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Les réflexions existentielles d'une maman

Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 08:49

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Zen, photo prise par Nina au Musée Guimet

 

Je suis fatiguée en ce moment, fatiguée que mon cerveau n'arrête pas de se prendre la tête. Le sens de la vie, pourquoi on est là, à quoi ça sert puisqu'on meurt à la fin et même parfois avant la fin ? L'humanité a t'elle un but ?

Cette fameuse question du sens de la vie que certains passent leur vie à chercher. En fait ce qui me turlupine surtout c'est pourquoi on s'embête avec certaines choses, pourquoi il faut se tuer à la tâche, s'engueuler avec ses collègues, se forcer, être hypocrite, supporter la connerie et la haine... A quoi ça sert tout ça, juste à avoir un salaire pour manger et ne pas dormir dans la rue ? Pourquoi des ouvriers chinois sont sur terre pour passer une vie de labeur sans jamais s'arrêter sauf pour dormir et pour un salaire de misère qui ne leur permet même pas de profiter de la vie ? Pourquoi la vie humaine n'a aucune valeur pour certains ? Pourquoi l'homme exploite l'homme ?

 

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Je ne sais pas si je fais ma mid life crisis comme on dit, si mes 45 ans qui paraissent être la moitié de ma vie y sont pour quelque chose. Le fait d'être maman a accentué toutes ces pensées. Pourquoi donner la vie à quelqu'un d'autre ? Pourquoi en dehors du fait que l'on a envie d'aimer et d'être aimé par ses enfants, on le ferait inconsciemment pour continuer à peupler la planète ? Cette idée ne m'a jamais effleuré l'esprit, jamais je n'ai pensé à faire un enfant pour que tout cela continue mais une partie de l'humanité doit bien y penser non ? On es programmé pour recommencer le cycle de la vie ?

 

Ces derniers temps je n'arrête pas de penser à la mort, la mienne, celle des autres. Cela ne m'empêche pas de vivre mais fait encore une fois retourner mon cerveau dans tous les sens. Est ce que je vais aller assez loin pour voir grandir ma fille et la voir devenir peut être mère à son tour ? Est ce que je vais arriver vieille et en bonne santé ? Est ce que je saurais que ça y est le moment est venu mais surtout est ce que j'aurais le sentiment que j'ai achevé quelque chose, que je suis allée au bout et que la seule réponse c'est la fin de la vie ? Saurais-je être sereine quand le moment sera venu ? Serais-je fière de moi ?

 

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Je crois aussi que la tournure que prend le monde me fait peur et que tout ça fait encore plus cogiter. Mais je n'ai pas peur moi mais bien pour ma fille, pour les enfants de mon frère, pour les futurs enfants de ma soeur, pour tous les enfants à venir. Dans quel monde on les fait venir, quel monde on va leur laisser ? Sauront-ils se défendre et se protéger contre les intégrismes de tous côtés, contre toute cette violence qui surgit n'importe où et n'importe quand ?

 

Est ce que lorsqu'on est croyant on se pose toutes ces questions ? Est qu'on vit mieux sans se poser aucune question ?

 

J'aime la vie, j'aime tout ce qu'elle m'apporte, je veux aller le plus loin possible hein ! Je serais même du genre à aller très loin si les vampires existaient vraiment ! En tout cas c'est fatigant de se poser toutes ces questions et de ne pas avoir de réponse. Quand je suis allée voir l'exposition Dali à Beaubourg je suis tombée sur cette phrase à la fin de l'expo qui résume exactement ce que je pense : "Je réclame une vie dans l'au-delà avec persistance de la mémoire. Je veux bien renoncer aux béatitudes éternelles pourvu que dans l'éternité je me souvienne de tout !"

Quand j'ai lu ça, j'ai eu un flash et je me suis dit que voilà, c'était exactement ça. Il a mis le doigt là où j'ai mal. La fait qu'après tout est fini et que l'on ne se souvienne de rien une fois qu'on meurt. C'est bête et naïf de dire ça oui mais si on pouvait partir avec nos souvenirs et notre mémoire tout serait différent ici. La persistance de la mémoire... Je sais bien que tout cela signifie qu'il faut profiter de l'instant présent, que ce qui est pris est pris et je mets ces principes en application dès que possible.

 

Est ce que je la fais cette mid life crisis ? Vous y pensez vous au sens de la vie ou vous préférez ne pas y penser justement ?

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 07:07

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Elle est comment ma fille de 7 ans ? 7 ans et demi en fait mais on va pas chipoter...

Ma fille de 7 ans est adorable, espiègle, fripouille, entêtée, compatissante, gentille, pénible, rigolote, énergique, pleine d'idées, touchante, fofolle, tyran, câline, amoureuse, curieuse, pipelette... 

Impossible de s'ennuyer, elle passe d'un état à l'autre sans arrêt !

 

Rigolote quand elle passe son temps à me faire des blagues, à réclamer des chatouilles, à sautiller sur place pour demander ce qu'elle veut en disant "steuplait, steuplait, steuplait..." comme un ressort sur pattes !

 

Fripouille, elle sait comme personne utiliser son sourire de crapule pour se faire pardonner d'une bêtise même pas énorme...

 

Entêtée, j'ai beau lui expliquer dix fois qu'elle a tort, elle ne veut rien entendre. Son ton péremptoire m'énerve et je tente de garder mon calme pour lui prouver, par exemple, que ses souvenirs sont faux parfois...

 

Compatissante quand on marche dans la rue et que l'on croise des SDF ou avec ses copines qui ont des soucis à l'école ou dans leur vie à la maison...

