Les réflexions existentielles d'une maman

Vendredi 14 novembre 2014 5 14 /11 /Nov /2014 07:00

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Dans le genre avant j'avais des principes maintenant j'ai des enfants, avant je me disais que mon enfant ne mettrait jamais des habits aux couleurs de ses héros préférés. J'étais jeune parisienne branchée et je regardais de loin ces enfants dans le métro avec leurs baskets Hello Kitty ou Disney, leurs joggings et manteaux aux couleurs criardes, bariolés de dessins et de logos. Je suis plutôt du genre à opter pour la simplicité.

J'avais le même genre de réticence pour la déco de la chambre de ma fille.

Je ne vais pas dire que le premier poster de princesses m'a fait mal au coeur mais c'est presque vrai.

 

Et puis, j'ai pris du recul et très vite. Dans le fond qu'est ce que ça pouvait bien me faire que la chambre de ma fille ressemble à une annexe Disney ou Hello Kitty ? Qu'est ce que ça pouvait bien me faire qu'elle ait envie d'accrocher telle ou telle affiche, telle ou telle carte postale ? C'est sa chambre, c'est elle qui y passe le plus de temps, pourquoi moi adulte je devrais imposer mes goûts de décoration à mon enfant sans lui demander son avis ? Pour avoir une parution dans Elle Déco ?

Et malgré tout j'ai eu un peu mal quand elle a voulu récemment tapisser sa chambre de posters Violetta mais là encore qu'est ce que ça peut me faire dans dans le fond ?

 

Pour les habits, soyons honnêtes, j'ai résisté notamment sur les baskets, j'ai toujours refusé les chaussures à licence arguant du fait que ce n'était pas de la bonne qualité. Pour les bottes de pluie j'ai été plus faible.

J'ai tenté aussi de résister sur le reste des habits mais pas longtemps. Aujourd'hui je constate que d'avoir laissé faire ma fille quelques choix vestimentaires douteux n'a pas fait d'elle une petite fille qui n'a aucun goût (quoique en termes de maquillage et de bijoux elle ne tient pas de moi mais je ne m'inquiète pas trop il parait que c'est l'âge !).

Qu'elle est capable de mettre un tee-shirt Violetta tout en restant naturelle avec un jean et des boots en daim. Qu'elle aime les tee-shirts avec des choses rigolotes dessus mais pas forcément avec des héros de ses films ou séries télé.

 

Probablement que si je montrais la chambre de ma fille, beaucoup de parents hurleraient de désespoir mais le jugement des autres je m'en tape et ça rend ma fille heureuse... Il y a des combats à mener dans l'éducation d'un enfant, j'ai décidé que celui ci n'en valait vraiment pas la peine. Développer un conflit avec son enfant pour une histoire de décoration ou de tee-shirt, je passe mon tour et je le vis bien.

J'étais cette future mère qui pensait "pas de ça chez moi". Je suis cette mère qui a choisi d'accepter d'aller à l'encontre de ses propres goûts pour faire place à ceux de son enfant. Lâcher l'affaire ça fait un bien fou parfois !

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Farfouillage Familial
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 07:30

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Lentement nous nous sommes préparés pour la rentrée des classes du mardi 2 septembre à 9h.

Lentement nous sommes allés tous les trois jusque dans la cour d'école ensoleillée.

En vitesse battait son petit coeur même si elle savait que rien n'aurait vraiment changé dans le fond.

Lentement elle a regardé et cherché les copines et les sourires se sont échangés.

En vitesse le directeur et maître de Nina en CM1 a fait l'appel des classes.

Lentement nous sommes sortis de l'école, le coeur léger et le sourire aux lèvres.

En vitesse j'ai rejoint mon bureau parisien pour une matinée déjà bien entamée.

En vitesse j'ai quitté mon bureau parisien pour aller récupérer ma fille chez une copine dont les parents m'ont dépanné pour ce premier jour d'école.

Lentement nous sommes rentrées sous le soleil en échangeant les premières impressions.

Lentement j'ai apprécié toutes les paroles qu'elle m'offrait.

En vitesse nous avons fait les deux opérations qui faisaient office de premiers devoirs.

Lentement nous avons trainé avant l'heure du coucher.

En vitesse je l'ai réveillée ce premier mercredi matin, l'ayant laissé grapiller quelques minutes de sommeil en plus.

