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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 06:35

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Mais quel est donc ce phénomène étrange et bizarre qui m'arrive tous les dimanches soirs ou presque à l'heure du coucher ?

 

J'en viens à redouter cette nuit et forcément je ne dors pas ou mal. Je me couche et une fois la lumière éteinte et le "bonne nuit" accompli, mes yeux se ferment mais pas mon cerveau. Pourtant je lui interdis de cogiter sur le sens de la vie, sur le "on va tous mourir un jour...", sur ma fille qui grandit, sur le boulot, sur le blog et les mille idées qui tout à coup se réveillent vers minuit le dimanche. Mais rien à faire il ne veut pas m'écouter.

 

J'ai beau être fatiguée, rien n'y fait. C'est toujours le dimanche soir que j'ai du mal à m'endormir.

 

Si on faisait de la psychanalyse à deux balles on pourrait dire que je redoute le lundi matin qui annonce la semaine de travail qui recommence. C'est clair je ne suis pas forcément fan de la semaine de travail qui revient encore et encore et qui va durer encore plus de 20 ans !

 

J'ai cette faculté de ne jamais penser au travail dès que j'ai mis le pied en dehors du bureau. Chaque soir je me retrouve dans ma bulle aussitôt entrée dans le métro. Et le week-end j'ai souvent l'impression que les deux jours durent plus longtemps.

Pourtant il vient parfois me hanter dans la nuit du dimanche au lundi.

 

Si j'ai eu un souci dans le semaine, une contrariété que j'ai un peu mise de côté et bien ça ne loupe pas. Elle revient me titiller dans la nuit du dimanche au lundi.

J'essaie de me raisonner, je psalmodie en silence "dors, dors, dors, il faut que je dorme, je dois dormir, arrête de penser à ça..." mais ça ne marche pas.

 

Et quand j'ai une idée de billet en tête, alors ça fuse. Je l'écris dans mon lit et dans ma tête et ça me parait toujours bien. Mais comme je n'ose pas me lever pour écrire de peur de déranger celui qui partage ma couche, le lendemain il n'en reste qu'une vague idée et mes belles phrases se sont envolées.

 

C'est vraiment mystérieux ce syndrome de la nuit du dimanche au lundi, un peu comme une pleine lune qui reviendrait toutes les semaines...

 

 

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mardi 25 mars 2014 2 25 /03 /Mars /2014 07:00

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Ma vie a changé depuis que je n'habite plus à Paris et quatre jours par semaine je fais partie des milliers de personnes qui prennent le transilien pour aller y travailler.

Après plus de 6 mois de trajets, je peux parler de mon expérience et de mon ressenti.

 

On me dit "mais c'est long ton trajet" oui c'est long. 1h20 aller et 1h20 retour quand tout va bien c'est long c'est vrai mais en vérité ce n'est pas si long.

Déjà il faut savoir que prendre le train ça n'a rien à voir avec prendre le RER. Je plains vraiment les gens qui doivent prendre le RER tous les jours, là je pense que j'aurais pris dix ans avec la fatigue et la nervosité.

Rien qu'à Paris où je dois prendre le RER pour rejoindre mon boulot, c'est souvent du n'importe quoi, je jongle entre le D, le B et le A et il n'y a pas un jour sans problèmes...

 

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Le matin j'ai toujours une place assise et idem le soir sauf si j'arrive deux minutes avant le départ du train ce qui n'a encore jamais eu lieu. Au pire des cas, au premier arrêt il y aura des places assises. Ce n'est pas le confort grand luxe mais qui dit assise dit tranquille et peinarde.

A partir de ce moment, j'ai une cinquantaine de minutes à moi, du temps uniquement pour moi, du temps que je n'aurais pas pris mais que je suis obligée d'avoir donc j'en profite. Je lis un livre ou des magazines, je regarde des séries, je joue à Ruzzle, je réponds à des mails, je twitte à peine car le réseau est très fluctuant et plus rarement j'écoute de la musique.

Sans ce trajet, je n'aurais ni le temps de regarder toutes les séries que je suis, ni de lire autant.