 

Attendrissante quand elle décore toutes les poignées de l'appartement avec des accrochages de Noël, quand elle met du coeur dans tout ce qu'elle fait, quand elle récite sa poésie ou chante avec sa petite voix, une autre voix que je ne lui connais qu'en ces occasions... Ou quand elle joue à la maman avec son petit cousin...

 

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Pénible quand elle fait sa fière pour des choses qui n'en valent pas la peine, quand elle fait son insolente et hausse le ton parce qu'elle n'est pas contente. Bon ça se finit toujours par un câlin mais il y aura eu des décibels inutiles, dommage !

 

Touchante quand elle se fait des copines pour la vie en deux secondes, quand elle me laisse des mots doux dans mes carnets, quand elle m'écrit des poèmes...

 

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Tyran quand elle m'ordonne de me taire si je fredonne ou qu'elle hurle dans l'appartement "Mamaaaaaaaaan viens !"

 

Amoureuse mais j'ai du mal à suivre, ça change mais en fait ça ne change pas et puis si et même amoureuse des acteurs comme celui qui joue dans la série Merlin...

 

Ma fille de 7 ans et demi elle grandit et se dirige lentement (trop vite à mon goût !) vers d'autres horizons de la pré adolescence. Elle chante de plus en plus en prononçant de mieux en mieux les paroles en anglais, elle fait sa playlist sur iTunes et danse en écoutant quinze fois de suite le dernier tube de Jennifer. Elle veut aller voir des films de zombie au cinéma, elle supplie même... Elle réclame le disque des BB Brunes...

Elle comprend tellement de choses de la vie déjà...

 

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Adorable souvent, un amour tout le temps ou presque, intéressante et intéressée, logique ou instinctive, ma fille de 7 ans je la découvre chaque jour sous un nouveau jour et j'aime ça !

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Lundi 18 février 2013 1 18 /02 /Fév /2013 07:04

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Il y a deux écoles de parents, celle qui pense qu'il faut un pédiatre et celle qui estime que le généraliste est suffisant. Mon avis personnel c'est que les deux sont différents et se peuvent se compléter. Je sais bien sûr qu'il y a pénurie de pédiatres en France et que dans certaines régions, les parents n'ont pas le choix, c'est médecin généraliste ou rien. Mais ce n'est pas le thème du billet.

 

Je sais, j'ai mis la barre haute en choisissant la photo du Dr Ross dans Urgences, série que j'ai regardé avec passion dans les années 90. Inutile de dire que si tous les pédiatres étaient ainsi il n'y aurait plus deux écoles non ?!

 

J'aime les pédiatres, déjà parce que quand j'étais petite je voulais en faire mon métier. J'adorais ma pédiatre, j'adorais y aller et je crois bien que c'est elle qui a motivé mon envie. J'aimais ces rendez-vous au calme où j'avais le sentiment que quelqu'un d'autre que ma famille s'intéressait à moi. Malheureusement, en grandissant, les 7 ans d'études m'ont fait peur et je n'étais pas une férue des matières scientifiques. Je me dis que de toute façon ça ne l'aurait pas fait mais quand même c'est mon petit regret... J'ai bien fait 7 ans d'études mais je ne suis pas pédiatre...

 

Nina va chez le pédiatre depuis qu'elle est née. Nous allons aussi chez le généraliste pour les petits bobos du quotidien mais même si tout va bien, je prends rendez-vous au moins une fois par an pour faire le point. La pédiatre de Nina est une pédiatre en or qui la connait depuis qu'elle a 6 mois et lorsqu'elle m'a annoncé sa retraite pour l'an prochain j'en ai eu les larmes aux yeux. Cette femme qui a choisi de s'occuper de la santé des enfants a tout compris. Elle donne des rendez-vous de 30mn par enfant pour qu'on ait le temps de discuter aussi, de poser toutes les questions qui nous passent par la tête. Elle s'intéresse aux parents, demande comment on va nous parce qu'un enfant qui va bien c'est aussi un parent qui va bien et vice-versa. Elle a été de bon conseil dans les moments difficiles, elle est très rassurante et douce. Et jamais elle ne culpabilise le parent, jamais. Elle répond au téléphone si on a un souci, elle est à l'écoute et patiente.

J'aime aussi le fait que Nina ait eu quelqu'un comme ça qui la suive durant 7 ans et bientôt 8. C'est dommage que ça s'arrête... Je suis persuadée qu'elle aurait été géniale au moment de l'adolescence.

 

Si vous êtes de l'école qui préfère le pédiatre au généraliste, le choix d'un bon pédiatre est très important et le mot "bon" ne recouvre pas uniquement l'aptitude à bien soigner, bien diagnostiquer. Le bon c'est aussi celui qui nous convient.

 

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Avant de trouver cette perle conseillée par la marraine de Nina, j'ai eu deux pédiatres dont je garde un mauvais souvenir.

La premier, bardé de références, auteur de livres, avec en plus l'avantage d'être à 5mn de chez moi. Des rendez-vous toutes les 10mn, allez hop à l'usine. Des vaccins torchés en quelques minutes, une manière moyen douce de déshabiller et rhabiller bébé, bref pas la meilleure impression mais j'ai continué à le voir jusqu'aux 4 mois de Nina parce que c'était pratique. Mais vraiment je me sentais mal, le sentiment de déranger si je posais une question trop précise où si je donnais l'impression de ne pas avoir vraiment compris ses recommandations. Le papa est venu avec moi une fois et lui a été carrément dégoûté, son ressenti a été sans appel, il m'a tout de suite dit "On change, c'est insupportable d'être traité de la sorte..." A l'époque j'étais encore trop trop gentille mais il avait raison, aller chez le pédiatre pour son bébé ne doit pas être un moment de stress et de culpabilisation.

