Song to song, Une femme fantastique, The Circle, Love Hunters / Revue de films

Publié le 20 Juillet 2017

Song to song, Une femme fantastique, The Circle, Love Hunters / Revue de films

Song to song de Terrence Malick

 

"Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye et le chanteur BV, et de l'autre un magnat de l'industrie musicale et une serveuse - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison."

La musique, le rythme, les images, la voix-off, pas de doute, on est dans Malick nouvelle génération. Les personnages nous livrent leurs réflexions métaphysiques sur l'amour, la recherche de l'amour, la façon de le vivre.

Ryan Gosling et Michael Fassbender campent des hommes très attachants, charmants et félins. Les regarder sur l'écran est un pur bonheur. Mais cela est vrai aussi pour les femmes !

Trios, duos et la question qui revient toujours, pourquoi l'être humain qui est heureux fait souvent en sorte de gâcher son bonheur...

Ici, un beau roman, une belle histoire qui prend l'eau petit à petit quand le business prend le pas sur l'amitié. "Comment savoir qu'on se ment à soi-même ?" demande BV et cette question est terriblement juste, elle raisonne dans toutes les histoires d'amour...

Un scénario classique et une belle histoire d'amour somme toute banale mais c'est le traitement qui fait toute la différence. Cette impression d'être dans une bulle sensorielle, beaucoup de sensualité toujours même si parfois le sentiment d'être dans un catalogue de déco avec tous ces gens stylés et ces filles pleine de grâce dans de sublimes logements. Mais un film dans lequel on tombe amoureux des personnages, filles ou garçons.

Song to Song est un voyage sensoriel envoutant et hypnotisant, par son rythme et ses belles images, dans lequel je me suis laissée totalement emportée.

Pourquoi j'y suis allée : pour Terrence Malick et le casting

Song to song, Une femme fantastique, The Circle, Love Hunters / Revue de films

Une femme fantastique de Sebastián Lelio

 

"Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s'aiment loin des regards et se projettent vers l'avenir. Lorsqu'il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d'Orlando : une "sainte famille" qui rejette tout ce qu'elle représente. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu'elle est : une femme forte, courageuse, digne ... une femme fantastique ! "

Aucun doute sur l'amour qu'Orlando porte à Marina et pourtant tout le monde va douter. Marina va avoir droit au mépris de la famille d'Orlando dont le choix de vie a déplu.

Marina toujours sur la défensive et on la comprend, il y a peu de gens bienveillants avec la transexualité et beaucoup d'hypocrisie. Toute cette injustice dont elle est victime...

Marina tente de faire son deuil mais même ça on l'en empêche. Elle va essayer de faire face avec dignité et grandeur contrairement aux autres qu'ils soient flics, médecins ou famille d'Orlando.

Beau portrait de femme qui ne se laisse pas marcher dessus tout en essayant de ne pas réagir aux moqueries, brimades, rabaissements, dénigrements constants. Elle est talentueuse, droite et fière Marina et elle a de quoi...

Daniela Vega campe une formidable Marina et on sent que tout n'est pas que du jeu d'actrice dans son interprétation bouleversante.

Pourquoi j'y suis allée : pour le sujet et parce que j'avais adoré Gloria du même réalisateur

Song to song, Une femme fantastique, The Circle, Love Hunters / Revue de films

The Circle de James Ponsoldt

 

"Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Elle est bientôt encouragée par le créateur, Eamon Bailey, à participer à une expérience où ses choix auront une influence significative sur la vie privée de ses proches et leur liberté individuelle."

 

Que se cache-t-il derrière cette société parfaite dans laquelle les employés crient leur bonheur dans un environnement génial ? Je suppose que toute ressemblance avec les sociétés d'aujourd'hui type Google ou Facebook sont pure coïncidence !

On se rend vite compte que tout cet affichage de sourires est sourire est suspect. Ils sont carrément flippants ces salariés au sourire forcé, des pantins qui font semblant de croire ce qu'ils racontent.