En vitesse nous avons toutes les deux marché jusqu'à l'école pour ce deuxième jour de classe.

Lentement je suis rentrée à la maison, savourant ce nouveau plaisir du mercredi.

En vitesse vers midi, je suis retournée la chercher.
Lentement, nous avons cheminé et j'ai continué à savourer ce nouveau plaisir du mercredi.

 

Les nouveaux rythmes scolaires, je n'ai pas encore d'avis sur comment ça se passe chez moi, mais je sais une chose, pour la première fois de ma vie de maman, je peux aller l'accompagner ET la chercher dans la même journée...

 

Lentement je me délecte, en vitesse mon coeur bat quand je la vois me cherchant dans la masse des autres parents...

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Farfouillage Familial
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Vendredi 20 juin 2014 5 20 /06 /Juin /2014 07:00

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Je ne fais pas un sujet de bac philo je vous rassure mais j'ai commencé à cogité sur cette notion de choix liée à celle du libre-arbitre mais souvent dépendante de tellement de facteurs.

On dit toujours que la vie est faite de choix. Mais comment être sûr qu'on fait les bons ? Est-ce si facile de choisir ?

Il n'y a qu'à voir les petits enfants à qui l'on demande de choisir un jouet dans un magasin. Les voilà complètement perdus, incapable de faire un choix et de s'y tenir ou alors ça prend 2 heures ! Idem si on leur demande ce qu'ils veulent manger entre deux propositions. Ils vont faire une partie de ping pong et on enfonce le clou en leur demandant "Tu es sûr ?"

Et encore, je dis petit enfant, mais la mienne à bientôt 9 ans, ne déroge pas à la règle !

 

Certains choix ne portent pas à conséquence. Si on hésite entre deux plats, entre deux robes, entre deux vernis, au pire une déception et frustration qui sera vite oubliée.

Mais quand il s'agit de choisir une maison ou un appartement, de partir ou de rester, d'engager cette personne plutôt que l'autre, faire le bon choix devient crucial.

Je suis gémeaux, il paraît que c'est un signe où règne l'indécision ! J'ai l'impression que c'est pour tout le monde pareil, choisir est source de tortures mentales qui n'en finissent jamais.

Le plus difficile est de choisir mais bizarrement une fois que l'on a fait son choix, tout devient apaisé même s'il faut ensuite assumer. On pèse le pour et le contre et le choix peut déplaire aux autres, assumer ses choix est à mon sens, une force de caractère.

Souvent on nous demande "Mais comment tu fais ?" et on répond "J'ai pas le choix". Est-ce si vrai ? ou alors quand on n'a vraiment pas le choix on trouve toujours les ressources pour assumer ce qu'on ne choisit pas forcément ? Vous avez 2h !

 

Parfois je sais que j'ai fait le bon choix, il y a des évidences qui s'imposent même si le processus a été long. A d'autres moments je ne sais pas, c'est l'histoire des "Et si j'avais, et si..." Pour certaines choses il n'y a que, peut-être, sur le lit de mort qu'on pourra se dire "Oui j'ai fait ce qu'il fallait à ce moment" ou alors on ne saura jamais.

Par exemple, aujourd'hui encore je me demande souvent si j'ai fait le bon choix pour mes études. En fait je sais que non, j'ai été paresseuse ou je n'avais pas confiance en moi. J'ai l'impression d'avoir fait un choix par défaut et comme tout parent j'espère que mon enfant fera le meilleur choix, celui qui le rendra heureux et en phase avec ses aspirations.

 

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La vie nous impose des choix aussi, de ceux qu'on aimerait éviter. Choisir entre ses parents, choisir entre ses enfants, choisir entre un frère et une soeur, entre sa vie de famille et sa vie professionnelle, entre deux amis... J'ouvre une parenthèse, un des films qui m'a bouleversée et marquée à jamais c'est "Le choix de Sophie" de Alan J. Pakula, tiré du roman de Wlliam Styron que je n'ai pas lu. L'histoire d'un choix entre deux options impossibles et insoutenables...

 

Et puis il y a nos enfants, ça on ne peut pas encore choisir à quoi ils vont ressembler, quel caractère ils auront, si c'est une fille ou un garçon (sauf cas particuliers comme l'adoption évidemment). J'espère vraiment que la génétique et la science n'apporteront jamais ce choix, que les parents ne pourront jamais commander un enfant à la carte en fonction de critères précis.