 

J'en ai trouvé un deuxième dans mon quartier, consultation dans une clinique. Adorable, gentil, super contact humain. Mais il arrivait sentant la cigarette, disons que j'ai passé sur ce détail la première fois vu qu'il était chouette humainement. Par contre, lors la seconde consultation il a diagnostiqué une bronchite asthmatique avec un protocole de soins de dingue, genre qu'on ne peut pas faire administrer à la crèche, sans compter la prédiction d'un avenir galère avec un enfant ayant de l'asthme. J'étais un peu en panique, un bébé de 6 mois avec de l'asthme et tout ce qui peut arriver... C'est là que mon amie et marraine de Nina m'a dit d'aller voir son pédiatre pour un deuxième avis. Nina n'avait rien de grave, j'ai soufflé, changé de pédiatre et trouvé la perle.

 

Je sais, pour en discuter avec de copines, à quel point certains pédiatres sont culpabilisants même s'ils sont bons soignants. Mon seul conseil c'est que ces moments de rendez-vous ne doivent pas vous faire sentir encore plus mal que vous ne l'êtes déjà. Ce n'est pas le sentiment que l'on doit avoir en sortant de chez le docteur. Si vous êtes mal à l'aise, changez...

 

 

Et à propos de pédiatre, une association de pédiatres s’est constituée pour créer un site de spécialistes, MPedia, à l’usage des parents. Il permet aux parents de recueillir l’avis de professionnels sur les différents stades du développement de bébés ainsi que sur la santé des tout-petits. On y trouve conseils, infos pratiques, témoignages, guides santé et surtout une rubrique extra dans laquelle on peut poser ses questions et un pédiatre y répond. Une mine d'infos sur tous les sujets, de mon enfant a peur des gens à comment traiter les vers. Pour l'instant le site propose un service pour les 0-6 ans mais il sera développé jusqu'à l'adolescence. A suivre...


Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 06:30

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Etre maman, on dit souvent que c'est le plus beau métier du monde. Mais saviez-vous qu'une maman sait exercer plein de métiers différents ? Et même que ces métiers sont des métiers magiques qui rendent heureux et donnent le sourire ?  Mais ils sont aussi magiques parce qu'une maman n'a pas besoin d'avoir fait 10 ans d'études pour les exercer sans danger (ou presque ?!)

 

Père Noël et ses lutins

Faire le tri dans la liste bien trop remplie, assigner les cadeaux à chaque membre de la famille, écumer les boutiques et les sites internet pour trouver tous les cadeaux. Passer une soirée à faire les paquets avec le même papier cadeau de préférence dans le cas où l'enfant poserait trop de questions. Attendre bien tard la nuit du 24 décembre que l'enfant soit profondément endormi pour déposer les paquets au pied du sapin. Sourire comme un gosse le lendemain matin parce que le Père Noël est venu et que l'enfant saute de joie de voir que ses souhaits ont été exaucés.

 

Petite souris

Jouer la petite souris quand on mesure 1m70 ce n'est pas de tout repos ! Se faufiler la nuit, vérifier que l'enfant dort à poings fermés, avancer à pas de loup, ne pas faire de bruit, trembler à la moindre respiration, déposer le cadeau et partir sur la pointe des pieds. Toujours sourire le lendemain matin parce que la petite souris est passée.

Une grande qualité de la petite souris c'est la prévoyance, toujours avoir des petits cadeaux pour remplir la boite à dents.

 

Lapin de Pâques

Acheter divers oeufs en chocolat à l'avance parce deux jours avant c'est la misère ou alors on paie le prix fort pour des trucs qu'un enfant aimera moyen. S'assurer d'avoir de l'aide le jour J pour occuper l'enfant pendant que le lapin planque les oeufs dans l'appartement ou le balcon voire dans un jardin pour les chanceux. Proposer son aide à l'enfant qui en général la refuse parce qu'il veut garder et manger tout le chocolat tout seul.

 

Fée

Une maman est une fée, elle sait faire des miracles avec sa baguette magique qui peut prendre diverses apparences : un bisou, un bonbon, une carte bancaire, un caresse, un mot doux, un coup de téléphone...

 

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Infirmière/ docteur / garde malade

Là c'est le métier qui rentre à force d'expérience. Au bout d'un moment, la maman docteur sait reconnaître la mauvaise fièvre, la mauvaise toux, la mauvaise morve... Elle a toujours le minimum vital dans le placard. Elle sait réconforter et dorloter, être à l'écoute du petit malade même si c'est plusieurs fois dans la nuit. Changer les draps plein de vomi sans moufter comme l'infirmière à l'hôpital même à 3h du matin. Rester auprès du petit malade, le garder dans les bras, surveiller ses constantes vitales, garder son calme alors qu'elle a un chouineur en puissance...

Sortir le sirop miracle, dégainer le pansement au moindre bobo, étaler la crème miracle, la maman est aussi la reine du placebo qui guérit tout !

 

 

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Professeur de mathématiques

Métier a durée de vie limitée selon les aptitudes et connaissances de chacun. Perso, je pourrais l'exercer encore deux ou trois ans. Pour l'instant je fais la maline avec les tables de multiplication, les additions posées et les divisions. Dès qu'on va parler théorèmes et fractions, je vais prendre ma retraite anticipée.

 

Professeur de français

Celui là, normalement on peut l'exercer plus longtemps. Avec un peu de chance, on se rappelle des grands principes du style "Mais où est donc or ni car ?" ou "Si on peut dire avait on ne met pas d'accent sur le à".

 

Chauffeur (livreur)

Manier le volant, le créneau et avoir le GPS greffé dans le cerveau, voilà le crédo de la maman chauffeur qui rallie l'école, le centre de loisirs, le cours de karaté du petit et le cours de piano de la grande sans retard et sans accident. Conduire tout le monde à bon port, rechercher tout le monde, remplir le coffre, attendre, maman est un vrai chauffeur de maître.