Le temps passe plutôt vite d'ailleurs sauf les jours de galères, ça va de soi.

 

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Dans le train j'observe beaucoup. Je regarde mes contemporains lire, parler, se maquiller, travailler sur leur ordinateur, dormir, téléphoner, jouer à Candy Crush et parfois j'en vois un sur Ruzzle mais je n'ai pas encore osé dire "on se fait une partie ?"

Il y a les gens qui se connaissent et qui voyagent toujours ensemble. Je commence à repérer des têtes connues et je sais si je suis dans le bon train quand j'entre dans le wagon. On est plusieurs à avoir la stratégie du temps gagné, on se met dans le "bon" wagon pour arriver au bon endroit dans la gare. Pour moi chaque minute gagnée me rapproche de ma fille et me coûte moins cher en baby sitting. C'est valable pour le soir car le matin je m'en fiche, de toute façon j'attends toujours quelques minutes que la foule se disperse avant de sortir du train.

 

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Je reste attentive au paysage que je ne connais pas encore par coeur, je ne lève pas toujours les yeux au même moment et j'ai vécu plusieurs mois d'allers-retours dans la nuit. En ce moment c'est cool, on part il fait jour et on rentre, il fait encore jour au début.

 

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Je suis toujours scotchée par les levers et les couchers de soleil, ceux qui me suivent sur Instagram peuvent en témoigner. J'adore prendre des photos par la fenêtre du train, ça donne parfois des rendus incroyables.

 

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Je regarde le paysage je me perds dans mes pensées. Plus on s'éloigne de Paris, plus c'est beau évidemment. Le train traverse la forêt de Fontainebleau c'est toujours mieux que les barres d'immeubles et centres commerciaux de la petite couronne.

 

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Très honnêtement dans l'ensemble ça se passe bien, je serais de mauvaise foi si je dépeignais ma vie dans le train d'une façon très noire. Prendre le train pour aller bosser ne me pourrit pas la vie dans 90 % des cas. D'ailleurs, c'est plutôt dans le sens contraire, celui du retour que ça déconne. D'une manière générale, j'ai expérimenté beaucoup plus de soucis le soir que le matin et là j'enrage parce que plus je rentre tard moins je vois ma fille et plus ça me coûte cher en garde.

 

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Je conçois qu'il y ait parfois des retards ou des accidents mais le plus énervant dans tout ça c'est la façon dont on nous informe. On nous dit rarement pourquoi ça ne marche pas et comment ça va s'arranger, les informations en gare sont souvent inexactes voire inexistantes et l'immense majorité des conducteurs de train est muette. Le train s'arrête ou reste en gare longtemps et le conducteur ne dit rien. On ne changera rien au fait qu'il y ait du retard mais ce serait tellement plus sympa si on nous parlait. Ce doit être en option dans la formation, la parole... En tout cas merci aux rares qui communiquent et souvent avec humour, ça fait du bien de se sentir considéré. Il y a notamment Conducteur de train qu'on peut suivre sur Twitter, qui répond aux questions qu'on se pose et qui tweete utile.

 

Parfois c'est le gros bordel à Gare de Lyon, plusieurs trains arrivent avec beaucoup de retard, on ne sait plus à quel train se vouer, les gens se précipitent en masse et là les hauts parleurs se réveillent pour dire "Ne traversez pas les voies" !

L'autre truc rageant c'est le manque de chauffage en hiver. Ce n'est pas systématique mais ça arrive souvent que le train parte avec du chauffage et hop à la première gare après Paris, fini, privés de chaleur. Je ne comprends pas pourquoi les trains ne sont pas tous chauffés du départ à l'arrivée. J'ai écrit à Transilien pour leur poser la question et bien entendu j'ai reçu une réponse qui n'a pas répondu à ma question, de la belle langue de bois comme je les aime.

 

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Voilà, hormis la façon dont sont traités les usagers par Transilien en général, j'aime plutôt bien ma vie dans le train, une parenthèse divertissante dans mes journées de dingue. Je voyage vraiment sur les rails en m'évadant à travers les images et les récits...