On ne choisit pas ses enfants mais j'aime me souvenir de cette phrase de Nina quand elle était plus petite " Tu m'as choisie maman, tu m'as choisie comme petite fille". Un soir où nous avions eu une grande discussion à ce sujet du haut de ses 3 ans. J'aime à penser qu'elle a raison, que malgré tout nous nous sommes choisies, c'est bien plus beau de voir ainsi ! 

 


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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Farfouillage Familial
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Vendredi 6 juin 2014 5 06 /06 /Juin /2014 06:08

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Trop de gens râlent parce qu'on en fait tout un plat sur l'enfance, parce que les enfants prennent une place trop grande dans la société ou parce que les enfants c'est beaucoup de contraintes, c'est bruyant, ça empêche les adultes de tourner rond (ou en rond je préfère).

Trop de gens oublient qu'ils ont été des enfants un jour et que sans les enfants, il n'y a pas d'avenir, que pour faire un adulte il faut un enfant en tout cas pour encore quelques années. Le clonage humain à grande échelle n'est pas tout à fait au point !

 

Pourtant qu'est ce qu'elle est courte l'enfance. Trop courte à mon goût et le pire c'est qu'on demande sans cesse aux enfants d'aller plus vite, de grandir plus vite, d'être autonome plus vite, de devenir un adulte au plus vite. Je n'imagine même pas ce que c'est qu'être un enfant quand on doit travailler à 6 ans ou se marier à 10 ans... Une enfance qui a à peine le temps d'exister, un souffle qui retombe trop vite, une lumière qui s'éteint à peine allumée...

 

Dans une vie entière l'enfance ça dure quoi, 15 ans, 16 ans ? Que sont 16 ans sur une vie de 80 ans ? Que sont 16 ans sur une carrière professionnelle de plus 40 ans ?

Tous les parents vous le diront "ça passe trop vite, on ne se rend compte de rien..." ou alors "profite !" mais est ce qu'on profite vraiment ? On se retourne et c'est déjà la fin de l'année scolaire. Mais où sont passés ces 10 derniers mois ? Les robes de l'été dernier arrivent à mi-cuisse. Quand est-ce qu'elle a pris 10 cm d'un coup ?

 

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Je n'aime pas toujours l'évolution de la société vis à vis de l'enfance. D'un côté les professionnels parlent du retour de l'enfant roi, de la démission des parents et de l'autre côté on court, on pousse les enfants à aller vite. "Dépêche toi, range vite, allez avance, fais plus vite, arrête de traîner..." Dès que l'enfant sait faire un truc, on est déjà passé à l'apprentissage suivant.

"C'est l'heure, va te coucher"... "Mais maman tu sais aujourd'hui à l'école..." Oui c'est toujours au moment de dormir qu'il y a une histoire à raconter et alors, c'est quoi 5 minutes dans une soirée ? Pourquoi ne pas les prendre et écouter ? Il dormira 5 minutes en moins, pas si grave... Mieux vaut un enfant qui raconte à 20h45 que jamais.

 

J'aimerai que le temps file moins vite, que l'enfance soit plus lente à s'écouler mais ça ne marche pas. Parfois je me regarde être parent, je me regarde la presser et je me reprends. Mais qu'est ce qu'on a de si urgent à faire finalement ? Qu'est ce que 5 minutes sur une soirée, 16 ans sur une vie entière... Si courte enfance qui nous file entre les doigts et qu'on essaie de rattraper, de savourer... dommage qu'on se laisse souvent déborder... Savoir profiter n'est pas inné. Je me dis que lorsqu'on est grand-parent on doit mieux maîtriser cette notion avec ses petits-enfants...

Si courte enfance si importante dans la construction de l'adulte à venir... Profite mon enfant, joue tant qu'il est tant, ennuie toi, imagine, rêve, raconte toi des histoires tant qu'il est temps...

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Nana, mais maman aussi
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Lundi 5 mai 2014 1 05 /05 /Mai /2014 07:08

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Une première dans ma vie de maman, j'ai passé ma semaine de vacances de Pâques avec deux enfants. On avait invité la copine de Nina avec qui elle part en vacances l'été depuis deux ans. Evidemment j'ai déjà eu de maintes fois des copains, des copines ou les cousins à la maison mais deux filles une semaine entière jamais.