 

Négociateur

Vous savez ce métier super important, le négociateur, celui qu'on appelle à grands renforts dans les films policiers, le seul capable de vous sortir d'une situation périlleuse. Maman elle sait faire aussi. Et souvent elle n'a pas besoin de parler pendant des heures pour faire valoir son point de vue, quand il s'agit de négocier, parfois un bonbon suffit !

 

Couturière, coiffeuse

Ah non pardon, je me suis trompée de maman...

 

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Styliste

On se retrouve à adorer habiller les Barbie et à leur faire des looks ! Et on fait pareil avec son enfant. Il peut arriver qu'on doive employer la négociation (voir plus haut) pour réussir à imposer son bon goût.

 

 

Et quand l'enfant devient adulte, ça pourrait être quoi les métiers magiques d'une maman ?

 

Conseillère matrimoniale (pour le meilleur et pour le pire)

Commencer à lorgner sur la bande de copains et de copines pour voir qui serait l'idéal pour son enfant. Tenter de distiller des conseils à droite à gauche et aiguiller le choix vers l'élu de notre coeur.

Etre à l'écoute des problèmes de coeur et surtout ne pas minimiser les peines même si à l'intérieur on jubile quand c'est fini avec le looser rencontré en vacances.

Commencer à paniquer avec un ou une célibataire à 30 ans, organiser, mine de rien des diners, des rencontres avec les enfants célibataires des amis. Essayer de leur trouver mari ou femme quoi, comme chez les intégristes, tout ce qu'on a dit qu'on ne ferait jamais !

Métier à haut risque de brouille avec ses enfants, à utiliser avec modération malgré la forte envie de démontrer à son enfant à quel point il se trompe dans sa vie amoureuse (alors que nous on a tout bien fait dès le départ n'est ce pas...)

 

Psychanalyste

Se confier à sa maman c'est quand même plus doux et moins couteux qu'une séance de psy non ? Je dis n'importe quoi ? J'ai rien compris parce que normalement l'enfant va chez le psy à cause de ses parents et surtout de sa mère ?

 

Pédiatre

Mais ma fille, j'ai été mère avant toi, si je te dis que c'est la varicelle et que ce n'est pas grave, tu peux me croire ! Arrête de couver ton enfant, il est en bonne santé !

 

Assistante maternelle

Pour les petits enfants bien sûr ! Si mes conseils de pédiatre ne marchent pas, je suis sûre que ma fille sera ravie d'avoir un mode de garde aussi élaboré. Après tout elle sait ce que je vaux comme maman non ?

 

Ps : évidemment ces métiers pourraient tout à fait être ceux d'un papa mais c'est mon vécu et ma projection de maman que je retranscris ici !

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Vendredi 1 février 2013 5 01 /02 /Fév /2013 07:00

On parle souvent des apprentissages fondamentaux de l'enfant comme celui de la parole, de la marche ou de la propreté. Et pourtant il y a un apprentissage qui change tout autant la vie avec des répercussions pas toujours soupçonnées.

Ah quand l'enfant sait lire, sa vie change et celle de ses parents aussi.

 

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Avant on mentait ! Qu'un parent me dise qu'il ne l'a jamais fait ? Mentir en se disant que ce n'est pas grave parce que de toute façon l'enfant ne sait pas lire. J'ai souvent menti dans le métro par exemple quand on voyait des affiches de spectacle. Nina "Oh maman, maman, on ira voir ça?" Moi "Heu non chérie, ça joue plus, c'est complet, c'est trop loin de Paris... (au choix). Alors que la vérité était "C'est trop cher pour ce que c'est, la salle est pourrie, le spectacle a l'air nul, j'ai pas envie que tu vois toutes les merdes qui existent pour les enfants..." Idem pour certaines affiches de film comme celui des Winx où j'ai grave menti mais je ne me souviens plus de l'excuse.

 

Ou alors le mensonge le plus basique quand c'est écrit quelque chose de vulgaire ou de sexuel ou de grossier. "Maman y'a écrit quoi là ? " "Heu rien c'est du flamand et je ne comprends pas le flamand"

 

Pareil sur l'ordinateur, je dois faire attention à ce que je fais ou consulte car dans mon dos elle peut tout lire et pour les surprises notamment comme dernièrement chercher une Monster High sur Ebay en cachette, ça a foiré.

 

Pour la télé c'était bien commode ! Genre elle voyait une bande annonce de quelque chose "Oh on pourra le regarder ?" Et nous "Non, c'est déjà passé" ou "Tu regardes jusqu'à la pub et après au lit parce que c'est fini". Mais maintenant elle lit "La suite après la pub" et à haute voix en plus. Elle sait que le le programme qui lui fait de l'oeil c'est ce soir à 20h ou dimanche à 14h !

 

Fini la paresse et les mensonges, on ne peut plus raconter n'importe quoi.

 

L'enfant est maintenant capable de formuler d'autres besoins, d'être influencé, de lire les catalogues, les notices, les affiches... Et de les lire bien et jusqu'au bout. Je ne sais pas pourquoi je me plains que ma fille ne lit pas assez toute seule, elle lit les catalogues Légo Friends et Playmobil dix fois par jour.

Avant c'était "Je veux ça et ça !". Maintenant c'est "Je voudrais La chambre de Mia et la cuisine d'été de Stéphanie".

Et souvent quand on lui demande comment elle sait telle ou telle chose "Ben je l'ai lu, c'était écrit là..."

