les librairies, pour toutes les raisons que j'invoque plus haut.

Tout le temps que je perdrais à chercher et acheter le livre que je veux en librairie (prendre ma voiture, user de l'essence, faire la commande et revenir une autre fois ou prendre le métro, m'énerver contre la Ratp...) je préfère le passer à lire !

 

 

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Je suis totalement consciente de faire un billet sur le consumérisme, pourtant je ne suis pas une acharnée qui achète tout et n'importe quoi. Je réfléchis à mes achats et je ne dépense pas pour dépenser.

Je ne suis pas une sainte et même si j'ai des côtés altruistes dans la vie de tous les jours, quand il s'agit de gérer au mieux mon petit budget de Noël par exemple, je ne peux me passer d'Amazon.

Combien de colis postés qui n'arrivent pas à destination ? Oui il y a de la fauche à la poste ce n'est un secret pour personne. Et bien Amazon te renvoie le colis si tu ne le reçois pas.

En plus, on peut commander un cadeau en urgence et le recevoir le lendemain. Et en cas de souci, tu as à peine le temps de "cliquer pour qu'un conseiller vous appelle" que ton téléphone sonne déjà. Sans parler du suivi qui est au top, rappels, envois de mails. Une énorme entreprise qui a service client aussi personnalisé et efficace c'est appréciable. Les opérateurs téléphoniques devraient s'en inspirer...

 

Amazon a révolutionné la façon de consommer mais aussi les modes de vie et ça va dans le sens de l'évolution actuelle que cela plaise ou non. Peut être qu'un jour Internet ne sera plus qu'un souvenir mais en attendant je ne peux plus me passer d'Amazon, c'est ainsi (surtout depuis que j'habite dans une commune de 3000 habitants qui possède les commerces alimentaires qu'il faut mais pour le reste...) Et si Amazon a pris autant d'ampleur depuis sa création c'est qu'il répond à un besoin.

 

Si les petits commerces ne se mettent pas à innover et à changer, clairement ils ont peu de chance de survie, c'est triste mais chaque évolution de la société a entrainé ses dommages collatéraux...

 

 

Edit : pour moi Amazon est un service indispensable mais il ne remplace pas tous les commerces et ne pourra jamais le faire. Je suis persuadée qu'il y a de la place pour tout le monde et que les services sont complémentaires. Une chose est sûre, je suis obligée de traquer les bons plans pour m'en sortir et si ça passe par Amazon et bien j'y vais...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : culture geek
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Mardi 12 novembre 2013 2 12 /11 /Nov /2013 07:00

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Les gens meurent, c'est dans l'ordre des choses, les gens qu'on aime meurent c'est aussi malheureusement dans l'ordre des choses.

 

Je ne crois pas aux fantômes, aux esprits et ce genre de choses, enfin je ne pense pas, mais je crois qu'une personne que l'on aime ne nous quitte jamais. On fait notre deuil le temps qu'il faut, on continue à vivre et à aimer la vie aussi dure puisse t'elle être mais un disparu que l'on a vraiment aimé ne l'est jamais à tout jamais.

 

Ma grand-mère ne m'a jamais quittée. J'ai relu ce billet que j'ai écrit il y a deux ans "Elle aurait eu 91 ans" où je disais qu'elle m'accompagne toujours. 

C'est le sentiment que j'ai depuis qu'elle est morte il y 13 ans. Peut-être est-ce le résultat de notre relation très forte, peut-être est-ce normal avec quelqu'un qu'on a aimé de tout son coeur.

 

Je sens sa présence bienveillante sur moi, sur nous. Je pense souvent à elle évidemment et je vois son visage et son sourire si rayonnant, je repense à sa douceur.

 

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Dans mon héritage de famille je garde depuis toujours ce portrait d'elle quand elle était toute jeune enfant. Une petite fille d'origine slave, une photo d'époque rare et précieuse toujours dans son cadre d'origine qui a quasiment 90 ans.

Alors c'est peut être naïf mais je garde ce portrait et je l'accroche dans chacune de mes demeures parce que j'ai le sentiment qu'elle vit à travers lui. Pas une autre photo, non, ce portrait là.

 

Il a trouvé sa place dans notre maison, tout naturellement. Dans l'escalier qui monte à la chambre de Nina, elle fait le lien entre elle et nous. Elle fait partie de notre famille.

 

Elle veille sur nous...

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : Farfouillage Familial
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