Il y des avantages à avoir deux filles qui s'entendent bien mais aussi des inconvénients. Parmi les avantages, elles peuvent jouer longtemps sans s'ennuyer et s'entendent bien pour trouver des idées de jeux inédits.

Dans les inconvénients, il faut faire attention à ne pas privilégier son enfant et toujours faire en sorte que tout soit bien à égalité que ce soit dans les choix de repas, les quantités, les cadeaux, les bonbons etc... Il faut rester vigilante pour ne pas que la copine se sente lésée. Résultat on peut dire que cette semaine je n'ai pas eu ma dose de câlins !

Tout prend plus de temps du coup. Avec ma fille unique je n'ai pas l'habitude que les choses trainent autant (sauf pour ranger les jouets !). A deux elles ont toujours mieux à faire que de m'écouter, logique.

Mais dans l'ensemble ça se passe plutôt bien malgré les inévitables petites frictions souvent dûes au sentiment d'exclusivité qu'elles peuvent avoir l'une envers l'autre. En tout cas les disputes ne durent jamais plus de trois minutes.

 

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Elles ont dormi ensemble, la première nuit a été floklo au début mais j'ai menacé qu'elles iraient chacune dans une chambre, plus rien à signaler jusqu'à la fin.

Elles m'ont énervé parfois, à deux pour faire bisquer la mère c'est mieux, mais ont été attendrissantes souvent.

 

Et sinon, hormis le temps changeant, les vacances ont été plutôt cool. Une journée à la Mer de Sable, des séances trampoline dans le jardin, des séances devoirs en petite quantité, une sortie au cinéma pour voir Clochette et la Fée Pirate et j'ai même survécu à 3 heures dans une aire de jeux intérieure, vous savez là où des dizaines d'enfants hurlent en dévalant un toboggan géant.

 

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Elles ont aussi regardé quelques films comme "Charlie et la chocolaterie" et "Beetlejuice" ce qui a valu une remarque de la copine à Nina "C'est toi qui choisis les films, tu as trop bon goût". J'adore !

 

La prochaine fois c'est Nina qui partira avec elle pour les vacances d'été durant trois semaines. Elles ont trop hâte et pleurent que deux mois c'est trop long avant de se revoir. "C'est comme ma soeur tu comprends..."

 

Parfois je me suis dit que deux enfants c'était trop pour moi et parfois non. Je ne doute pas que lorsque les deux enfants sont ses propres enfants le ressenti est totalement différent. Etre la "maman" d'une autre petite fille ce n'est pas toujours évident mais c'est formateur. On observe, on ne peut s'empêcher de comparer et d'être admirative parfois parce que l'autre mange des fruits avec un plaisir évident par exemple ou parce qu'elle est un peu plus autonome. On est encore plus bienveillante sachant que les parents doivent forcement manquer un peu, il est urgent d'attendre pour jouer à la vraie maman avec sa propre fille.

 

En tout cas ça fait du bien à Nina, qui n'a jamais eu de souci pour partager ou prêter ses jouets mais ça lui fait du bien sur d'autres plans. Et cet été dans le sens contraire, ça lui fera encore plus de bien. Il y aura probablement autant de changements que l'an dernier, voire plus...

 

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Jeudi 23 janvier 2014 4 23 /01 /Jan /2014 06:45

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Je ne fais pas de calendrier de l'Avent de mes mains

Je ne fabrique pas moi même les cadeaux de la maitresse ou de la nounou

Je ne passe pas des heures en cuisine à lui faire des milliers de petits gâteaux

Je ne l'ai pas allaitée, j'ai juste préparé et donné les biberons avec tout mon amour

Je ne l'ai pas portée en écharpe, juste dans mes bras

Il m'arrive de crier plus que de raison mais jamais longtemps

J'ai sorti les décorations de Noël le 18 décembre seulement

Je ne passe pas mon temps à faire des "DIY" avec elle

Je ne vante pas ses prouesses partout sur la toile

Je rentre tard du travail et parfois je m'énerve un peu vite le soir

Je n'ai jamais fait de sweet table pour ses anniversaires

Je ne la force pas à manger des légumes à chaque repas (5 quoi ?????!!!) (comment ça la purée c'est pas un légume ?)

Je lui donne des bonbons et du chocolat très souvent

Je n'ai jamais fait de pâte à sel avec elle (ni avec personne d'autre d'ailleurs !)