 

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Elle lit les mots dans le cahier de correspondance de l'école pour m'en faire part elle-même. Bon je suis quand même obligée de repasser derrière parce que sa compréhension n'est pas toujours la même que la mienne, disons qu'elle comprend comme ça l'arrange les informations de sa maitresse.

 

Elle lit les noms sur les colis et dès qu'elle voit le mien elle demande si c'est pour elle, son courrier, les titres des journaux dans les toilettes (que du bon, Voici, Géo et iCreate), les noms des aliments au supermarché et comme beaucoup d'enfants elle est très réceptive à la publicité. 

 

 

En tant que cinéphile ayant beaucoup de mal avec la version française j'ai hâte que Nina lise de plus en plus vite comme ça on pourra enfin aller voir les films en version originale. Le plus tôt sera le mieux sinon je crains qu'elle ne soit paresseuse à ce niveau là et se coupe de toutes les subtilités des jeux d'acteur qui passent forcément par la voix. Je prépare le terrain en tout cas... En tout cas, pour les films de Chaplin, plus besoin de lui lire les textes.

 

Et vous, des mensonges quand les enfants ne savaient pas lire ?

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 06:45

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La mère parfaite, perfect mum pour faire plus chic, ce mythe entretenu savamment par quelques livres, quelques blogs ou quelques mères qui se sentent investies d'une mission supérieure...

J'avais envie d'en parler depuis longtemps mais les billets d'Ezabel et Oum m'ont inspiré l'angle sous lequel je vais aborder ce sujet.

Parce que nous sommes toutes la mère parfaite de quelqu'un, nous sommes toutes une mère parfaite à un moment donné, à un endroit donné ! Il n'existe pas un modèle de mère parfaite mais des millions.

 

Pour moi la mère parfaite c'est celle qui gère un planning d'activités pour ses enfants tel un ministre, celle qui prévoit les vacances des mois avant, celle qui met un point d'honneur à cuisiner tous les plats et qui regarde chevronnée toutes les compositions de ce qu'avalent ses enfants, celle qui va faire son "DIY" Calendrier de l'Avent, c'est celle qui ne perd jamais son sang-froid, celle qui sympathise avec toutes les autres mamans de l'école, celle qui fait des goûters d'anniversaire à la mode "sweet table", celle qui se vante à tout va de la réussite scolaire de ses enfants ou de leurs incroyables dons, celle dont les enfants mangent de tout et c'est grâce à elle, celle dont le salon est impeccable, celle dont la maison est impeccable et la chambre des enfants toujours rangée, celle dont la déco de la chambre des enfants sort tout droit d'un magazine branché, celle qui improvise un atelier cuisine...

 

Comme on peut le constater dans mes exemples il y a la mère parfaite qu'on peut envier ou admirer et celle tellement caricaturale qu'on la déteste d'emblée. Et de toute façon ce terme de mère parfaite est trop péjoratif, trop cliché, trop flippant.

 

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Expo Vasarely au Musée en Herbe

 

Pour certaines, je suis la mère parfaite parce que je fais beaucoup d'activités culturelles avec Nina. Mais chez moi c'est le bordel, je donne des bonbons à ma fille, elle ne mange pas beaucoup de légumes, parfois je crie (et je m'en veux), on regarde des conneries à la télé...

Je suis donc une mère parfaite aux yeux de certains, je suis loin d'être une mère parfaite à mes yeux, je ne pense pas non plus être une mère parfaite aux yeux de ma fille et je suis une mère plus qu'imparfaite aux yeux d'autres personnes.

 

Parce qu'une vraie mère parfaite ça n'existe pas ! Parce que la perfection, à mon sens, ne peut exister dès le moment où il y a de l'humain et où les émotions et le vécu entrent en ligne de compte. On peut réussir un gâteau parfait, faire un lit à la perfection, arranger une table parfaite ou choisir la tenue idéale mais sûrement pas faire un enfant parfait et être une mère parfaite. Surtout que, tout parent que nous sommes, nous n'avons pas toutes les données en main, nous ne pouvons maîtriser les autres, la société, le monde en général.

Exemple concret, hier soir la mère parfaite que j'aurais peut-être voulu être, est partie à temps du bureau pour rentrer à la maison tôt, passer du temps avec son enfant, préparer un bon repas et profiter de la soirée. C'était sans compter un accident grave de voyageur sur la ligne du métro...

 

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Si, ils étaient parfaits mes gâteaux, tout le monde l'a dit !

 

D'ailleurs une mère trop parfaite j'aurais tendance à m'en méfier. Soit elle est nulle avec son homme, soit elle est terriblement insignifiante dès qu'elle sort de ce rôle, soit elle n'assure pas au boulot si elle en a un, soit elle va exploser un jour et personne n'y comprendra rien, soit elle est bourrée de tics et de tocs. Une mère trop parfaite c'est suspect ou alors c'est un robot ! J'ai conscience de porter un jugement en écrivant cela mais puisque je viens de dire que la mère parfaite n'existait pas...

 

Depuis toujours, je revendique que je suis juste une mère, la mère que je veux être, ni trop parfaite, ni trop nulle. Et je pense que c'est pour la majorité la même chose. On fait avec nos émotions, nos envies, on s'adapte aussi à l'enfant qu'on a en face de nous et parfois, peut être on se dit avec un grand sourire "J'ai été parfaite sur ce coup là !"

Peut être aussi qu'un jour notre enfant nous le dira ce "maman tu es parfaite" et on appréciera ce moment rare à sa juste valeur. Parce qu'être parfaite en permanence c'est une plaie pour les autres. Pour un enfant, n'avoir jamais droit à l'erreur pour cause de mère parfaite c'est juste l'enfer. 

