Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

Publié le 21 Mars 2016

Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

Room de Lenny Abrahamson

 

"Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé."

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

Le film est adapté du roman éponyme de Emma Donoghue qui a elle-même adapté l'histoire pour le grand écran.

C'est un film en deux parties, la vie dans la chambre et la vie à l'extérieur. L'histoire est essentiellement racontée du point du vue de l'enfant.

On découvre Joy, une mère qui élève son enfant du mieux qu'elle peut et le plus "normalement possible" avec des ressources personnelles incroyables, une mère qui essaie de tout donner à son enfant... la seule chose qu'elle ne peut lui offrir dans l'immédiat c'est la liberté.

C'est une relation à deux, exclusive, sans échappatoire, le seul contact de Jack avec l'extérieur hormis les brèves apparations du "vieux Nick" c'est la télé qui diffuse beaucoup de dessins animés.

Les distractions d'un enfant enfermé avec sa mère sont soumises à une routine bien calée mais Jack est un enfant à qui il reste l'espoir malgré tout, espoir que sa mère ne veut pas entretenir, desespoir d'une mère qui veut pourtant tout faire pour sauver son enfant.

 

Il y a la "chambre" et l'extérieur, la réalité et la fiction. La vie en captivité, pas de médecin, pas d'amis, pas d'air pur. Ce petit garçon a grandi trop trop vite, il est très mature, craintif mais confiant. Pour tenir, il s'est inventé un monde avec ce qu'il connait, un monde où tout à une fonction, où tout a une place établie. Un monde particulier entre imaginaire et réel, un peu comme tous les enfants finalement. Il y a la "chambre" et l'extérieur, la réalité et la fiction. La vie en captivité, pas de médecin, pas d'amis, pas d'air pur, pas de solitude... et surtout le desespoir d'une mère qui veut sauver son enfant....

 

En tant que parent, cette première partie m'a bouleversée parce s'imaginer être coincé avec son enfant 24h/24 durant 5 ans, est-ce un rêve ou un cauchemar de mère? Impossible de se laisser trop aller ou de péter les plombs, impossible de prendre du recul...

Puis le retour à la réalité et la découverte de tout pour Jack. Qui dit retour à la réalité, dit retrouvailles avec la famille, l'acceptation de Jack qui rappelle au père de Joy tout ce que sa fille a subi. Les gens restés à l'extérieur ont eux aussi vécu le drame, chacun de leur côté et n'en sont pas sortis indemnes.

Maintenant il faut protéger Jack du monde extérieur, des yeux braqués sur lui, des microbes, des réflexions... Il faurt se protéger d'une société qui a tendance à trop souvent faire culpabiliser les victimes.

Petit à petit la vie reprend ses droits "Comme on ne sait pas ce qu'on aime, on va tout essayer !"

Room est l'histoire d'un amour mère-fils au delà de toutes les horreurs, un amour qui bouleverse et qui fait déplacer des montagnes...

Et ce regard d'enfant porté sur sa mère, chargé d'amour et d'admiration... Qu'il est puissant ce petit Jacob Tremblay... Je suis toujours épatée qu'un enfant aussi petit puisse être à ce point aussi bon acteur et en même temps on dit souvent que nos enfant sont de sacrés bons comédiens !

 

Pourquoi j'y suis allée : pour l'histoire

 

Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

The Revenant de Alejandro González Iñárritu

 

"Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption."

Interdit aux moins de 12 ans

The Revenant nous entraine dans la dure réalité et vie quotidienne d'une bande de trappeurs. La nature hostile, la lutte avec les indiens, les rancoeurs des hommes qui partent des semaines loin de leurs foyers... Hugh Glass est un trappeur d'une autre trempe, il est réfléchi, il est en communion avec la nature, son avis compte. Il suscite des jalousies et est victime de racisme à travers son fils dont la mère est indienne.

Lorsqu'il est laissé pour mort et qu'il a tout perdu, il va trouver une force surhumaine pour survivre et s'en sortir. Sa motivation, la vengeance... à moins que ce ne soit un sens de la justice.

Leonardo di Caprio est magistral. C'est un rôle presque muet, le mutisme de ceux qui vivent dans la nature, le mutisme du blessé et pourtant il en dit beaucoup avec son regard et ses expressions. Il parle directement à notre coeur sans prononcer une parole.