Je la force à se laver les dents matin et soir

Je suis parfois (souvent ?) chiante...

 

Aux yeux de certains je ne suis peut être pas une bonne maman...

 

Pourtant, tout les soirs après le bonne nuit et les câlins, la vérité sort de la bouche de mon enfant "Tu es la meilleure maman du monde" !

Et j'ai bien envie de la croire parce qu'elle est quand même la première intéressée non ?!

 

Alors ne laissez jamais les autres vous juger, ne comparez pas vos talents avec ceux des autres mamans, ne croyez pas que les jolies photos bien léchées ne reflètent que la réalité et qu'il faut paraître pour être...

 

Je l'avais déjà dit, on est tous la mère parfaite de quelqu'un, on est donc forcément la mère imparfaite de quelqu'un d'autre mais tant qu'on est la meilleure maman du monde à la maison, tout va bien !

 

 

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Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Nana, mais maman aussi
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Mardi 7 janvier 2014 2 07 /01 /Jan /2014 06:32

p15.jpg Max Ernst, La Vierge Marie donnant une fessée à l'Enfant Jésus

 

 

On s'étonne que certains veulent mettre des lois sur la fessée et les châtiments corporels, veulent encadrer ce que des parents ont toujours considéré comme acquis. Je n'étais pas forcément pour la loi mais chaque jour qui passe me fait me poser des questions. C'est bien le problème, quand on est témoin de violence sur un enfant de la part de ses parents dans la vie quotidienne, on se trouve démuni. Démuni parce qu'on a peur d'intervenir et que le résultat soit à l'inverse de nos espérances, en général l'enfant prend double. Démuni parce que le "de quoi je me mêle ?" "pour qui elle se prend celle-là ?" n'est pas faux et que quand on attaque le parent il n'est pas rare que l'enfant prenne sa défense. Qui suis-je pour intervenir dans le métro, dans la rue, au parc, au cinéma... ?

 

On m'a dit "fais gaffe un jour tu vas t'en prendre une...", mais c'est plus fort que moi je n'arrive pas toujours à me contrôler et même si je ne fais rien, je ne peux m'empêcher de dire un truc fort en partant pour être sûr que l'enfoiré de parent m'a entendu.

Je ravale ma souffrance souvent et quand ça arrive devant Nina, on part dans de longues discussions. Elle-même me fait remarquer quand un parent "exagère".

 

Je ne parle pas là de la violence aggravée qu'on peut dénoncer (mais quand bien même, combien osent appeler les services sociaux ? ) ou faire punir par la justice mais bien de la violence ordinaire insidieuse et banalisée.

 

Et des scènes de violence ordinaire on en voit beaucoup trop souvent. Ces parents qui giflaient leur fils dans le métro, j'ai hurlé. Ils étaient hilares et ne parlaient pas français. Ce gamin est fichu je le sais, la seule communication qu'il a avec ses parents est tordue, limite il cherchait les coups avec sa façon de réagir, sachant qu'ils allaient arriver...

 

Cette mère hystérique à la sortie du cirque Phénix parce que sa petite fille de 7/8 ans marchait un peu sur la route. Je vous assure que ce n'était pas évident, des voitures et des gens partout, la gamine n'a rien fait exprès et même si... Sa mère l'attrape, la frappe sur la tête en lui tirant les cheveux tout en hurlant "ferme ton manteau". J'étais avec Nina...

 

Ce père qui dans le train n'arrête pas dire à son fils de 3 ans ! attaché dans sa poussette "Tu veux une fessée ? "Si tu bouges encore, tu auras une fessée..." et il a dit le mot fessée, une dizaine de fois durant tout le trajet. La mère ne disait rien, les parents continuaient à discuter et rigoler entre eux pendant que le gosse devait rester bien tranquille dans sa poussette...

 

 

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Un enfant ne doit pas grandir avec la peur d'être frappé ni avec l'idée que c'est normal, que la violence est la réponse des adultes à un comportement qu'ils n'attendent pas. Et ce qui est grave c'est que ce comportement n'est pas toujours la désobéissance ou les bêtises, parfois c'est juste pour rien, juste comme ça, parce que ça défoule...

 

Oui voir un enfant se faire gifler ou se prendre une fessée ça me choque, ça me fait mal, ça me fait bondir, ça me donne des envie de faire pareil à l'adulte tout puissant qui s'attaque à un enfant, à son enfant.