 

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Photo prise par la fenêtre du train ! "Ne pas sauter dans l'arc en ciel"!

 

 

 

 

PS : on a fait le choix de s'éloigner à cause de notre budget mais ensuite quitte à s'éloigner autant avoir quelques avantages. Etre plus proche de Paris peut aussi signifier qu'on voyage toujours debout et là ça devient usant...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Vendredi 10 janvier 2014 5 10 /01 /Jan /2014 12:04

D'emblée je vous le dis, je n'ai aucun état d'âme à faire ou pas de la pub gratuite pour Amazon mais ça fait quelques temps que j'ai envie de donner mon avis sur le sujet.

C'est marrant alors que j'avais commencé à écrire sur le sujet, je tombe sur un tweet de Delphine qui parle d'Amazon et je remonte sa TL pour découvrir qu'elle parle d'un article de Libération sur les conditions de travail chez ce géant de l'internet.

Ce n'est pas la première fois que je lis un article avec ce genre de témoignages. Les conditions de travail dans les usines en Chine ou les ateliers du Bangladesh me révoltent beaucoup plus que ça en vérité et l'on s'offusque moins des conditions de travail quand il s'agit d'acheter des jouets moins chers pour les enfants ou la dernière petite robe Zara.

Oui ça n'a pas l'air cool du tout de bosser chez Amazon mais dans beaucoup de boites ce n'est pas cool, après s'ils contreviennent réellement au droit du travail, il y a des instances compétentes pour prendre des mesures.

Mais ce n'est pas de ça dont je voulais parler au départ, je le mentionne parce que je n'ai pas envie qu'on me dise que je fais l'autruche.

Quand aux histoires avec le fisc, ils ne sont pas les seuls à ne pas être en régle et si nos gouvernants et juges n'arrivent pas à régler ce cas, je ne peux rien y faire.

 

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Le cas Amazon m'interpelle parce que tout le monde dit "Amazon tue le commerce de proximité, tue les librairies, tue je ne sais plus qui..." Oui c'est vrai je n'ai aucune doute là-dessus. Amazon a révolutionné le commerce et le commerce sur internet et ça fait partie d'un mouvement beaucoup plus global de l'évolution de la société en général auquel je ne vois pas comment on peut échapper.

Oui c'est triste le petit magasin de quartier qui ferme mais qui a envie (et peut !) de payer le jouet de son gosse le double du prix ? Qui travaillant toute la journée en semaine a envie de se taper la foule des magasins le samedi ? Qui n'aime pas avoir le choix quand il fait ses courses ? Qui n'est pas attiré par le truc indispensable qu'on ne trouve pas en boutiques en France ? Qui, dans une zone rurale isolée, est content d'avoir enfin accès à tout sans faire des kilomètres ?

Pas tout le monde évidemment mais on peut tous s'y retrouver une fois ou deux.

 

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Je discutais avec un ami des livres. Il me disait en avoir marre de devoir attendre des semaines parce que le livre n'est plus disponible en librairie et donc Amazon... Solution de facilité oui mais dans nos vies réglées par les horaires de travail on court tout le temps et on a envie que le reste soit facile.

Personnellement je n'achète pas mes livres sur Amazon, sauf rares exceptions, (en règle générale, j'achète peu de livres à leur sortie je n'ai pas le budget pour, j'emprûnte ou j'achète le Poche plus tard...) mais beaucoup d'autres choses oui.

Et si on est dans un petit village sans librairie et qu'on a besoin d'un livre urgemment, on sait qu'avec Amazon on l'aura au plus vite.

Et comme j'ai peu de temps en ce moment et que ce billet a trainé dans mes brouillons, je me fais rattraper par l'actualité et la loi "Anti Amazon" qui va enlever la gratuité des frais de port et les 5% de remise pratiquée. Mais il faut être sans vision de l'avenir pour croire que ça va changer la donne en profondeur pour les librairies, pour toutes les raisons que j'invoque plus haut.

