Lectures et challenge / Janvier 2024

Publié le 11 Février 2024

Lectures et challenge / Janvier 2024

Nouvelle année, nouveau challenge et défi ! L'an dernier je m'étais fixé l'objectif de 120 livres, j'en ai lu 120 mais c'était un peu dur en décembre. J'ai repassé mon objectif 2024 à 100 livres.

Je participe pour la 3ème fois au challenge lecture de Mélanie toujours sans pression, je ne choisis pas forcément mes lectures en fonction mais ça peut m'orienter sur des pistes nouvelles. Je lis ce que j'ai envie et je vois si ça remplit des catégories. 9 ce mois-ci, c'est toujours facile au début !

On commence l'année avec 9 livres en janvier, beaucoup livres que j'ai aimé. J'en ai commencé un que j'ai laissé tomber au bout de 50 pages : La motocyclette de André Pieyre de Mandiargues.

Bâtir le ciel de Sarah Serre

Rebutée à l’idée de passer son existence dans la très aseptisée ville de Salve, une jeune femme part pour rejoindre l’Île, la cité qui se construit vers le Ciel et à l’ombre de laquelle elle a grandi. Parvenue au sommet après l’épreuve de l’Ascension, elle intègre rapidement une nouvelle génération de Bâtisseurs et rejoint le groupe des Sculptrices. C’est ici, là où les êtres humains sont cernés par la pierre et marchent au bord du Vide, qu’elle pense trouver un sens à sa vie. Ainsi, pendant des années elle va s’oublier, alors qu’autour d’elle certains chutent ou disparaissent sous des décombres.

Un premier roman avec une belle écriture ciselée. Sarah Serre est agrégée de Lettres Modernes et enseignante, on sent l'amour de la langue.

Partir à 18 ans avec ses idéaux pour se construire une vie et lui donner du sens, s'engager dans une ascension comme celle de la vie à la poursuite d'un but inatteignable? Bâtir le ciel, quelle est cette quête ? Cet attrait pour le ciel ? Aller plus haut, la fièvre de la construction que connait notre monde.

Poursuivre une chimère pour donner un sens à sa vie, sculpter pour trouver une forme de beauté. Une frénésie collective qui semble n'être mue par aucun chef. Tout ça semble vain, détruire et reconstruire sans cesse pour continuer à avoir un but. Une vie dans laquelle le bonheur semble absent. Une métaphore de notre monde entre écologie, croyances, mysticisme et mystère. Un parcours initiatique qui pousse à réfléchir sur nos sociétés. Un roman dystopique à l'imagination folle avec la création d'un vrai univers.

Un roman qui pousse loin la réflexion sur nos sociétés contemporaines. J'avais vraiment les images de cette Ile pendant ma lecture.

Catégorie 8 : Un roman dystopique

Une bête au paradis de Cécile Coulon

La vie d'Émilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.

J'ai aimé l'histoire et la construction du récit, l'ambiance de ce Paradis. Ces gens abîmés qui essaient de se construire mais qui s'enfoncent dans des profondeurs internes. Des humains qui ont souffert et qui ne peuvent plus supporter d'autres souffrances. Et l'amour ui élève tout comme il peut détruire. L'amour entre Blanche et Alexandre, de celui qu'on pourrait dire éternel. L'amour entre Louis et Blanche, celui qui ne peut être nommé, celui de l'abnégation.

Catégorie 15 : Un livre dont les chapitres ont un titre

Le fils du père de Víctor del Árbol

Des soubresauts de la guerre civile dans un village d’Estrémadure aux plaines gelées de Sibérie, de la légion étrangère dans le Sahara oriental aux amphis de la fac de Lettres de Barcelone, trois générations d’hommes maudits traversent le XXème siècle unis par les liens du sang, de l’infamie et de la mort.