Mae abasourdie au départ, va finir par se prendre au jeu de la popularité, du partage et des réseaux sociaux 24/24. Surtout que son père malade va pouvoir profiter d'une mutuelle extraordinaire. The Circle est vraiment un cercle duquel il est difficile de sortir, dans lequel on subit une propagande lavage de cerveau moderne.

Pas d'intimité, pas de vie privée, pas de secrets, de moins en moins de libertés sous prétexte d'une philosophie du partage, pour que chacun puisse profiter du savoir de l'autre, on justifie la surveillance.

Mae se sent importante et écoutée. un peu comme les youtubeurs et instagrammeurs qui partagent leur vie en justifiant qu'ils/elles font ça pour les abonnés, pour leur faire plaisir, les "devoirs" envers les abonnés, cet esclavage choisi des temps modernes...

The Circle est une sorte de Truman show 3.0 qui pose beaucoup de questions mais malheureusement ne va pas au bout en ne faisant qu'effleurer le sujet. Le monde présent, car ce n'est même plus du futur, qu'il décrit est terrifiant. C'est une société où on excuse les dérapages liés aux réseaux sociaux et le pire c'est que le public suit toujours l'horreur, la preuve en est avec le succès de d'une certaine télé réalité...

La fin est un peu surprenante, pas forcément dans le bon sens... Un peu comme une fatalité alors qu'il y tant à faire, tant à opposer... Le film est divertissant mais trop de choses restent en suspens...

Pourquoi j'y suis allée : pour Emma Watson et le sujet

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Love Hunters de Ben Young

 

"Australie, été 1987. Un soir, alors que la jeune Vicki Maloney se rend à une soirée, elle est abordée dans la rue par Evelyn et John White, deux trentenaires qui l’invitent chez eux. Sur place, elle comprend qu’elle est tombée dans un piège. Séquestrée, sa seule chance de survie sera d’exploiter les failles du couple" Interdit aux moins de 16 ans

 

Un couple de serial killers dont l'amour repose sur des bases malsaines. Une femme visiblement en dépendance affective et financière qui se laisse traiter comme une merde par un homme violent qui ne tolère pas un écart jusqu'à la disposition de ses toasts du petit déj. Une femme qui pense qu'accompagner son mari dans ses délires pervers et meurtriers renforce un amour pourri à la base.

Vicki est méfiante et observatrice pourtant elle se retrouve piégée. Elle va tenter de s'en sortir en essayant d'amadouer la femme. La femme qui obéit au doigt et à l'oeil à son mari mais qui traite Vicky avec un tout petit peu d'humanité.

John est un loser qui deale et qui doit de l'argent aux caids du coin. Son seul pouvoir il le prend sur sa femme et les les filles kidnappées. Mais ce n'est pas si simple, il est lui aussi dépendant du regard de sa femme, ces deux là ont un fonctionnement psychologique bien tordu dont on devine les bases dans l'enfance de Evelyn.

Les images angoissantes de la maison du crime s'opposent à des des images de vie joyeuse dans les banlieues filmées au ralenti comme le temps qui s'arrête pour ces jeunes filles privées de liberté et pire...

Love Hunters est un huis clos psychologique intense qui ménage son suspense, la mise en scène est efficace. On ne voit presque rien des sévices, on entend les cris, on voit le sang ou les instruments de torture utilisés et c'est glaçant... On se demande évidemment comment Vicki va s'en sortir si elle s'en sort, le couple étant brillant de perversité. Chaque espoir est réduit à néant la scène d'après... Mais Ben Young sait jouer avec ses spectateurs...

Pourquoi j'y suis allée : parce que je suis maso ? pour l'histoire aussi et le côté film indépendant australien...

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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Laurent 21/07/2017 11:50

Merci pour les conseils. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été dans une salle de cinéma. Peut-être mercredi prochain qui sait. Bises.

Carole Nipette 27/07/2017 22:03

même pas :)

Vietnam Dragon Travel 21/07/2017 05:42

WOW! Je vais acheter ce CD! Bonne continuation et bonne chance!