Tout le temps que je perdrais à chercher et acheter le livre que je veux en librairie (prendre ma voiture, user de l'essence, faire la commande et revenir une autre fois ou prendre le métro, m'énerver contre la Ratp...) je préfère le passer à lire !

 

 

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Je suis totalement consciente de faire un billet sur le consumérisme, pourtant je ne suis pas une acharnée qui achète tout et n'importe quoi. Je réfléchis à mes achats et je ne dépense pas pour dépenser.

Je ne suis pas une sainte et même si j'ai des côtés altruistes dans la vie de tous les jours, quand il s'agit de gérer au mieux mon petit budget de Noël par exemple, je ne peux me passer d'Amazon.

Combien de colis postés qui n'arrivent pas à destination ? Oui il y a de la fauche à la poste ce n'est un secret pour personne. Et bien Amazon te renvoie le colis si tu ne le reçois pas.

En plus, on peut commander un cadeau en urgence et le recevoir le lendemain. Et en cas de souci, tu as à peine le temps de "cliquer pour qu'un conseiller vous appelle" que ton téléphone sonne déjà. Sans parler du suivi qui est au top, rappels, envois de mails. Une énorme entreprise qui a service client aussi personnalisé et efficace c'est appréciable. Les opérateurs téléphoniques devraient s'en inspirer...

 

Amazon a révolutionné la façon de consommer mais aussi les modes de vie et ça va dans le sens de l'évolution actuelle que cela plaise ou non. Peut être qu'un jour Internet ne sera plus qu'un souvenir mais en attendant je ne peux plus me passer d'Amazon, c'est ainsi (surtout depuis que j'habite dans une commune de 3000 habitants qui possède les commerces alimentaires qu'il faut mais pour le reste...) Et si Amazon a pris autant d'ampleur depuis sa création c'est qu'il répond à un besoin.

 

Si les petits commerces ne se mettent pas à innover et à changer, clairement ils ont peu de chance de survie, c'est triste mais chaque évolution de la société a entrainé ses dommages collatéraux...

 

 

Edit : pour moi Amazon est un service indispensable mais il ne remplace pas tous les commerces et ne pourra jamais le faire. Je suis persuadée qu'il y a de la place pour tout le monde et que les services sont complémentaires. Une chose est sûre, je suis obligée de traquer les bons plans pour m'en sortir et si ça passe par Amazon et bien j'y vais...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : culture geek
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Mardi 12 novembre 2013 2 12 /11 /Nov /2013 07:00

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Les gens meurent, c'est dans l'ordre des choses, les gens qu'on aime meurent c'est aussi malheureusement dans l'ordre des choses.

 

Je ne crois pas aux fantômes, aux esprits et ce genre de choses, enfin je ne pense pas, mais je crois qu'une personne que l'on aime ne nous quitte jamais. On fait notre deuil le temps qu'il faut, on continue à vivre et à aimer la vie aussi dure puisse t'elle être mais un disparu que l'on a vraiment aimé ne l'est jamais à tout jamais.

 

Ma grand-mère ne m'a jamais quittée. J'ai relu ce billet que j'ai écrit il y a deux ans "Elle aurait eu 91 ans" où je disais qu'elle m'accompagne toujours. 

C'est le sentiment que j'ai depuis qu'elle est morte il y 13 ans. Peut-être est-ce le résultat de notre relation très forte, peut-être est-ce normal avec quelqu'un qu'on a aimé de tout son coeur.

 

Je sens sa présence bienveillante sur moi, sur nous. Je pense souvent à elle évidemment et je vois son visage et son sourire si rayonnant, je repense à sa douceur.

 

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Dans mon héritage de famille je garde depuis toujours ce portrait d'elle quand elle était toute jeune enfant. Une petite fille d'origine slave, une photo d'époque rare et précieuse toujours dans son cadre d'origine qui a quasiment 90 ans.

Alors c'est peut être naïf mais je garde ce portrait et je l'accroche dans chacune de mes demeures parce que j'ai le sentiment qu'elle vit à travers lui. Pas une autre photo, non, ce portrait là.