Les crimes des pères qui rejaillissent sur les fils, les héritages dont on a du mal à se défaire, l'atavisme...  Un récit parallèle bien construit sur trois générations qui retrace aussi des épisodes de l'Histoire d'Espagne. Un amour père fils compliqué, des rancœurs à travers le temps, des impossibilités de communiquer. Prenant et terrible. La fin m'a bouleversée.

Catégorie 41 : Un livre qui comporte des flashbacks

Beatrice de Lina Bengtsdotter

Karlstad, à l’ouest de la Suède. Beatrice, une fillette de neuf mois a disparu dans la propriété familiale des Palmgren. Tandis que les pistes de la police locale ne semblent mener nulle part, l’inspectrice Charlie Lager est envoyée pour enquêter. Et tout porte à croire que les parents n’ont pas livré tous leurs secrets. Silences, trahisons, zones d’ombre... La détective est confrontée à l’une des affaires les plus tortueuses de sa carrière. Pourtant, le temps presse. Chaque heure qui passe amenuise les chances de retrouver l’enfant en vie. Le compte à rebours est lancé. Charlie parviendra-t-elle à démêler les fils de la vérité et à surmonter les affres du passé ?

Très bon polar suédois lu en une journée ! Une flic qui lutte contre ses démons dus à un passé familial difficile. Une histoire bien ficelée. Des jeunes filles abîmées qui tentent de survivre parmi des gens cabossés. Des rebondissements bien amenés et qu'on ne soupçonne pas. Le personnage de Charlie Langer est très bien travaillé. Ça m'a donné envie de lire d'autres romans de cette auteure.

Catégorie 60 : Un polar scandinave

Au premier regard de Lisa Gardner

Macabre découverte dans un petite ville de Géorgie. Les restes d’un corps humain, puis bientôt un charnier, révélés au grand jour. Est-ce le testament de Jacob Ness, tueur en série qui a défrayé la chronique pendant des années avant d’être abattu ? Ou l’œuvre d’un complice ? Aux côtés de la courageuse Flora Dane, survivante de Jacob Ness devenue justicière, les enquêtrices vont unir leurs forces dans une affaire sans précédent, dont une jeune fille, témoin impuissante de l’horreur, détient la vérité. Mais comment la protéger ?

Une bande de quatre que j'ai adoré suivre. Deux affaires qui sont liées, deux histoires parallèles de prisonnières et survivantes. Un personnage de jeune fille muette très intéressante. Une histoire d'esclavage moderne et d'utilisation d'êtres humains au profit d'autres plus riches et plus insérés dans la société. Un polar prenant avec des personnages attachants.

Catégorie 44 : Un livre qui comporte une scène qui se passe dans un hôpital

Le salon du prêt à saigner de Joseph Bialot

Dans le quartier du Sentier, il est possible de croiser des stylistes, des prostituées, des commerçants, des familles et parfois des cadavres. Lorsque deux corps sont découverts à quelques jours d’intervalle, le commissaire Faidherbe et l’O.P. Chaligny sont chargés d’enquêter dans cette zone populaire de Paris où la police n’est pas forcément la bienvenue. Assez vite, les soupçons du duo s’orientent sur Josip, un émigré yougoslave qui a mystérieusement disparu, tandis que les attaques se multiplient...

Un roman noir avec beaucoup d'humour noir. Une autre façon de découvrir le monde du textile et le fonctionnement du Sentier entre boutiques, ateliers de confection et sous-traitance. Beaucoup de cadavres, un tueur qui semble invincible et une bande d'enfants attachants. Ça va très vite avec beaucoup d'action, un roman foisonnant qui ne perd pas de temps.

