Deadpool, Anomalisa, 45 Ans, Encore heureux / Revue de films

Publié le 14 Février 2016

Deadpool, Anomalisa, 45 Ans, Encore heureux / Revue de films

Deadpool de Tim Miller

 

"Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie."

Interdit aux moins de 12 ans 

Attention, sous ses airs de Marvel et de super héros, Deadpool n'est pas un film familial ! Les connaisseurs disent que le film est fidèle à l'oeuvre d'origine et rien n'a été édulcoré.

Dès le début du générique hilarant, j'ai été embarquée. On est à 100 à l'heure tout le temps.

Deadpool "Je ne veux pas être super et je ne suis pas un héros !" est bavard, cynique, drôle, obsédé et il de vrais supers pouvoirs.

Tous les ingrédients des films de genre sont réunis mais il y a le pas politiquement correct qui change la donne. C'est vraiment très drôle, l'humour est omniprésent même dans les scènes d'amour ou dramatiques. Les références ciné se ramassent à la pelle et la parodie n'y va pas de main morte. On fait connaissance avec de nouveaux personnages de l'écurie X-Men et ça m'étonnerait qu'on ne les revoit pas en compagnie de Deadpool dans un prochain épisode.

Même si Ryan Reynolds est souvent critiqué pour son jeu d'acteur, je l'aime bien, là il est au top et n'hésite pas à se moquer de lui-même. Il porte le film avec classe (enfin je me comprends !) et tendresse.

Deadpool c'est jubilatoire ! Avec en prime une vraie belle histoire d'amour ! Un kif tout simplement.

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que je suis fan des films de super héros en général. Je n'avais pas vu de bande annonce ni beaucoup lu sur le sujet.

Deadpool, Anomalisa, 45 Ans, Encore heureux / Revue de films

Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson

 

"Michael Stone, mari, père et auteur respecté de « Comment puis-je vous aider à les aider ? » est un homme sclérosé par la banalité de sa vie. Lors d'un voyage d'affaires à Cincinnati où il doit intervenir dans un congrès de professionnels des services clients, il entrevoit la possibilité d’échapper à son désespoir quand il rencontre Lisa, représentante de pâtisseries, qui pourrait être ou pas l’amour de sa vie…"

Tout de suite bluffée par le rendu sur l'écran entre animation et marionnettes. Les décors paraissent vrais. Toutes les voix sont masculines et se ressemblent ce qui ajoute à la confusion que l'on ressent au début, celle que j'ai ressenti en tout cas.

Michael a bugué, à la recherche de quelque chose de différent dans sa vie, une nouvelle jeunesse, de nouveaux espoirs. Lui qui apprend aux autres à changer leur vision d'approche de l'être humain semble coincé, déprimé, résigné dans une société qui a l'air encore plus déprimante mais en fait c'est celle que l'on voit avec les yeux de Michael.

Il faut savoir regarder chaque personne différemment, trouver ce qui la rend unique et c'est ce que Michael fait en s'intéressant à Lisa. Nous aussi on est ému, on croit qu'il a enfin trouvé ce qu'il cherchait, on pense qu'il a atteint le bonheur simple qu'il pense mériter mais la vie n'est jamais aussi évidente. Michael semble pris au piège dans son propre cauchemar, celui qui fait que nous ne sommes jamais satisfaits, qu'on veut toujours plus...

Une étrangeté au réalisme dingue mais j'ai eu le sentiment que j'ai beaucoup regardé les prouesses d'animation plus que je me suis intéressée à l'histoire. Je me suis un peu ennuyée au milieu du film.

 

Pourquoi j'y suis allée : parce que j'aime les films d'animation pour adulte

 

Deadpool, Anomalisa, 45 Ans, Encore heureux / Revue de films

45 Ans de Andrew Haigh

 

"Kate et Geoff Mercer sont sur le point d’organiser une grande fête pour leur 45e anniversaire de mariage. Pendant ces préparatifs, Geoff reçoit une nouvelle : le corps de Katya, son premier grand amour, disparu 50 ans auparavant dans les glaces des Alpes, vient d’être retrouvé. Cette nouvelle va alors bouleverser le couple et modifier doucement le regard que Kate porte sur son mari…"

Qu'est-ce qui fait la longévité d'un couple ? L'amour, les concessions, la complicité, la complémentarité... Kate et Geoff semblent avoir tout ça. Ils vont quand même fêter les 45 ans de mariage, ça n'arrive pas à beaucoup de couples !