 

Il a trouvé sa place dans notre maison, tout naturellement. Dans l'escalier qui monte à la chambre de Nina, elle fait le lien entre elle et nous. Elle fait partie de notre famille.

 

Elle veille sur nous...

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : Farfouillage Familial
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Mercredi 16 octobre 2013 3 16 /10 /Oct /2013 07:00

Je viens d'une famille à risques parait-il, des cancers de mère en fille et d'autres mais je ne suis pas du genre à croire en la continuité. Ce n'est pas parce que c'est arrivé à ma mère ou à ma grand mère que ça m'arrivera à moi, je ne crois pas que nous sommes programmés pour suivre exactement les traces médicales de nos parents, il y a des similitudes d'un côté et rien de l'autre.

Mais comme je suis bonne élève et que je n'ai surtout pas envie de me laisser prendre par surprise, je surveille, je contrôle et je suis les recommandations des docteurs.

Cela fait bien 20 ans que je fais un frottis vaginal tous les ans et je n'ai pas 50 ans et déjà 5 ou 6 mammographies à mon actif et une coloscopie. Oh je ne m'y mets pas de gaité de coeur, tout ceci n'est pas une partie de plaisir mais quand on vient d'une famille à risques on se surveille encore plus que les autres. C'est vraiment hard une mammo, ça fait mal, c'est stressant et à chaque fois j'ai peur que mes seins restent applatis après leur pressage intense. Mais non, ils reprennnent leur place !

 

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C'est mon sein mammographié de 2002 !

 

Pourtant ces derniers temps je ne sais plus quoi penser. Je doute et je m'interroge sur toutes ces mammographies que j'ai déjà faites et toutes celles que je vais continuer à faire une fois tous les deux ans, voire tous les ans quand l'âge avancera.

Des voix médicales ou scientifiques s'élèvent un peu partout pour dire le dépistage à tout va n'a pas que des bienfaits. Que mine de rien les rayons c'est nocif à force (surtout que j'ai moins de 50 ans) et que dans certains cas on traite des patientes qui n'avaient pas besoin de l'être. Les risques de surdiagnostic existent et sont réels mais ils sont infimes sur le nombre de mammos effectuées.

Pour exemple cet article du Monde de 2012 qui résume très bien l'affaire mais il y en a de ce type un peu partout. En voici un court extrait : "L'un des inconvénients du dépistage organisé est le surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de petites tumeurs cancéreuses, tels que les cancers "in situ", qui n'évoluent pas toujours vers la maladie. Cela conduit parfois à des traitements inutiles, dont certains lourds de conséquences (ablation du sein, radiothérapie, chimiothérapie)."

 

 

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Appareil mammographique - Source : http://www.chuv.ch/rad/rad_home.htm

 

Evidemment que je me pose des questions. Et si à la prochaine on me trouve un mini truc et que je suis traitée mais pas à bon escient ? Et si les rayons commençaient à montrer leurs effets secondaires ?

Evidemment que la prochaine fois je vais parler de tout ça à mon gynéco mais vu qu'il me surveille depuis des années je connais un peu sa position.

Ce n'est pas une situation facile car d'un côté je me surveille comme il faut et de l'autre je me demande si ça vaut vraiment le coup, comment ne pas croire un peu tout ce qu'on lit ? Comment ne pas avoir encore plus peur ?

Pourquoi les femmes ne se font pas plus dépister au fond ? Et les cancers du sein des femmes de moins de 50 ans, on ne les détecte pas ou trop tard...

 

Alors si j'ai un conseil à vous donner les filles, c'est de ne surtout pas attendre et d'aller consulter au moindre truc suspect, à la moindre boule, au moindre changement, à la moindre douleur qui revient. Ne pas se dire, j'ai le temps, j'irai plus tard. Ne surtout pas se dire "Il faut que je prenne rendez-vous" et ne pas le faire. J'en ai connu des amies, des copines, des collègues de bureau qui avaient mal ici où là et qui ont laissé trainer parce que la vie de tous les jours nous rattrape, qu'on y pense et puis on oublie. Je les ai vues ces filles être malades, supporter les traitements plus ou moins bien, en guérir ou mourir...