C'est un film épique, une épopée humaine fantastique, c'est beau au sens noble du terme.

Les images sont grandioses, le travail sur le son incroyable, on s'y croirait tellement que j'ai eu du mal à supporter les scènes un peu violentes du début.

Cependant, la dernière partie m'a un peu moins emportée, le face à face attendu et inévitable arrive fatalement mais au final je n'en n'avais pas besoin...

 

Pourquoi j'y suis allée : pour Leo !

 

Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

The Assassin de Hou Hsiao-Hsien

 

"Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d'éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l'Empereur  a tenté de reprendre le contrôle en s'organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji'an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau de jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l'homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec "l'ordre des Assassins"."

 

Une jeune fille reçoit des ordres pour tuer et accepte sans broncher d'être un bourreau. Elle excelle dans son domaine mais on sent que ce n'est pas si simple. Au cours d'une nouvelle mission elle se laisse attendrir et ce sera le début d'un cheminement personnel qui diffère de ce qu'on attend d'elle. Pourquoi ? Qu'est-ce qui la lie à cette mystérieuse nonne blanche ?

On aura des réponses à ces questions assez vite. Les histoires de famille sont complexes et elles le sont encore plus dans le contexte historique de l'époque.

On observe les jeux de pouvoir, de trahisons, les superstitions, la hiérarchie, tout ce qui lie la cour impériale aux provinces qui veulent avoir une certaine indépendance.

Je n'ai pas de mots pour décrire à quel point ce film est une merveille esthétique. Des images sublimes, des tableaux vivants, une mise en scène théatrâle qui donne vraiment l'impression d'arrêts sur image qui renforcent le beauté de ce que l'on voit à l'écran.

Un véritable chef d'oeuvre artistique sans exagérer.

Mais l'intrigue est laborieuse, j'avoue que je n'ai pas tout compris, je n'ai pas réussi à toujours savoir qui était qui, je me suis perdue au fil de l'histoire tout en étant subjuguée par les images à la beauté surnaturelle. Un ravissement pour les yeux et le coeur mais pas assez d'intérêt pour mon cerveau... Il paraît qu'il faut le revoir pour tout comprendre, je suis mitigée...

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que j'attendais ce film depuis Cannes 2015

 

Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

Divergente 3 - Au delà du mur de Robert Schwentke

 

"Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu'ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu'ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d'éclater... "

C'est la petite friandise de cette revue de films ! Mon kif personnel où j'en prends plein les yeux et où j'ai l'impression d'avoir 17 ans !

J'aime le regard posé sur nos sociétés futures et l'on retrouve malheureusement beaucoup de contemporain sur les dérives de nos politiques voire les dérives des religions (l'intolérance, le sectarisme, l'eugénisme, les guerres, le pouvoir qui rend fou et qui déconnecte de la réalité...).

Je suis fan du couple Trish et Four (Tris et Quatre en français) et dans ce troisième épisode on a droit à un festival de Tobias (alias Four). C'est jouissif vraiment, il est beau, il est fort, il est rebelle et c'est super ben fait. Les effets spéciaux sont sympathiques surtout pendant le passage du mur, effet bluffant.

Hâte de voir la suite dans un an !

J'ai vu le film avec deux enfants de 10 ans, ils ont adoré et il n'y a rien de trop dur pour eux (en tou cas pour des enfants qui ont l'habitude des films de du genre).

 

Pourquoi j'y suis allée : pour faire plaisir à ma fille mais ce n'est pas tout à fait la vérité ! même sans elle je n'aurais pas hésité.

 

Room, The Revenant, The Assassin, Divergente 3, Brooklyn / Revue de films

Brooklyn de John Crowley

 

"Dans les années 50, attirée par la promesse d'un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes."

Un sénario de Nick Hornby d'après le roman éponyme de Colm Toibin.

On ne dirait pas comme ça en la voyant toute douce et timide, mais la jeune Eilis a rêvé de sa vie et ce n'est pas celle que les proches, comme sa mère ou ses amis, imaginent.

Elle se débrouille bien à Brooklyn, poursuivant son but, malgré le déracinement, le mal du pays et la culpabilité d'avoir laissé les siens au loin. Nous sommes dans les années 50 et les moyens de communication sont encore limités.