 

Alors vivent les mamans parfaites imparfaites ! Voilà ce que je suis, une mère parfaite imparfaite avec ses moments de grâce et ses moments pourris, une mère qui assure grave et une mère qui se plante lamentablement.

 

Alors les mamans, on arrête avec ce mythe de la mère parfaite qui n'existe pas, on n'envie personne qui se fait taxer de cet adjectif parce que oui nous sommes toutes la mère parfaite de quelqu'un !

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 07:26

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Quel parent n'a pas eu droit à son moment de solitude ?

"Maman il est moche le monsieur, papa, elle est grosse la dame"... et j'en passe. C'est bien connu les enfants sont spontanés et parfois on a envie de tout faire pour les freiner dans leur élan. Pourtant si on les empêche toujours d'être spontané, on brime peut être leur future personnalité. Enfin, c'est mon avis.

 

Je me suis faite cette réflexion lors de notre visite au Futuroscope pour les Journées nationales des associations d'aveugles et de malvoyants.

Nous étions en compagnie de personnes aveugles ce qui a occasionné beaucoup de questions et de discussions très intéressantes avec Nina.

"Maman, est ce que je peux aller voir le monsieur et lui dire : Monsieur, est ce que vous êtes aveugle ?"

Ma première réaction a été de lui dire qu'elle voyait bien qu'il était aveugle, ce n'était pas la peine de demander. Je me suis alors interrogée sur le pourquoi de ma frilosité. Après tout un enfant découvre tous les jours la vie, les gens, la différence. Pourquoi ne pourrait elle pas demander ce genre de choses, poser des questions qui peuvent nous paraître gênantes mais qui ne devraient pas l'être.

Il n'y a rien de méchant là-dedans. Le monsieur est aveugle c'est un fait, il ne devrait pas être gêné si on lui pose la question.

C'est d'ailleurs vrai pour tout ce qui touche au handicap et aux malformations en général. Un petit enfant qui y est confronté pour la première fois dévisage, pose des questions spontanées. Il est étonné par ce qu'il voit et qui ne ressemble pas à ce qu'il a l'habitude de voir. Nous ne devrions pas être gêné par son attitude. On en parle, on explique et à un moment il n'aura plus ce genre de comportement et même ça pourra devenir de la compassion et susciter aide ou échange.

 

 

Si un petit enfant mentionne la tâche de vin d'une personne c'est que c'est la vérité même si elle fait mal à entendre. Sa perception est telle qu'il retranscrit son ressenti et il ne pense pas forcément à mal. S'il dit "tu sens mauvais" à quelqu'un, on lui rétorque qu'il est mal élevé. Dire que la dame ou le monsieur sont gros ce n'est pas une insulte dans la bouche d'un petit, juste sa vision des choses. Ce n'est pas pareil de dire "il est moche" même si on est d'accord hein... Là, on passe à la subjectivité, notion que l'enfant ne comprend pas encore mais qu'il va acquérir petit à petit.

 

 

Ce qu'on doit apprendre aux enfants c'est que toute vérité n'est pas bonne à dire et que cela pourrait blesser des gens. Généralement ils s'en rendent compte en grandissant et ce qu'ils disaient avant à haute voix, ils le murmurent à l'oreille.

Les parents devraient aussi faire attention, effet de répétition oblige. Là je fais un voeu pieux je sais bien.

Toute vérité n'est pas bonne à dire mais il faut laisser l'enfant s'exprimer quand il en ressent le besoin, quand il est étonné par ce qu'il voit et cherche à le comprendre.

 

Laissons les enfants être les plus spontanés possible, la société va vite se charger de couper leur élan...

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Vendredi 26 octobre 2012 5 26 /10 /Oct /2012 07:18

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Cela fait plus de 20 ans que je travaille et en 20 ans, hormis mon congé maternité forcé pour soucis, je n'ai jamais eu d'arrêt de travail aussi long qu'une semaine.

Et surtout jamais d'arrêt de travail depuis que je suis maman.

Je suis devenue une maman du mercredi depuis quelques années parce que le temps passe trop vite et que je ne me voyais pas ne pas m'occuper un minimum de mon enfant unique.

J'adore les mercredis, ces jours où tout est permis, où l'emploi du temps, rythmé par une activité sportive ou médicale laisse le champ libre à tellement d'explorations. Les quatre journées que je passe au travail sont parfois si intenses que je n'ai pas le sentiment de moins en faire.

 

Mais ce qui me manque cruellement et qui m'a encore plus sauté au visage durant cette semaine à la maison, même souffrante, c'est d'aller chercher plus souvent mon enfant à l'école.

C'est bizarre ce sentiment de ne pas se sentir du même monde que les mamans de 16h30. Je les envie quelque part et puis elles se connaissent toutes, j'arrive comme un cheveu sur la soupe. Une semaine en 5 ans d'école...

 

Une semaine durant laquelle j'ai récupéré ma petite bouille d'amour, vu ses yeux qui me cherchaient de loin, son sourire rassuré de me voir à la bonne place. Une semaine durant laquelle j'ai bu toutes ces paroles intarrissables, ce débit que rien n'arrête, ce sentiment tellement enfantin de vouloir tout raconter et tout partager tout de suite. J'écoute, je me concentre, je souris, je réagis et nous voilà déjà arrivées à la maison. Un mini voyage de quelques centaines de mètres dans la tête et les préoccupations de ma fille, ses petits bonheurs quotidiens, ses apprentissages.

C'est ça la sortie d'école, c'est partager un moment à nul autre pareil, c'est entrer encore plus dans l'intimité de son enfant, dans l'intimité qu'il a sans nous dans cette école de laquelle nous ne savons pas grand chose au final, à peine quelques bribes de tout ce qu'il s'y passe en une journée.