Et puis quoi, un adulte n'a pas le droit de frapper un autre adulte mais il peut frapper son enfant en toute impunité ? C'est ça qu'on veut donner comme valeurs aux enfants ? Au nom de quoi, au nom de qui ?

 

Tous ces parents qui se croient bien élevés, bien propres sur eux, qui veulent reproduire un schéma familial qui leur a si bien réussi soi-disant, qui pensent qu'une fessée ou une gifle n'a jamais fait de mal à personne, tous ces parents qui utilisent la violence comme mode d'éducation... Tous ces parents qui se sentent dans leur bon droit et qui disent "c'est mon enfant, je fais ce que je veux..."

 

Et je me répète, je parle juste de cette violence ordinaire qui n'est pas considérée comme "grave". De cette violence ordinaire qui est considérée comme "normale" par beaucoup de parents, beaucoup trop de parents... Et malheureusement elle peut aussi être le fait d'un autre membre de la famille, un beau-parent, d'une nounou, d'un baby sitter, d'un prof, d'un ami de la famille...

 

Alors si les lois peuvent aider à faire changer les mentalités, je dis qu'elles sont bonnes à prendre. Si elles peuvent faire peur et empêcher les coups et bien elles sont bonnes à prendre. Evidemment, je ne vis pas au pays des Bisounours et je sais que contre la violence psychologique ou verbale, les moyens d'actions sont encore plus limités. Le parent qui répète sans arrêt à son enfant "tu es bête" ou "mais tu es débile ou quoi ?" fait probablement autant de mal que celui qui donne les coups. Combien de fois je les entends ces phrases dans le métro ou dans la rue...

 

La loi va t'elle arriver un jour en France et de quelle manière ? Je vous invite à lire cet article paru dans Le Monde du 17 octobre dernier. Peut être devra t'on se conformer à la législation européenne. Je suis évidemment d'accord avec tous les discours des "anti coups".

Une loi ne suffira pas, il faudra du temps pour changer les mentalités et puis c'est bien connu les Français ont horreur du changement et n'aiment pas les remises en question, la partie ne va pas être simple mais elle en vaut largement la peine.

 

 

Ps : et je ne peux m'empêcher d'ajouter que tous les adultes ne sont pas faits pour être parents...

Ps 2 : je ne m'érige pas en "bien pensante" ou quoi que ce soit, j'ai vévu 10 ans de mon enfance en étant le témoin de violences ordinaires sur des enfants et je sais de quoi je parle...

Ps 3 : je ne dis pas qu'un acte isolé sous le coup de l'énervement est dramatique, si ensuite le parent s'explique avec l'enfant et ne récidive pas bien entendu...

Ps 4 : à en croire les chiffres, je fait partie d'une minorité de parents à penser comme ça, j'ai mal à mon pays...

Ps 5 : Le numéro pour alerter en cas de maltraitance c'est le 119...

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Les blogs des enfants, des parents et des nounous ...
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Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 06:36

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Quand j'étais beaucoup plus jeune, je kiffais ce film "Génération Perdue" de Joel Schumacher. Le bon petit film de vampire avec tous les ingrédients des teen movies comme j'aime. Et maintenant à chaque fois que j'entends cette expression je ne peux m'empêcher de penser à la génération de ma fille.

Elle a 8 ans en 2013, fait-elle partie d'une génération perdue ? Essuie t'elle les plâtres d'un système scolaire à bout de souffle ?

 

Entre la réforme des rythmes scolaires qui semble capoter et la publication du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) qui place la France à la 25e place du classement, je m'inquiète et je me pose des questions.

En une du Monde daté du 4 décembre, on peut lire "Loin de les corriger, l'école française ne fait qu'accentuer les inégalités sociales entre élèves". Cet article du Monde.fr résume les points faibles montrés du doigt par l'OCDE qui dirige le PISA.

 

Depuis que ma fille est entrée dans le système scolaire public en 2008 ces histoires d'inégalités m'ont sautées aux yeux surtout dans une grande ville comme Paris.

Après je ne suis pas pour la critique uniquement de l'école car les parents font partie du système et sont parfois eux mêmes perdus. Il y a des questions à se poser sur la façon dont on peut impliquer, dont on doit impliquer plus les parents dans le suivi scolaire de leurs enfants.