Catégorie 29 : Un livre avec un accessoire de mode sur la couverture

Femme portant fusil de Sophie Pointurier

« “Et vous, quelle violence trouvez-vous juste ?”, c’est ce que j’aurais aimé leur dire. Mais là encore je n’ai pas trouvé le courage. Ce n’est pas constant, le courage. »
Au début, elles étaient quatre. Il y avait cette annonce d’un hameau à vendre dans le Tarn, loin de tout. Alors un projet est né, le rêve d’un lieu construit par et pour les femmes. Elles l’ont fait. Claude, Harriet, Elie, Anna. Jeunes, vieilles, toutes forgées par les tentatives d’autres avant elles, guerrières jusque-là tenues au silence.
Mais voilà  : aujourd’hui, Claude doit répondre du meurtre d’un homme. Deux gendarmes lui font face, attendant que cette mère de famille au prénom épicène reprenne tout depuis le début. De l’utopie à la riposte. Ce jour où Claude et ses sœurs ont pris les armes.

Pourquoi dès que des femmes veulent faire quelque chose en commun on juge mal et ça fait peur ? Le bon vieux temps des sorcières. Une belle idée gâchée par un vieux mâle jaloux.

Est-ce que la radicalité entraîne forcément des comportements répréhensibles avec ou sans l'intervention d'un homme qui cherche à nuire ? Pourquoi une belle idée se transforme en quelque chose de radical ? Si ni la justice, ni la police ne font leur travail, doit-on les remplacer pour sauver des vies ? Autant de questions auxquelles on réfléchit en lisant ce roman où la sororité est mise en avant. J'ai beaucoup aimé ces parcours de femmes.

Catégorie 38 : Un livre féministe

Retrouvailles de Anne Enright

Veronica croit connaître son frère et pourtant, le jour où elle apprend qu'il s'est jeté dans la mer, elle s'aperçoit qu'elle en sait très peu sur lui. Au long de fébriles nuits d'écriture, elle capte et recompose les images du passé pour comprendre.

Un roman très bien écrit. Un discours intéressant sur les famille nombreuses. J'ai aimé que la narratrice juge ses parents qui n'arrivaient pas à se retenir et se protéger ! Essayer de comprendre le frère disparu et lui rendre hommage, un beau travail sur soi-même aussi, mais pour moi ça ne va pas assez au fond des choses. J'ai mis un temps fou à me concentrer sur ce livre que j'ai lu beaucoup plus lentement que prévu. Du potentiel avec des secrets de famille qui ressurgissent mais pas assez abouti pour moi.

Avec ce roman, Anne Enright a obtenu le prestigieux Booker Prize.

Catégorie 24 : Un livre dont le titre comporte un seul mot

Heartstopper / Volume 4 de Alice Oseman / lu en anglais

Charlie était persuadé que Nick ne partagerait jamais ses sentiments. Pourtant, les voilà officiellement en couple, et Charlie se sent de plus en plus prêt à dire «  je t’aime  ». Nick partage ses sentiments, mais il a plein de choses en tête, notamment faire son coming-out à son père et les possibles troubles alimentaires de Charlie. Alors que l’été devient automne et que la rentrée approche, Charlie et Nick vont en apprendre beaucoup sur l’amour, le vrai, et tout ce qu’il implique.

Dans ce tome 4, on se focalise sur la maladie de Charlie, l'anorexie. Et sur la volonté pour Nick de faire son coming out à son père. Un côté un peu plus dramatique dans ce volume mais c'est toujours aussi mignon, bienveillant et inclusif. Avec de vrais conseils pour des ados vivants ces situations dans la réalité.

Catégorie 26 : Un roman qui fait partie d’une série d’au moins 4 tomes

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Lectures

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A
Coucou !<br /> J'aime beaucoup les livres de Lisa Gardner.<br /> Belle journée :-)
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D
Bonjour Carole Nipette, le Bialot est très bien. J'en avais lu deux en 2014 dont celui-ci. Un écrivain qu'il est bien de (re)découvrir. Bon dimanche.
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M
J'ai lu le tome 5 d'Heartstopper dès sa sortie ^^ Et je suis en train de lire Seule en sa demeure de Cécile Coulon.
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G
J'adore Lisa Gardner ! Je trouve toujours qu'elle apporte quelque chose au genre !<br /> Je dois commencer Heartstopper car tout le monde en parle et je me sens larguée ^^
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