 

J'ai le sentiment d'avoir volé ces instants qui ne sont pas les miens d'habitude. Et ensuite, rentrer, goûter, réviser ou regarder les cahiers ensemble puis jouer, faire des activités inhabituelles, prendre le temps jusqu'au diner.

C'est évident que les soirs où je rentre du boulot, je suis moins disponible, tout s'enchaîne et à peine arrivée, je m'occupe de notre pitance ou d'organiser le lendemain s'il le faut. Et surtout ce n'est plus si spontané sauf nouvelle exceptionnelle. Nina ne se précipite pas pour me raconter, c'est moi qui dois poser la question. Sacrée différence !

 

J'aimerais tant être une maman de 16h30 moi aussi mais cela n'est même pas envisageable... et pourtant demain il sera trop tard...

C'est vrai, ça dure quoi les sorties d'école ? 8 ans, 9 ans ? Au collège on va encore chercher les enfants ? C'est quoi 8 ans dans une vie d'enfant qui n'est déjà pas si grande, rien...

Je sens que cette semaine de sortie d'école restera unique et ce sentiment de regret va mettre longtemps à me quitter... Dans trois ans il sera définitivement trop tard...

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 07:16

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La famille, le couple. Un sujet dont on parle beaucoup en ce moment avec le projet de loi sur l'adoption par des couples homosexuels.

Je ne vais pas faire un cours magistral appuyé de références historiques, scientifiques ou médicales, juste donner mon ressenti de maman, de femme en couple avec un homme.

J'avoue que j'ai du mal à voir ce qui choque aujourd'hui une partie de la population. L'adoption d'un enfant par un couple homosexuel serait le mal incarné, ce qui va provoquer un cataclysme dans le monde, le pire truc qui pouvait nous arriver en 2012. La fin du monde à côté c'est peanuts.

Pourtant moi ce qui me fait le plus peur en ce moment ce n'est pas qu'un enfant sans parent puisse trouver de l'amour dans un foyer de parents aimants du même sexe, non moi ce qui me fait vraiment peur c'est la situation en Syrie, celle du Mali, celle de l'Afghanistan, celle de tous les pays qui petit à petit sombrent dans des guerres obscurantistes sans fin, celle de tous les pays privés de libertés individuelles. Peur parce que ces pays là, ils seront peut être les nôtres un jour. Sans parler de la violence à laquelle on a droit, la violence quotidienne que personne n'arrive à endiguer, meutres, viols, violences conjugales. Voilà mes raisons d'avoir peur de l'avenir... Désolée d'être si terre à terre...

 

 

Si l'homosexualité n'avait pas été condamnée, punie, interdite et que depuis toujours tous les êtres humains vivaient selon leurs désirs sans subir les foudres des intégristes, de la loi ou de la religion (ah le bordel que ça a mis dans le monde...), aujourd'hui cette question ne se poserait peut être même pas. Peut être que tous les êtres humains seraient égaux en droits... Mais non, l'histoire s'est trompée de route. Le monde a préféré l'intolérance et la haine de la différence, toutes les différences.

 

Puisque la société a permis l'adoption d'enfants abandonnés ou orphelins par des gens qui ne sont pas les parents biologiques, pourquoi cette adoption ne devrait être réservée qu'à des couples hétérosexuels ? Où c'est écrit que le bonheur d'un enfant ne dépend que du fait qu'il ait un papa et une maman ? Si c'était le cas, le monde irait bien, tout le monde serait équilibré et la psychanalyse serait une profession de science-fiction.

Dire ça, c'est avoir des oeillères bien scotchées et ne pas regarder le monde dans lequel on vit. Dans notre monde réel donc, un enfant peut avoir deux parents du même sexe, peut être orphelin, peut n'avoir qu'un seul parent (les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses), peut faire partie d'une famille recomposée et changer de famille toute les semaines, peut être élevé par des grands-parents ou un oncle ou une tante, peut être en pension, en famille d'accueil ou carrément vivre seul dans la rue. Et pourtant aucune de ces structures ne lui garantit d'être heureux, aimé et équilibré. Aucune. Etre parent et élever un enfant ce n'est pas une science exacte.

 

Un couple hétérosexuel ne sera pas meilleur parent qu'un couple homosexuel, ce n'est écrit dans le marbre nulle part.

Des parents qu'ils soient hommes ou femmes peuvent être stupides, méchants et ne rien valoir comme parents. Il suffit de lire la presse du monde entier tous les jours pour s'en apercevoir. Les enfants ne seront ni mieux ni pire avec un couple homosexuel qu'avec un couple hétérosexuel.

 

 

Du coup les homosexuels adoptent souvent à l'étranger, font appel à des mères porteuses ou se font inséminer. L''enfant n'a légalement qu'un seul parent et c'est là que ça peut devenir triste parce que les homosexuels comme tout le monde, ont des problèmes de couple et se séparent. Le parent qui n'a pas l'autorité parentale n'a plus aucun droit sur l'enfant qu'il a élévé, plus aucun droit sur son enfant. C'est de la justice ça ? Pourquoi ces enfants là devraient être traités différement des enfants des couples hétérosexuels ?

 

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Adopter un enfant par les voies légales c'est un véritable parcours du combattant, semé d'embûches, de désillusions, d'espoirs parfois vains. Et qu'on soit homme ou femme, il faut être un couple solide et sûr de soi pour se lancer dans l'aventure. Ce n'est pas une décision qu'on prend en cinq minutes mais le résultat d'un long cheminement personnel motivé par l'amour que l'on se sait capable de donner à un enfant qui pourrait en avoir besoin, à un enfant à qui on aurait envie de donner l'amour de la vie... Et même lui donner une famille avec des grands-parents, des oncles, des tantes, des cousins et cousines, quelle idée saugrenue tiens...