Mieux vaut passer pour une hyponcondriaque et payer une consultation pour rien, croyez moi...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mardi 10 septembre 2013 2 10 /09 /Sep /2013 07:00

 

NotreDametours14mai-22

 

J'ai habité Strasbourg, Haguenau, Paris, St Maur des Fossés, Pantin, Les Lilas, Paris... C'est à Paris que j'ai vécu le plus longtemps de ma vie, Paris une ville que j'aime et que je déteste à la fois. Paris qui m'appartient et que je connais comme ma poche et Paris que je fuis et que je vomis.

 

Je n'aurais jamais cru qu'un jour je pourrais quitter Paris presque sans regrets et même que je verrais énormément de positif à le faire. Au début la motivation financière a pris le pas et maintenant il y a plus que ça.

 

 

Ces derniers temps je me suis beaucoup baladée dans la ville et c'est ce que j'aime, me perdre dans les rues, me souvenir, découvrir encore et toujours. Mais ça je ne le perdrai pas, je quitte Paris mais je ne vais pas si loin et mon travail y est encore pour un certain temps je pense. Revenir à Paris sans contraintes, juste pour le plaisir, ça existera toujours.

 

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L'autre chose pour laquelle j'ai toujours aimé cette ville c'est son offre culturelle mais pareil, y revenir juste pour le plaisir de voir une expo ou un film, ça existera toujours.

Continuer à faire découvrir la ville à Nina, ça existera toujours...

Ce que j'aime aussi à Paris ce sont ses quartiers populaires, ceux qui vivent et qui se laissent aller. Je déteste les quartiers trop chics où l'on croise plus de spécimens dont la chirurgie esthétique est devenue la raison de vivre, ces quartiers où le paraître prend le pas sur l'être, tout ça ne me manquera pas et je n'y trouve pas ma place.

 

 

Mais quitter Paris en continuant à y travailler, est ce vraiment quitter Paris ? Pas tout à fait... Je vais continuer à pester contre les transports pourris, les arnaques en tout genre, les boissons hors de prix aux terrasses de café, l'attitude méprisante des serveurs, des vendeurs, des chauffeurs de taxi, de certains parisiens et j'en passe.

Quand j'ai la chance de voyager ne serait ce qu'en Europe, la différence est tellement flagrante que ce soit dans les services publics ou la sympathie ambiante règne ou pour les facilités qu'on trouve partout pour les enfants et les familles, les espaces verts, les jardins... En 8 ans de mère, je n'ai jamais trouvé à Paris un square digne de ce nom par exemple.

 

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Paris qui serait si géniale avec la moitié des habitants en moins genre comme au mois d'août ! Mais là je rêve, l'avenir est plutôt à la tendance inverse...

 

Pendant deux ans je me suis dit que ce serait dur de quitter Paris, que c'était une folie mais au bout de 10 jours je sens déjà que c'était le bon choix, que ce snobisme parisien m'a déjà quittée et que Paris n'est pas le centre du monde, loin de là...

 

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Paris je t'aime et je te déteste, Paris je te trouve sublime et tellement pénible, Paris ville agréable et contraignante, Paris bruyante et étouffante, Paris pleine de surprises, Paris irréspirable, Paris scintillante, Paris mon amour mais de loin...

 

Finalement, le luxe que j'ai c'est d'avoir le choix d'y aller quand j'en ai vraiment envie !

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs - Communauté : Farfouillage Familial
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Dimanche 1 septembre 2013 7 01 /09 /Sep /2013 07:21

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La première nuit dans notre maison c'était étrange et grisant à la fois. Etrange parce que la maison remplie de bazar et de cartons ne ressemblait à rien et parce que Nina n'était pas là. Grisant parce qu'on était chez nous pour de vrai et parce qu'une toute nouvelle vie nous attendait.