 

Ma fille a commencé sa scolarité dans des écoles normales mais classées en zone ZEP, dans Paris 12, oui ça existe. Et force est de constater que l'école ne peut répondre aux problèmes d'apprentissage de tous les enfants.

 

Comment un enfant peut il faire correctement ses devoirs quand la famille (où plutôt la maman solo) habite une chambre d'hôtel ou un foyer ? Comment l'enfant peut il se faire aider dans la lecture quand ses parents ne savent pas lire ou ne parlent presque pas le français ?

Comment une maitresse peut réellement s'occuper de 6 ou 7 enfants qui sont à la traîne dans une classe de 28 alors qu'elle a un programme de dingue à enseigner ? Ah le mois de juin où l'on voit apparaître une nouvelle notion chaque jour dans les cahiers pour finir ce sacro-saint programme... les enfants n'ont même pas le temps d'assimiler ! Et des enseignants se plaignent de ne plus avoir le temps de discuter avec les élèves, tout simplement.

 

Alors oui on peut rester chacun dans son coin et se dire que nous on a de la chance parce qu'on est là pour aider, parce que s'il le faut on pourra lui faire prendre des cours de soutien. Mais la génération future qui fera le pays de demain n'est pas que composée des élites...

 

Est ce que commencer par réformer les rythmes scolaires sans préparation était la meilleure façon de s'y prendre ? Est ce que toucher à l'emploi du temps des maternelles était justifié ? Est-ce qu'il n'aurait pas fallu commencer par alléger les programmes et ensuite réformer la journée ?

Comment a t'on pu penser que la réforme serait égalitaire alors qu'elle touche à la gestion personnelle de chaque commune ?

Est-ce que cette année rythmée par les grèves incessantes des profs depuis la rentrée ne va pas pénaliser les élèves qui devront faire encore plus d'efforts pour arriver à la fin du programme début juillet ?

Est ce que vraiment les syndicats de profs ont envie que ça change en profondeur ? Je ne parle pas que des rythmes mais chaque réforme aussi bonne soit-elle dans le fond se heurte aux syndicats.

 

Et je ne parle même pas des problèmes de discipline et de respect, notions qui semblent avoir disparues du paysage scolaire. Quand j'étais gosse on respectait les profs, les parents ne s'opposaient pas à eux pour une mauvaise note ou une réprimande justifiée, là aussi un gouffre s'est creusé qui semble sans retour...

 

Je me pose des tas de questions sur la génération de ma fille qui évolue dans un système qui favorise les élites et dont toute la primaire va se faire sur fond de réforme et de révolte. Je n'ose même pas penser au collège et au lycée si rien de sérieux et de concret n'est fait d'ici là. Les systèmes de notation ont changé des dizaines de fois depuis que j'ai quitté l'école, les appellations de Bac aussi de même que les programmes, les méthodes d'apprentissage de lecture avec les dégâts que l'on connait, de calcul, les évaluations sont apparues dès la maternelle...

 

Je me pose des questions sur un enseignement qui n'évolue pas avec son temps. Où sont vraiment les cours de langues vivantes en primaire, les cours d'informatique qui sont limités faute de temps, de formation et de moyens ?

 

Je me pose des questions et je n'ai pas toutes les réponses mais quelqu'un les a-t'il vraiment ?

 

Je leur souhaite bon courage à nos enfants et j'espère que les dirigeants et le corps enseignant réussiront un jour à s'entendre pour trouver la solution qui rendra à notre école ses lettres de noblesse.

 

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Farfouillage Familial
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Mardi 1 octobre 2013 2 01 /10 /Oct /2013 07:00

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Quand je faisais des études dans mon école de pub, forcément je connaissais toutes les pubs par coeur. Pour participer à la Nuit des Publivores c'était recommandé !

Force est de constater que je regarde moins les pubs qu'avant, ça doit être tout simplement parce que je regarde moins la télé. Je suis restée un peu scotchée sur les vieilles pubs genre "Buvez Eliminez... Secouez moi secouez moi... On se lève tous pour..." La vieille quoi ! Je connais bien les pubs qui passent au ciné par contre.

 

Ce n'est pas tout à fait vrai que je ne connais plus les nouvelles pubs de la télé, voire de la radio. J'ai un jingle pub vivant à la maison. Une petite fille de tout juste 8 ans qui est en boucle.