L'histoire d'Eilis est universelle, celle d'une jeune fille qui prend son envol. Cela ne se fait pas sans heurts. Elle est tiraillée entre mettre de côté son ambition personnelle pour faire ce que les autres attendent d'elle ou faire ce qu'elle attend de la vie sans se soucier du regard qui juge.

Pour cela il faut savoir qui on est, qui on aime et l'assumer sans se perdre en route...

Un joli film tendre et plein de douceur que j'ai apprécié pour sa simplicité. Les acteurs sont tous justes dans le ton du film.

 

Pourquoi j'y suis allée : pour voir une romance qui semblait différente

 

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Avis cinéma-Revue de films

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D
Divergente 3: très bon film malgré un scénario quelques fois un peu lent.
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C
je ne boude pas mon plaisir :)
S
Hello Carole ! Dans mes bonnes résolutions, il y avait aller plus souvent au cinéma et je commence à y arriver : la preuve, j'ai vu 2 des films de ta revue de films (hum !...) The Revenant, vu (enfin) il y a 2 jours avec ma grande de 15 ans, Room, qui m'a vraiment beaucoup émue (et que j'ai vu pdt que mes 2 ados allaient voir Divergente 3... il a fallu choisir mais comme toi je ne suis pas insensible au charme de Quatre !!) Ton blog est l'un des seuls que je lis encore (manque de temps depuis changement de boulot...) mais y'a pas à dire, j'aime toujours autant tes revues de films ! A bientôt !
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C
Chouette pour le ciné ! en ce moment je n'arrive pas à suivre :) bienvenue dans la #teamfour ;)<br /> Merci pour ce message et d'avoir pris le temps de commenter ! A bientôt
M
Il est tard à Sydney et avant d'aller dormir je me demandais quels bons films je manquais en ce moment, alors forcément je viens chez toi et je vois qu'il y a du beau programme en ce moment ! Grosses bises !
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C
Tu ne manques rien en vérité :) c'est moi qui manque tous ces sublimes paysages ! Bises
M
J'ai beaucoup aimé The room, très dur, différent de tout ce que j'avais pu imaginer. Et j'ai eu un énorme coup de coeur pour Brooklyn, sûrement car il y a un peu de tout ce que j'aime: NY, les années 50, des "migrants" et de l'amour.
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C
Nous sommes en accord sur ces deux films !
I
Je n'ai vu que The Revenant mais j'aurais écrit exactement la même chose. Beau, poignant mais dur. J'ai même crié très fort à un moment... Je crois que mon prochain ciné sera plus léger même si tu donnes envie d'aller voir The Room.
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C
Je n'ai pas crié mais j'ai caché mes yeux... rien vu de léger ces temps-ci, les deux derniers vus pas encore chroniqués ne sont pas dans le genre léger...
C
J'ai vu The revenant, j'ai beaucoup aimé, même si certaines scènes m'ont quand même un peu perturbées. Tu m'as donné envie de voir The Room tiens. et je languis de voir Divergente 3 !!
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C
tu verras comme il est craquant Tobias ;)
K
Ah, qu'est-ce que j'aime tes revues de film !!! The revenant, MonsieurCheri me l'avait propose mais ca me paraissait trop apre, trop violent. Deja quand j'ai entendu qu'il dormait dans un cheval mort, ils m'ont perdu (je ne mange plus de viande depuis des siecles alors...). <br /> Divergent j'en avais entendu des critiques mitigees.<br /> The Room a l'air super fort et marquant mais j'ai du mal a aller voir ce genre de films au cinema. J'y vais peu souvent alors je prefere des films qui me permettent de m'evader et me font rever. Il faudra que je le chope en dvd.<br /> Brooklyn me disait bien, mais pas trop a MonsieurCheri. Nous avons donc opte pour une comedie, Celibataire mode d'emploi. Pas le film de l'annee mais c'etait drole (et avec un humour bien moins graveleux que ds la bande annonce) et on a passe un bon moment et NYC en fond, ca m'a fait rever...<br /> PS : sorry, j'ai perdu mes accents
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C
Mais merci beaucoup pour tes mots ! je mets un temps fou à écrire ces revues, parfois j'ai envie d'arrêter, tu ne donnes la patate ! je ne lis rien avant d'aller voir les films, en tout cas j'essaie au max et je ne savais pas pour le cheval par ex... ma fille voulait voir Célib mode d'emploi mais en effet la BA semblait annoncer de la vulgarité, tu me rassures...
K
Oups perdue c'est mieux !