 

La première nuit dans notre maison on a mangé des pizzas dans des cartons au milieu des cartons. On n'avait même pas pensé à mettre des couverts de côté ni demandé au pizzaiolo de les découper. Un couteau suisse nous a évité de manger comme des animaux.

 

La première nuit dans notre maison on a presque bien dormi, pas comme des bébés mais le chemin n'est pas loin pour retrouver notre sommeil malmené.

 

La première nuit dans notre maison on a écouté le silence total. Plus de chasse d'eau des voisins, plus de klaxons, plus de brouhaha diffus, plus de cris, plus de chaises qui raclent le plafond.

 

La première nuit dans notre maison j'ai eu un peu froid parce qu'on n'a pas retrouvé la couette dans les cartons.

 

La première nuit dans notre maison on a réalisé qu'on avait réussi à mener ce projet, qu'on avait réussi à quitter Paris sans se retourner.

 

La première nuit dans notre maison c'était comme une évidence...

 

 

Mais ce que j'ai préféré c'est le premier matin dans notre maison...

et encore plus la deuxième nuit !

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Lundi 12 août 2013 1 12 /08 /Août /2013 07:02

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Fontaine Montmartre

 

La semaine dernière était en demi-teinte. J'avais le blues des vacances que je n'ai pas eues ou plutôt le blues de ne pas assez partir. Je trouvais dommage que Nina reste deux mois à Paris même pour la bonne cause, notre déménagement futur. J'étais angoissée parce que le temps passait et l'offre de prêt n'était toujours pas éditée, la banque submergée de demandes, l'été au ralenti etc... Tous les jours, la visite à la boite aux lettres vide achevait de me miner le moral. Je stressais parce que la date de la signature définitive pour notre maison approchait et je ne voyais pas de solution au fait qu'on serait à la rue quoi qu'il arrive, les locataires que nous sommes avons donné un préavis et fixé une date d'état des lieux. J'ai passé deux semaines à relancer, à harceler même et mon notaire a pris le relais.

 

Ma semaine de vacances à Paris avec Nina a été bof. On n'a rien fait excepté une balade à Montmartre où elle a adoré la Place du Tertre et des petites balades dans le quartier. Heureusement une belle journée où elle a été invitée à jouer chez un petit camarade d'école, j'en ai profité pour me changer les idées au ciné avec Lone Ranger qui m'a fait passé un bon moment.

 

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J'étais donc plutôt mal et en une journée, vendredi dernier tout s'est arrangé. Le ciel s'est dégagé d'un coup et j'ai retrouvé le sourire et la patate.

Une amie a invité Nina en vacances et elle est partie samedi matin pour deux semaines en Dordogne, aux dernières nouvelles tout va bien elle s'éclate avec sa copine, c'est la deuxième année qu'elle partent ensemble, ce n'était pas prévu cette année et même si forcément elle me manque, je suis tellement heureuse pour elle. Elle sera là-bas pour ses 8 ans, ça me fait tout drôle et bizarre aussi car elle va rentrer la semaine du déménagement, ce sera sa dernière nuit dans notre appartement. On a fêté ses deux ans dans les cartons à l'emménagement, on va fêter ses 8 ans dans les cartons du déménagement !

 

Et les bonnes nouvelles ont continué avec le coup de fil qui m'annonce que ça y est l'offre est éditée, tout va pouvoir se faire en temps et en heure. J'ai respiré un grand coup, toute la pression est retombée en deux minutes.

 

Je reprends le boulot aujourd'hui, deux semaines d'arrêt c'est court mais je suis à nouveau légère et un peu reposée quand même. Le grand chambardement arrive à vitesse grand V, c'est excitant !

 

Fini les états d'âme pour le moment, bientôt mes billets sur mon séjour à Séville, ville que j'ai adoré !