 

C'est dingue cette fascination de la publicité sur les jeunes enfants. En même temps j'ai été pareille sauf que j'étais plus grande. J'ai demandé à Nina pourquoi elle aimait tant les pubs.

 

"Parce qu'elles sont rigolotes, que c'est intéressant et que j'adore les réciter !"

 

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Elle est capable de me réciter 50 fois de suite la pub des produits laitiers "Tu connais l'histoire de Paf le loup?" mais pour réciter sa leçon de géo c'est une autre histoire.

Un jeu qu'elle adore en voiture, je lui dis un mot, pas forcément une marque et elle invente une pub.

 

Je prépare des tomates mozza "Ah j'ai vu la pub pour cette mozzarella ! Il paraît qu'elle est crémeuse !" et me demande mon avis. Je réponds oui et elle enchaine "Bonne pub alors !"

En vérité je ne sais pas si c'est exactement cette marque dont elle a vu la pub mais clair que cela fonctionne et pas uniquement pour des jouets ou des friandises.

 

Je précise que les publicités qu'elle voit à la télé sont celles des chaines comme Gulli ou Disney Channel, plutôt ciblées enfant. Parfois elle capte celles qui interrompent les émissions du style Koh Lanta, c'est ainsi que le jingle "William Saurin" a eu ses jours de gloire chez nous.

 

Il parait que les enfants sont prescripteurs. Une évidence j'ai envie de dire. Quand j'emmène Nina avec moi au supermarché je dépense beaucoup plus et je constate bien les effets de certaines publicités notamment sur toutes les sucreries, céréales ou jouets. Bon d'accord je suis faible et mon porte monnaie a beau le regretter ensuite, j'achète quand même tout en négociant du style "si tu veux ça, tu reposes quelque chose..."

 

generation-pub.jpg

 

Et quand elle est avec ses copains c'est pareil, ils connaissent toutes les pubs par coeur. Pas étonnant que les marques en profitent et ciblent davantage les enfants. Car ce sont eux qui tiennent les cordons de la bourse finalement non ?

 

 

Et chez vous, ça chante gaiement les jingles ?

 

 

Ps : billet en brouillon depuis juin :) et nous ne sommes jamais tombés sur la pub dont parle Till the Cat ! Ce billet n'aborde pas volontairement les dangers de la pub, autre sujet intéressant pour lequel il faudrait faire un deuxième post.

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman - Communauté : Farfouillage Familial
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Vendredi 23 août 2013 5 23 /08 /Août /2013 06:51

nina-livre.jpg

 

Ma Nina,

 

Aujourd'hui tu as 8 ans.

8 ans que tu es entrée dans ma vie, 8 ans que tu as fait de moi une mère.

8 ans que la vie a pris un nouveau sens, une nouvelle direction.

8 ans que je m'émerveille chaque jour qui passe de te voir grandir, apprendre, évoluer, raisonner, rire, jouer, faire la fripouille, te construire.

8 ans que je t'aime à la folie sans conditions.

 

plaza de toros-8

 

C'est marrant parce qu'avant quand j'essayais de faire un enfant et que ça ne marchait pas, quand je voyais le temps qui passait et mon âge qui augmentait inéxorablement, je restais zen. Je me disais que si la vie ne me donnait pas d'enfant, c'est ainsi que je la vivrais. Que je pourrais m'en passer, que je me contenterais du reste.

Mais depuis que je te connais, je me demande comment j'ai pu imaginer ça. Je n'imagine même plus une vie où je serais passée à côté de toi.

 

Aujourd'hui tu as 8 ans et tu comprends tellement de choses, c'est toi qui commence à me donner des leçons de vie.

Ma fille d'amour, je te souhaite un bel anniversaire à distance puisque tu t'amuses comme une folle en vacances avec ta copine.

Attends toi à ce que je te mange de bisous lundi soir et à ce que je te dévore de câlins. Accessoirement tu auras aussi tes cadeaux ne t'inquiètes pas !

 

Ce dessin que tu as fait cette année, c'est tellement toi. Je voudrais qu'il soit valable pour tout le reste de ta vie.

Je t'aime ma fille, continue de me surprendre et de nous rendre heureux comme tu sais si bien le faire...

A tes 8 ans !

 

dessin-nina

Par Carole Nipette - Publié dans : Les réflexions existentielles d'une maman
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