Un couple uni qui repose sur des fondations solides, voilà notre sentiment. Mais la nouvelle reçue par Geoff va faire l'effet d'une bombe à retardement. Les fondations se fissurent et même si on ne verra pas l'ensemble s'effondrer totalement, le mal est fait. Kate remet en question tout son mariage, tout l'amour de son mari, ses choix de vie. Au début on se dit qu'elle exagère, que ce passé vieux de 50 ans n'est que du passé et qu'il faut laisser à Geoff le temps de digérer ce choc. Mais quand le "poison" est entré dans le corps, il est difficile de trouver l'antidote, que ce soit pour Geoff qui n'arrive pas à cacher ses sentiments ou pour Kate qui n'arrive pas à croire que tout ceci est anodin.

Ils n'ont jamais eu d'enfants, on s'imagine que c'est un choix commun et assumé mais le film ne le dit jamais. Une découverte de Kate va donner un autre éclairage à ce sujet. Et si tout son couple avait des fondations pourries dès le départ ?

Un beau film sur le couple, sur l'amour qui dure, sur le doute. Charlotte Rampling est bouleversante dans ce rôle de femme blessée. Ce qu'elle réussit à faire passer dans la scène finale restera longtemps dans ma mémoire.

 

Pourquoi j'y suis allée : j'avoue que la nomination aux Oscars de Charlotte Rampling pour ce rôle m'a intriguée.

 

Deadpool, Anomalisa, 45 Ans, Encore heureux / Revue de films

Encore heureux de Benoit Graffin

 

"D’accord, Marie est un peu fatiguée de l’insouciance de son mari Sam, cadre sup au chômage depuis 2 ans. D’accord, elle est très tentée de se laisser séduire par ce bel inconnu qui lui fait la cour. D’accord, il y a aussi le concours de piano de sa fille... Si cet équilibre dingue et léger tient à peu près debout, un événement inattendu jette toute la famille sur un chemin encore plus fou."

Sam semble souffrir de déprime post-chomage, celle qui survient quand la situation s'installe. Il ne fait pas tellement d'efforts à la maison tel un ado attardé. Rien ne semble atteindre Sam que Marie regarde sombrer avec bienveillance teintée d'énervement.

Marie porte son foyer à bout de bras. Elle connait les combines pour survivre, les galères des "pauvres", les remarques désagréables des autres et n'hésite pas à voler pour nourrir sa famille. Quand Sam s'imagine avoir trouvé une idée de génie, vendre les "trésors" des poubelles du 16ème arrondissement, Marie pète un peu les plombs et s'offre une parenthèse, comme une étape sur la route des galères. Mais ces deux-là s'aiment profondément, cela transparait durant tout le film, même si la situation pourrait être l'occasion des faire des choix définitifs.

C'est cet amour qui va les faire aller au bout de leurs dérapages. Dérapages incontrôlés et flirtant avec la légalité. Quitte à tenter le tout pour le tout autant que ce soit avec quelqu'un qu'on aime vraiment !

Une tendre comédie immorale comme j'aime ! Le film n'est pas toujours vraisemblable mais on passe un bon moment. Les dialogues de Nicolas Bedos font mouche et Sandrine Kiberlain confirme son statut d'une de nos plus grandes actrices françaises, chaque rôle me la fait encore plus aimer. Avec une "vieille" maman déjantée habilement jouée par Bulle Ogier en bonus. Quand à Edouard Baer, difficile d'être objective tellement je suis inconditionnelle du monsieur mais il est sobre et émouvant sans en faire trop.

 

Pourquoi j'y suis allée : Pour Edouard Baer et Sandrine Kiberlain

 

Rédigé par Carole Nipette

Publié dans #Sorties culturelles... de maman - critiques cinéma.

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Commenter cet article

MissBrownie 16/02/2016 18:20

Le coolégien voulait aller voir Deadpool.
Certes, il va avoir 12 ans dans 3 mois, mais il est encore naïf sur beaucoup de choses, du coup, on lui a dit un non ferme et définitif. Du coup, il attend avec impatience "Captain America Civil War"

Carole Nipette 16/02/2016 21:53

:) c'est clair que même à 12 ans ça dépend de l'enfant... c'est très fleuri niveau dialogues sexe et références permanentes au sujet...

Lily 15/02/2016 11:41

Ici je tient bon pour deadpool car hayden est fan de marvel mais il n est pas de son age du ciup bah on attendra sa sortie en dvd pour le voir tout les 2 bisous

Carole Nipette 15/02/2016 22:10

ce n'est pas pour rien que c'est interdit aux moins de 12 ans !

Sandra 15/02/2016 10:24

Deadpool, j'en ai un à la maison qui rêve d'aller le voir, alors j'ai regardé la BA et j'ai dit non ! J'ai été curieuse de lire ton avis sur le sujet pour le coup et cela me conforte dans ma décision. Par contre je n'avais jamais entendu du film "Encore heureux" et tu m'as donné très envie de le voir.

Carole Nipette 15/02/2016 22:10

Oui tu verras c'est très sympa Encore heureux ! Et Deadpool c'est pas déconseillé aux moins de 12 ans mais interdit ;) le langage est très adulte !