C'est long, épuisant et je veux croire que les personnes qui oeuvrent à donner les agréments font bien leur travail. Evidemment rien ne garantit que le parent sera à la hauteur mais on en revient à ce que je disais plus haut.

Moi même je n'aurais pas eu d'enfant par les voies naturelles, je ne sais pas si j'aurais été capable de faire une démarche d'adoption.

 

Il va en falloir du temps avant que les mentalités bougent, avant que les être humains considèrent leurs prochains simplement comme d'autres êtres humains et non pas en fonction de leur sexualité, couleur de peau, religion, apparence vestimentaire, handicap et j'en passe. La société évolue lentement mais elle n'est plus la même qu'il y a des siècles. Nous acceptons des énormes changements technologiques, biologiques, pourquoi pas des changements de définition de la famille...

 

Avec la naïveté qui me caractérise parfois, j'ai envie de dire que ce qui compte c'est l'amour à donner et à prendre, c'est donner le sens que l'on veut à sa vie et si ce sens passe par le désir d'enfant, laissons les gens réaliser des rêves qui vraiment ne sont pas dangereux pour l'avenir du monde...

 

Voilà mon sentiment, désolée si ça semble désordonné ou incomplet, il y aurait encore tant à dire sur le sujet.

 

 

 

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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Lundi 22 octobre 2012 1 22 /10 /Oct /2012 07:10

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Un mini ras le bol aujourd'hui dans mon monde de maman et de blogueuse maman. Ma fille a 7 ans, cela fait quelques années qu'elle est sortie du monde des bébés, même si elle sera toujours mon bébé d'amour, là n'est pas le sujet, je m'égare...

 

Et pourtant j'ai l'impression de vivre dans un monde qui ne s'intéresse qu'aux bébés. On dirait qu'après 3 ans, un enfant perd de son intérêt (sauf pour les marchands de jouets, là j'avoue ils sont au taquet...)

Quand j'ouvre la presse famille, quand je lis la majorité des blogs de maman et sur Facebook, quand j'ouvre mes mails liés au blog, je vois des bébés partout, des objets de puériculture partout, des dizaines de nouveaux sites de vente ou de création pour les bébés, de la littérature sur les mêmes sujets, des salons, des événements baby, des concours de photos bébé... j'overdose de bébés. Blogueuse maman ne veut pas forcément dire blogueuse bébé.

Bébé par ci, bébé par là, le millième article sur la propreté, le deux millième sur l'allaitement, on tourne en rond et pas beaucoup de vrais sujets de fond sur la toute petite enfance. Même les émissions télés, pas forcément destinées aux parents d'ailleurs, ressassent ces mêmes sujets qui font du buzz pendant cinq minutes.

Je ne généralise pas, je fais simplement un constat mathématique...

 

 

J'ai été maman il n'y a que 7 ans et j'ai utilisé à peine 1/10ème de tout ce qu'on voit aujourd'hui et je vous assure que ma fille a été un bébé choyé et en pleine forme. Elle n'a eu besoin d'aucun artifice inutile qui ne sert finalement qu'à faire plaisir aux mamans et aux marchands.

Je plains les nouvelles mamans qui chaque jour sont de plus en plus perdues dans cette jungle de produits et de sollicitations auxquelles elle n'avaient même pas pensé.

 

J'avais écrit un article il y a bien longtemps sur tous les trucs inutiles que j'avais acheté. Si je devais le réécrire aujourd'hui, je suis sûre qu'il ferait 10 pages ! Forcément, je dénonce mais je plaide coupable, je suis totalement influençable. Pourtant je peux aussi réflechir deux secondes et me dire que ce que mon bébé avait le plus besoin ce n'était pas du énième transat ou pot ergonomique ultra design en matériaux digne d'un film de super héros. Non, ce que mon bébé avait vraiment besoin aucune offre marketing ne pouvait le lui donner...

Si, il y a un truc indispensable mais ça personne ne me l'a offert. Pour avoir un bébé zen il faut une maman zen et pour avoir une maman zen, il lui faut un mode de garde adapté n'est ce pas Crechequisepasse ?

 

Alors je me demande vraiment pourquoi il n'y a pas plus de choses pour les grands enfants, plus d'articles qui les concernent, plus d'intérêt général. Quoi qu'en ce moment avec la polémique sur l'école, on pense un peu plus aux grands enfants ! Mais de quoi je me plains !

Je râle mais je n'ai pas besoin non plus qu'on me crée des besoins pour ma fille de 7 ans hein !

En fait j'ai le sentiment que c'est bébé à tout va puis adolescence à tout va. Entre les deux c'est un peu morne plaine. Pourtant c'est aussi intéressant voire plus qu'un bébé, un enfant de 4, 5, 6, 7, 8 ou 9 ans...

 

Mon conseil aux jeunes mamans, essayez de voir ce qui est vraiment utile à votre bébé et gardez vos sous (sauf si bien sûr vous ne savez pas quoi en faire !) pour plus tard, parce que ce n'est pas le bébé qui coûte plus cher en réalité mais bien l'adolescent et l'étudiant. Mon bébé n'a pas eu la rolls des poussettes mais ma grande fille aura de quoi commencer ses études si elle le souhaite. Je ne dis pas qu'il y ait une ou deux inventions qui changent vraiment la vie, mais comparées aux milliers qui ne servent à rien...

 

 

Et pourtant j'adore les bébés, en vrai ou au cinéma, quand ils sont vivants quoi, pas à travers les milliers d'objets qui les entourent... Ce que je regarde en premier chez un bébé c'est sa bouille et son sourire, le reste c'est du superflu !

 

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Femmes actuelles
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