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Mercredi 7 août 2013 3 07 /08 /Août /2013 11:45

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Palacio Lebrija - Séville

 

 

Quatre nuits, j'ai bien dormi durant quatre nuits en plus d'un mois. Quatre nuits durant lesquelles je n'étais pas chez moi mais dans des hôtels calmes et climatisés. Paris pendant les grosses chaleurs c'est totalement incompatible, désagréable, détestable. Mon bureau n'est pas climatisé, les métros et RER sont tranformés en sauna et chez moi impossible de dormir sans laisser tout ouvert, portes, fenêtres et volets. Résultat mes nuits sont courtes et agitées, réveillée entre 5 et 6h du matin par le jour et ses satanés pigeons de malheur qui roucoulent à s'en faire péter les cordes vocales. Sans parler du fait que dès qu'on tente des rapprochements corporaux la température augmente encore plus...

Ce matin il a plu, il fait frais, l'espoir de retrouver des nuits normales est là. Je suis fatiguée et les cernes s'agrandissent.

 

J'ai le blues des vacances que j'ai à peine eues. Les quatre jours à Séville ont été géniaux et je suis déjà consciente de la chance d'avoir pu partir mais le retour à Paris est douloureux n'ayant aucun projet de vacances à court ou long terme. Partir, changer de décor, de pays et surtout ne rien à avoir à faire ça fait un bien fou. Mais là une semaine de vacances à Paris et je suis un peu démotivée, rien ne me tente, je me force à sortir pour Nina qui elle aussi d'ailleurs préfère rester trainer à la maison. Evidemment si j'avais les sous pour faire ce qui me passe par la tête ça irait mieux aussi.


Mais on ne perd pas de vue le déménagement qui arrive à grands pas à la fin du mois. Finalement j'aime m'occuper à la maison, ranger, trier, donner, jeter, préparer tous les moindres détails. Là je suis motivée, peut être bien que tout le reste m'intéresse moyen en ce moment à cause de ça. Tout le reste sauf si je pouvais vraiment partir en vacances ailleurs ! Et j'aurais tellement voulu que Nina ait de plus belles vacances mais cette année c'est du bricolage et un peu trop de Paris à mon goût. Je voudrais que ça aille plus vite...

Je ne me plains pas hein, on a fait des trucs sympas mais partir juste quelques jours ça donne du blues de vacances...

 

Sinon tout va bien, Nina me fait toujours autant rire et ça c'est l'essentiel !

 

Un été en demi-teinte... Pour mieux repartir à la rentrée ?

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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Vendredi 26 juillet 2013 5 26 /07 /Juil /2013 07:13

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De temps en temps j'emmène Nina à la campagne et j'ai l'occasion de faire la route seule au retour et quand je vais la chercher. Le reste du temps il est rare que je sois seule en voiture pour une distance un peu longue. A chaque fois je ressens cette liberté grisante et dangereuse à la fois. Dangeureuse parce que la route peut l'être et qu'il faut que je sois en mode alerte permanente malgré toute l'activité de mon cerveau et de tout mes sens.

 

Pendant plus d'une heure, je suis seule avec moi même, la route et les paysages qui défilent, la musique à fond, ma voix par dessus. Personne pour me dire de me taire, ni pour de me dire de baisser le son, personne pour stresser pendant que je conduis, c'est le pied total. J'adore !

 

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A chaque fois cet espoir qu'il y aura un avion juste au moment où je vais passer sous les ponts à Roissy. Je ne sais pas pourquoi, c'est comme voir une étoile filante, c'est un signe positif et en plus c'est superbe à voir.

 

 

C'est sur la route que je prends des décisions, que je m'organise, que je fais des projets, que je pose les choses à plat, que je suis en tête avec moi-même et que je n'ai rien de plus urgent à faire que de laisser dériver mes pensées.

Pas de smartphone pour me perturber, rien d'extérieur, me myself and I dans l'habitacle de la voiture.

Si quelque chose m'énerve ou me tracasse, sûr qu'à l'arrivée j'aurais réussi à relativiser où à retrouver ma sérénité. Je comprends tellement les scènes de film lorsqu'un personne énervée a juste de envie de monter en voiture et de conduire sans but précis.

 

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Dans l'habitacle de ma voiture, je savoure ces instants volés au quotidien, rares et précieux...

Par Carole Nipette - Publié dans : humeurs
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